Chapitre 184:
Le Roman de Béatrice.4. Fin de l'histoire
(par
lambertine, ajouté le 12/04/00 16:40)
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Ce n'est pas difficile de boire en cachette. Il suffit de le vouloir. Ce n'est pas difficile non plus de cacher son alcoolisme. Même au travail. Tout le monde trouve normal d'accompagner son repas d'un verre de bière ou de vin. Alors, pourquoi pas de deux, de trois, ou de quatre, ou... ? Je n'ai jamais commis d'erreur au bureau. J'ai toujours eu une maison bien tenue. je ne me suis jamais effondrée en société. En apparence, j'étais normale. Bien dans ma peau. En apparence. Parce qu'à l'intérieur, je n'étais pas bien dans ma tête. Mal à l'aise dans mon couple. Mal à l'aise dans ma famille, entre Marcel que, bon gré, mal gré, j'aimais toujours, et mes filles qui ne supportaient pas de me voir vivre entre Roberto et lui. Mal à l'aise avec moi-même, incapable d'accepter que l'on puisse m'aimer gratuitement. Juste comme ça. Juste pour moi. Incapable d'accepter que j'en valais la peine. Parce qu'à l'intérieur, j'étais mal dans mon corps. Mon foie ne supportait plus la torture quotidienne que je lui faisais subir. C'est du moins ce que mon médecin a fini par me faire comprendre. Par me faire accepter. Ma mère est morte d'alcoolisme, et je ne tiens pas à mourir. Pas maintenant. Pas encore. Je veux voir mes petits-enfants grandir. Je veux continuer à aimer Marcel, tel qu'il est. Je veux vivre, tout simplement. C'est pour cela, et pour rien d'autre, que je suis parmi vous aujourd'hui. |
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