Chapitre 278:
Chapitre 51.4
(par
lambertine, ajouté le 09/10/00 22:29)
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Une conversation à laquelle je ne comprends pas grand chose, dans laquelle il est question de Socrate, d'Aristote et de Thomas d'Aquin. Je n'ai rien d'une philosophe. Je n'ai rien d'une fliquette non plus, mais je surveille quand même les alentours. Je n'ai pas envie que mon fils se fasse gourmander pour avoir discuté avec un Résident autre que moi. Mais personne ne vient. Les membres de l'Equipe doivent avoir autre chose à faire que nous surveiller. Alors, je rejoins Aurélien à l'accueil. Il n'a pas de feuille des tâches devant lui, cette fois. Il s'escrime sur un Sudoku. Je ne comprends pas plus les Sudoku que la philosophie. - Ça calme les nerfs, et ça fait passer le temps. Je comprends qu'il ait besoin de "passer le temps". Un après-midi entier à surveiller entrées et sorties n'a rien de bien passionnant. Mais "se calmer les nerfs" ? - J'ai mes raisons, et je ne peux pas en parler. Surtout à toi. Ca te dirait, un cinéma, ce soir ? - Qu'est-ce qu'on joue ? - Harry Potter. Ah ! Ton fils arrive. Je note votre sortie ? Ils se saluent amicalement, et j'embrasse mon petit garçon,qui n'est plus petit du tout, qui me semble avoir encore grandi. Nous nous retrouvons bientôt, lui devant une platée de pâtes aux fruits de mer, moi devant un café à la cannelle. - Qu'est-ce qu'il a, Jean-Marc ? finit-il par me demander. Il avait l'air complètement dans le cirage, pendant notre conversation. Je lui raconte, en quelques mots, la crise mystique de notre cocuriste. - Je suppose que le médecin l'a mis sous médicaments. - Ah ! C'est ça ! Je me disais bien qu'il avait un drôle de regard. Aurélien non plus n'avait pas l'air dans son assiette. - Il est crevé à cause du Raid aventure d'hier. Et je crois qu'il en a plus qu'assez d'être coordinateur. Ce que je comprends très bien. Lui, ne comprends pas vraiment. Il aimerait me voir devenir "chef d'équipe", comme il dit. Pour que je puisse être fière de moi. Pour que je puisse réussir quelque chose, et prendre confiance en moi. - Je n'en ai pas envie. Et ce n'est pas mon tour. Et je n'ai pas envie d'en parler. La prochaîne coordinatrice des Bleues devrait être Gervaise, et entre elle et moi, le temps n'est pas au beau fixe. Comme il semble l'être, par contre, dans la vie de mon fils. Ou presque. - L'ex de Madeleine n'arrête pas de lui casser les pieds. A moi, c'est la figure, qu'il veut casser. Il lui téléphone vingt fois par jours pour la supplier de retourner avec lui. Elle ne veut pas. - Ca lui passera. A lui, je veux dire. - J'espère. Il me fait peur, ce type. Et il me donne mauvaise conscience. Pourtant, elle l'avait déjà quitté depuis six mois quand nous nous sommes mis ensemble. Elle ne l'a pas laissé tomber pour moi. - Alors, tu n'as aucune raison d'avoir mauvaise conscience.
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