Chapitre 232:
Chapitre 43.5
(par
lambertine, ajouté le 20/07/00 00:33)
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Vêtue comme une grande bourgeoise catholique ruinée : kilt élimé, serre-tête en velours noir et mocassins râpés. Pâle et perdue, comme tous les nouveaux arrivants. En recherche de repères. - Ca se passe comment, ici ? Je croyais que Stefano était avec toi. - Il est parti. Je crois qu’il va bien. - Et toi ? - Je fais aller… Il n’en dit pas plus, et je crois que ça vaut mieux. Elle se laisse tomber sur une chaise, visiblement épuisée, alors que Nicolas, lui, semble être ici comme un poisson dans l’eau. Il discute, sans problème, sans complexe, avec Frédéric et Damien, des différentes activités du Centre, particulièrement des activités sportives qui semblent lui tenir très à cœur. De son épouse aussi, Caroline, qui est selon lui la seule et unique motivation de sa présence parmi nous. - Je lui ai promis d’arrêter la bière, la dope et le poker. En vérité, je n’avais pas trop le choix. C’était ça, ou elle me jetait dehors. Mais comme je tiens à elle… Je m’écarte d’eux, de la foule. Je ne désire pas leur parler. Pour leur dire quoi ? Qu’au Centre, nous n’avons pas le droit d’avoir des amis ? Que chacune de nos attitudes, que chacun de nos mots, est analysé, trituré, déformé pour, en fin de compte, nous être renvoyé chargé négativement ? Que tous nos comportements sont vus négativement ? Je ne m’aime pas beaucoup. Je ne me suis jamais beaucoup aimée. Mais je déteste encore plus l’image de moi que l’on me renvoie, jour après jour. Une image dans laquelle je ne me reconnais pas. Une image qui n’est pas « moi ». Comment parviendront-ils à m’aider, s’ils ne me voient pas telle que je suis ? S’ils tentent de soigner quelqu’un d’autre ? Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Et j'ai peur. De plus en plus peur. Sans bien savoir de quoi. |
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