§1 / version 3 :
[colonne][gauche=Mythopoeia, §1][small]1[/small] You look at trees and label them just so,
[small]2[/small] (for trees are ‘trees’, and growing is ‘to grow’);
[small]3[/small] you walk the earth and <b>tread</b> with solemn pace
[small]4[/small] one of the many minor globes of Space:
[small]5[/small] a satr's a star, some matter in a ball
[small]6[/small] compelled to courses mathematical
[small]7[/small] amid the regimented, cold, Inane,
[small]8[/small] where destined atoms are each moment slain.[/gauche][droite=Mythopoeia, §1]Tu regardes les arbres que tu nommes juste ainsi,
(car les arbres sont “arbres” et ce qui pousse est “pousser”);
Tu arpentes la terre et foules d’un pas solennel
l'un de ces innombrables petits globes de l'Espace.
Une étoile est une étoile, ou simple matière en boule
aux trajectoires contraintes par les mathématiques,
dans le Vide le plus froid et déterminé qui soit,
où à chaque instant, face au destin, tombent les atomes. [/droite][/colonne]
[séparation]
v.1 Préférable à [emphase]« Tu regardes les arbres et les nommes juste ainsi »[/emphase], non ? Ou bien
[citation][emphase]Tu regardes les arbres pour les nommer juste ainsi[/emphase][/citation]
v.3 traduction de [emphase]« to tread »[/emphase] par [emphase]« fouler »[/emphase], tout comme dans le v.125. Il est clair que ce §1 a pour réponse le §12 ; dans celui-ci, il faudra donc traduire les verbes des 119 et 125 [emphase]« I will not walk / I will not tread »[/emphase] de la même manière que les verbes [emphase]« walk/tread »[/emphase] de ce 3e vers.
[séparation]
§2 / version 3 :
[colonne][gauche=Mythopoeia, §2][small]9[/small] At bidding of a Will, to which we bend
[small]10[/small] (and must), but only dimly apprehend,
[small]11[/small] great processes march on, as Time unrolls
[small]12[/small] from dark beginnings to uncertain goals;
[small]13[/small] and as on page o'erwritten without clue,
[small]14[/small] with script and limning packed of various hue,
[small]15[/small] an endless multitude of forms appear,
[small]16[/small] some grim, some frail, some beautiful, some queer,
[small]17[/small] each alien, except as kin from one
[small]18[/small] remote Origo, gnat, man, stone, and sun.
[small]19[/small] God made the petreous* rocks, the arboreal trees,
[small]20[/small] tellurian earth, and stellar stars, and these
[small]21[/small] homuncular men, who walk upon the ground
[small]22[/small] with nerves that tingle touched by light and sound.
[small]23[/small] The movements of the sea, the wind in boughs,
[small]24[/small] green grass, the large slow oddity of cows,
[small]25[/small] thunder and lightning, birds that wheel and cry,
[small]26[/small] slime crawling up from mud to live and die,
[small]27[/small] these each are duly registered and print
[small]28[/small] the brain's contortions with a separate dint.[/gauche][droite=Mythopoeia, §2]Au commandement d’un Vouloir, auquel nous nous plions
(comme il se doit), mais qui nous apparaît confusément,
opèrent de grands processus, et le temps se déroule
depuis d'obscurs commencements pour des fins incertaines.
Comme sur un palimpseste sans indications,
où teintes variées surchargent lettres et dessins,
advient une multitude inépuisable de formes
qui sinistres, qui chétives, qui belles, qui bizarres,
chacune étrangère aux autres bien qu'ayant pour parente
une lointaine Origo : homme et taon, pierre et soleil.
Dieu créa les rochers pétréens*, les arbres sylvestres,
la terre tellurienne, et les étoiles stellées,
et ceux qui marchent sur le sol : hommes homonculaires
aux nerfs qui, touchés par la lumière et les sons, frissonnent.
Les mouvements de la mer, ou le vent dans les rameaux,
l'herbe verte, ou l'étrangeté lente et lourde des vaches,
le tonnerre et l’éclair, le cri des oiseaux qui tournoient,
la fange visqueuse, issue de la boue, qui vit et meurt :
chacun de ces objets est dûment inscrit et gravé,
d'un repère distinct, dans les scissures du cerveau.
[/droite][/colonne]
[séparation]
v.16
Retour à la version 1 !
v.17
v.21.23 OK !
v.25
Je penser conserver [emphase]« tournoient »[/emphase]. Le sens avant le rythme, à choisir (à moins que l'infidélité soit d'une beauté supérieure, mais, là, elle ne m'apparaît pas telle). D'autant que je ne souhaite pas faire une fixette sur le rythme 7/7 : j'ai lu que du temps de Shakespeare, la poésie anglaise coupait les vers de 14 syllabes souvent en 6/8 ou 8/6.
De fait, c'est effectivement ce que j'ai parfois essayé de réaliser : les vers 9, 11 à 13, 17, 21 sont en 6/8 tandis que les vers 14, 25 et 27 sont en 8/6 (sans compter le v.16 en 4+4/3+3) -- ou peuvent être lus tels.
v.26 Bien vu, merci !
v. 28 Une traduction qui respecte plus l'original, mieux rythmée que la traduction précédente (6/8).
S.
