Chapitre 131:
Le Roman de Jean-Marc. 5. Epilogue
(par
lambertine, ajouté le 06/02/00 12:55)
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J’ai quitté la grande ville pour la maison qui n’était pas de mon enfance. La maison de ma mère. Je n’avais pas été son petit garçon, enfant. Pouvais-je le devenir, homme mûr ? Renaître au milieu des bois, dans ce village perdu, auprès de celle qui m’avait mis au monde ? Je l’espérais. Je fus déçu. Ma mère m’avait abandonné lorsque j’avais sept ans. Elle m’abandonnait à nouveau, d’une autre manière, appelée Alzheimer. Mes sœurs vivaient leur vie, heureuses en apparence. Je vivais la mienne au côté d’un corps sans esprit. Jusqu’au jour où ce ne fut plus possible.
Elle quitta la maison pour ce qui est convenu d’appeler une maison de retraite. Un home. Un home, comme l’orphelinat de mon enfance. Un home. En fait un mouroir. Et moi, je suis ici. Pourquoi ? Pour qui ? Seul Dieu peut le savoir. S’il existe… S’il existe.
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