Chapitre 277:
Chapitre 51.4
(par
lambertine, ajouté le 06/10/00 22:18)
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Je la suis. Pas moyen de faire autrement. Entre le Grand Grenier et le bureau où elle m'emmène, je me pose mille questions, parmi lesquelles, évidemment, l'habituel "qu'est-ce que j'ai encore fait ?". Je ne vais pas tarder à l'apprendre. - Pourquoi as-tu accusé Gervaise d'être une menteuse ? Gervaise ? Menteuse ? Où Julie veut-elle en venir ? Je n'ai même pas adressé la parole à Gervaise. Je n'ai même pas parlé de Gervaise. - Tu as dit à Aurélien... Et voilà, ça recommence. Pour la deuxième fois, je me fais admonester par les éducateurs - ou plutôt les éducatrices - pour avoir prétendûment calomnié Gervaise. Calomnié ! Alors que je n'ai même pas parlé d'elle. Alors que je n'ai même pas pensé à elle. Alors que... - Aurélien avait l'impression d'être moins que les autres parce qu'il était courbaturé par le Raid aventure. Tu n'es pas courbaturée, toi, Julie ? Elle sursaute, a l'impression, visiblement, d'avoir été attaquée. Que je lui ai manqué de respect. - Ca ne te regarde pas. Et là n'est pas la question. Tu n'as pas à t'occuper d'Aurélien, et surtout pas en disant du mal des autres. - Mais je n'ai dit du mal de personne ! Bon sang, je n'avais même parlé à personne, aujourd'hui, avant Aurélien. Mis à part un peu avec Ben, que son week-end de sortie faisait paniquer. - Tu n'as pas à t'occuper de Ben non plus. Tu dois t'occuper de toi. Nous te l'avons déjà dit. Nous te le disons tout le temps, mais tu ne nous écoutes pas. Tu n'en fais qu'à ta tête. Tu es en train de te mettre tout le monde à dos pour rien, parce que tu te prends pour la mère de ces garçons qui n'en valent pas la peine. Arrête, Diane. Intéresse-toi aux personnes de ton âge. Apprends à communiquer avec elles. Et, pour commencer, vas présenter tes excuses à Gervaise. Présenter mes excuses ? Mais pourquoi ? Pourquoi ? Je ne lui ai rien dit, je ne lui ai rien fait, je n'ai même pas parlé d'elle. Où suis-je ? Dans une clinique pour adultes, ou dans une école maternelle ? "Madame, elle m'a frappé". "Madame, elle a dit que j'étais laide". "Madame, elle m'aime pas". "Diane, tu ne peux pas aider tes petits camarades". "Diane, tu ne peux pas les laisser copier". Elles ont raison. Je ne peux aider personne. Je ne peux même pas m'aider moi-même. - Gervaise, je te présente mes excuses. Les mots m'écorchent la gorge, et je ne peux m'empêcher de continuer. - Je n'ai pas voulu dire... Je n'ai pas le temps d'aller plus loin. je suis submergée par un flots de paroles. Agressives. Haineuses. Tellement excessives qu'elles me donneraient presque envie d'éclater de rire. Suis-je vraiment revenue à l'école maternelle ?
L'atelier de Léon est vraiment très salissant. Il ne me reste pas trop de temps pour me préparer avant l'arrivée de mon fils. Pas assez. je le trouve en pleine conversation avec Jean-Marc.
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