[colonne][gauche=Mythopoeia, §1][small]1[/small] You look at trees and label them just so,
[small]2[/small] (for trees are ‘trees’, and growing is ‘to grow’);
[small]3[/small] you walk the earth and <b>tread</b> with solemn pace
[small]4[/small] one of the many minor globes of Space:
[small]5[/small] a satr's a star, some matter in a ball
[small]6[/small] compelled to courses mathematical
[small]7[/small] amid the regimented, cold, Inane,
[small]8[/small] where destined atoms are each moment slain.[/gauche][droite=Mythopoeia, §1]Tu regardes les arbres que tu nommes juste ainsi,
(car les arbres sont “arbres” et ce qui pousse est “pousser”);
Tu arpentes la terre et foules d’un pas solennel
l'un de ces innombrables petits globes de l'Espace.
Une étoile est une étoile, ou simple matière en boule
aux trajectoires contraintes par les mathématiques,
dans le Vide le plus froid et déterminé qui soit,
où à chaque instant, face au destin, tombent les atomes. [/droite][/colonne]
[séparation]
v.1 Préférable à [emphase]« Tu regardes les arbres et les nommes juste ainsi »[/emphase], non ? Ou bien
[citation][emphase]Tu regardes les arbres pour les nommer juste ainsi[/emphase][/citation]
v.3 traduction de [emphase]« to tread »[/emphase] par [emphase]« fouler »[/emphase], tout comme dans le v.125. Il est clair que ce §1 a pour réponse le §12 ; dans celui-ci, il faudra donc traduire les verbes des 119 et 125 [emphase]« I will not walk / I will not tread »[/emphase] de la même manière que les verbes [emphase]« walk/tread »[/emphase] de ce 3e vers.
[séparation]
§2 / version 3 :
[colonne][gauche=Mythopoeia, §2][small]9[/small] At bidding of a Will, to which we bend
[small]10[/small] (and must), but only dimly apprehend,
[small]11[/small] great processes march on, as Time unrolls
[small]12[/small] from dark beginnings to uncertain goals;
[small]13[/small] and as on page o'erwritten without clue,
[small]14[/small] with script and limning packed of various hue,
[small]15[/small] an endless multitude of forms appear,
[small]16[/small] some grim, some frail, some beautiful, some queer,
[small]17[/small] each alien, except as kin from one
[small]18[/small] remote Origo, gnat, man, stone, and sun.
[small]19[/small] God made the petreous* rocks, the arboreal trees,
[small]20[/small] tellurian earth, and stellar stars, and these
[small]21[/small] homuncular men, who walk upon the ground
[small]22[/small] with nerves that tingle touched by light and sound.
[small]23[/small] The movements of the sea, the wind in boughs,
[small]24[/small] green grass, the large slow oddity of cows,
[small]25[/small] thunder and lightning, birds that wheel and cry,
[small]26[/small] slime crawling up from mud to live and die,
[small]27[/small] these each are duly registered and print
[small]28[/small] the brain's contortions with a separate dint.[/gauche][droite=Mythopoeia, §2]Au commandement d’un Vouloir, auquel nous nous plions
(comme il se doit), mais qui nous apparaît confusément,
opèrent de grands processus, et le temps se déroule
depuis d'obscurs commencements pour des fins incertaines.
Comme sur un palimpseste sans indications,
où teintes variées surchargent lettres et dessins,
advient une multitude inépuisable de formes
qui sinistres, qui chétives, qui belles, qui bizarres,
chacune étrangère aux autres bien qu'ayant pour parente
une lointaine Origo : homme et taon, pierre et soleil.
Dieu créa les rochers pétréens*, les arbres sylvestres,
la terre tellurienne, et les étoiles stellées,
et ceux qui marchent sur le sol : hommes homonculaires
aux nerfs qui, touchés par la lumière et les sons, frissonnent.
Les mouvements de la mer, ou le vent dans les rameaux,
l'herbe verte, ou l'étrangeté lente et lourde des vaches,
le tonnerre et l’éclair, le cri des oiseaux qui tournoient,
la fange visqueuse, issue de la boue, qui vit et meurt :
chacun de ces objets est dûment inscrit et gravé,
d'un repère distinct, dans les scissures du cerveau.
[/droite][/colonne]
[séparation]
v.16
Retour à la version 1 !
v.17
Yyr Wrote:Pour le v. 17 : une alternative en « chacune étrangère aux autres bien qu'ayant pour parente » évite l'enchaînement de 4 occlusives sourdes : « bien qu'avec pour parente » (pas le plus agréable ...)Goût personnel : moi, c'est le contraire que j'apprécie, non seulement cela me semblait cohérent (pour que l'opposition entre la première partie du vers à la seconde soit soulignée par les sonorités) et surtout : je n'aime pas le participe présent et cherche à l'éviter ! Là, ça passe, mais faut pas pousser ;-)
v.21.23 OK !
v.25
Je penser conserver [emphase]« tournoient »[/emphase]. Le sens avant le rythme, à choisir (à moins que l'infidélité soit d'une beauté supérieure, mais, là, elle ne m'apparaît pas telle). D'autant que je ne souhaite pas faire une fixette sur le rythme 7/7 : j'ai lu que du temps de Shakespeare, la poésie anglaise coupait les vers de 14 syllabes souvent en 6/8 ou 8/6.
De fait, c'est effectivement ce que j'ai parfois essayé de réaliser : les vers 9, 11 à 13, 17, 21 sont en 6/8 tandis que les vers 14, 25 et 27 sont en 8/6 (sans compter le v.16 en 4+4/3+3) -- ou peuvent être lus tels.
v.26 Bien vu, merci !
v. 28 Une traduction qui respecte plus l'original, mieux rythmée que la traduction précédente (6/8).
S.

