Chapitre 200:
Chapitre 38.4
(par
lambertine, ajouté le 08/05/00 19:21)
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- Être traité de profiteur, de menteur et de tire-au-flanc, ce ne sont pas des broutilles. Du moins, pas à mes yeux. Pas aux miens non plus, surtout quand c'est à tort. Et je sais très bien à quel point ces accusations injustifiées peuvent faire mal. Même par procuration. - Mon fils n'est pas mauvais, Diane. Je sais qu'il a fait des erreurs. Je sais qu'il est tombé, mais il n'est pas mauvais. Pas comme ils le prétendent. - Non, il n'est pas mauvais. C'est même quelqu'un de bien. Quelqu'un de très bien, à qui je dois beaucoup. Et je ne suis pas la seule, ici. Célestin passe beaucoup de temps à aider les autres. Et Vendredi, c'est moi qu'il a aidée. Il a parlé pour moi. Il m'a retenue. Je ne serais plus ici sans lui, et j'aurais sans doute fait de grosses bêtises. De très grosses bêtises. J'imaginais que mes paroles allaient la réconforter. Je me trompais, hélas. Elle éclate en sanglots, la tête dans les mains. - Il t'a aidée ? Il t'a vraiment aidée, Diane ? Alors aide-le s'il te plaît. S'il te plaît! Il ne va pas bien. Il va très mal, Diane, et je ne sais pas quoi faire. Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais pas quoi faire, moi non plus, face à elle, mère suppliante et désespérée. Juste lui dire que j'essaierai. Que j'essaie déjà. Autant que je peux. - Il est facile à aimer, ton fils. Mais il n'est pas facile à aider. Je crois qu'il m'a fait confiance, samedi matin. Un tout petit peu confiance. - Un tout petit peu confiance, c'est déjà beaucoup. C'est déjà énorme. Si tu savais... Elle fouille dans son sac, trouve un mouchoir, s'essuie les yeux. - Pardonne-moi. Je sais que je ne devrais pas te demander d'aide, que tu es ici pour te soigner toi-même. Mais j'ai peur. J'ai si peur de perdre mon fils à nouveau. - Tu ne le perdras, plus, Murielle. Je voudrais pouvoir le lui promettre, mais c'est impossible. Je peux seulement m'engager à faire tout mon possible pour aider Célestin autant qu'il m'a aidé. Tout mon possible... - Maman ? Qu'est-ce que tu as, Maman ? Le garçon prend sa mère dans ses bras, l'entraîne vers la sortie. Je me dirige vers le restaurant. Tout mon possible...
Nous sommes rassemblés autour d'une longue table de la Taverne Irlandaise. Nombreux. Sans Damien, qui ne peut, RP oblige, sortir en compagnie d'Agnès ni de Frédéric. Sans Aurélien, qui s'est vu ordonner par l'Équipe d'assurer la permanence téléphonique du soir, pour n'avoir pas assuré l'accueil de l'après-midi, et pour ne l'avoir pas confié à un membre de son groupe.
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