Une dernière pour aujourd'hui et probablement avant quelques jours.
Ici, je reprends tels quels ta traduction des vers 33-34
.
[colonne][gauche=Mythopoeia, §3][small]29[/small] <i> Yet trees are not 'trees', until so named and seen —
</i>[small]30[/small] <i> and never were so named, till those had been
</i>[small]31[/small] <i> who speech's involuted breath unfurled,
</i>[small]32[/small] <i> faint echo and dim picture of the world,
</i>[small]33[/small] <i> but neither record nor a photograph,
</i>[small]34[/small] <i> being divination, judgement, and a laugh,
</i>[small]35[/small] <i> response of those that felt astir within
</i>[small]36[/small] <i> by deep monition movements that were kin
</i>[small]37[/small] <i> to life and death of trees, of beasts, of stars:
</i>[small]38[/small] <i> free captives undermining shadowy bars,
</i>[small]39[/small] <i> digging the foreknown from experience
</i>[small]40[/small] <i> and panning the vein of spirit out of sense.
</i>[small]41[/small] <i> Great powers they slowly brought out of themselves,
</i>[small]42[/small] <i> and looking backward they beheld the elves
</i>[small]43[/small] <i> that wrought on cunning forges in the mind,
</i>[small]44[/small] <i> and light and dark on secret looms entwined.</i>[/gauche][droite=Mythopoeia, §3]Mais l’arbre n’est pas « arbre » avant d’être nommé et vu,
et il ne fut ainsi nommé qu’une fois advenus
ceux qui déroulent le souffle spiralé du langage,
faible écho, image en grisaille de ce qu'est le monde,
mais non pas simple enregistrement ou photographie :
plutôt divination, jugement ou rire encor,
réponse de ceux qui sentirent leur cœur éveillé
par de profond élans prémonitoires, ceux sensibles
à la vie et à la mort des arbres, bêtes, étoiles…
— de libres prisonniers qui attaquaient d’obscurs barreaux,
qui creusaient le prévisible avec leur expérience
et orpaillaient la veine de l’esprit par la raison.
Lentement, ils tirèrent d'eux-mêmes de grands pouvoirs.
Et regardant en arrière, ils contemplèrent les elfes
qui œuvraient aux forges astucieuses de l’esprit,
entrelaçant ombre et clarté sur des métiers cachés.
[/droite][/colonne]
[séparation]
Rq :
v.35
Faërie et autres textes (Bourgois, 2003) a une coquille dans le texte original : lire [emphase]« response of those »[/emphase] et non pas [emphase]« response of chose »[/emphase] comme imprimé p. 304 !
v.40
J'aurais aimé pouvoir traduire [emphase]« qui passent à la batée {de la raison / du bon sens } la veine de l’esprit »[/emphase] car c'est ce que signifie [emphase]« to pan »[/emphase] dans le texte original, mais impossible de faire entrer cela dans un vers de 14 pieds.
v.44
Sur cette belle image d'[emphase]« ombre et de lumière entrelacées »[/emphase],
je vous souhaite une belle et bonne nuit,
le cœur [emphase]« éveillé »[/emphase] et [emphase]« sensible à la vie et la mort des arbres, des bêtes, des étoiles »[/emphase],
mais aussi, de ce qui ne se voit pas et qui importe tout autant, telles nos relations amicales.
Merci donc à toi, Beruthiel pour tes douces paroles qui nous ramènent à l'essentiel symbolisé dans la belle aquarelle de Jérôme.
S.
Ici, je reprends tels quels ta traduction des vers 33-34
.[colonne][gauche=Mythopoeia, §3][small]29[/small] <i> Yet trees are not 'trees', until so named and seen —
</i>[small]30[/small] <i> and never were so named, till those had been
</i>[small]31[/small] <i> who speech's involuted breath unfurled,
</i>[small]32[/small] <i> faint echo and dim picture of the world,
</i>[small]33[/small] <i> but neither record nor a photograph,
</i>[small]34[/small] <i> being divination, judgement, and a laugh,
</i>[small]35[/small] <i> response of those that felt astir within
</i>[small]36[/small] <i> by deep monition movements that were kin
</i>[small]37[/small] <i> to life and death of trees, of beasts, of stars:
</i>[small]38[/small] <i> free captives undermining shadowy bars,
</i>[small]39[/small] <i> digging the foreknown from experience
</i>[small]40[/small] <i> and panning the vein of spirit out of sense.
</i>[small]41[/small] <i> Great powers they slowly brought out of themselves,
</i>[small]42[/small] <i> and looking backward they beheld the elves
</i>[small]43[/small] <i> that wrought on cunning forges in the mind,
</i>[small]44[/small] <i> and light and dark on secret looms entwined.</i>[/gauche][droite=Mythopoeia, §3]Mais l’arbre n’est pas « arbre » avant d’être nommé et vu,
et il ne fut ainsi nommé qu’une fois advenus
ceux qui déroulent le souffle spiralé du langage,
faible écho, image en grisaille de ce qu'est le monde,
mais non pas simple enregistrement ou photographie :
plutôt divination, jugement ou rire encor,
réponse de ceux qui sentirent leur cœur éveillé
par de profond élans prémonitoires, ceux sensibles
à la vie et à la mort des arbres, bêtes, étoiles…
— de libres prisonniers qui attaquaient d’obscurs barreaux,
qui creusaient le prévisible avec leur expérience
et orpaillaient la veine de l’esprit par la raison.
Lentement, ils tirèrent d'eux-mêmes de grands pouvoirs.
Et regardant en arrière, ils contemplèrent les elfes
qui œuvraient aux forges astucieuses de l’esprit,
entrelaçant ombre et clarté sur des métiers cachés.
[/droite][/colonne]
[séparation]
Rq :
v.35
Faërie et autres textes (Bourgois, 2003) a une coquille dans le texte original : lire [emphase]« response of those »[/emphase] et non pas [emphase]« response of chose »[/emphase] comme imprimé p. 304 !
v.40
J'aurais aimé pouvoir traduire [emphase]« qui passent à la batée {de la raison / du bon sens } la veine de l’esprit »[/emphase] car c'est ce que signifie [emphase]« to pan »[/emphase] dans le texte original, mais impossible de faire entrer cela dans un vers de 14 pieds.
v.44
Sur cette belle image d'[emphase]« ombre et de lumière entrelacées »[/emphase],
je vous souhaite une belle et bonne nuit,
le cœur [emphase]« éveillé »[/emphase] et [emphase]« sensible à la vie et la mort des arbres, des bêtes, des étoiles »[/emphase],
mais aussi, de ce qui ne se voit pas et qui importe tout autant, telles nos relations amicales.
Merci donc à toi, Beruthiel pour tes douces paroles qui nous ramènent à l'essentiel symbolisé dans la belle aquarelle de Jérôme.
S.

