Chapitre 281:
Chapitre 52.2
(par
lambertine, ajouté le 13/10/00 23:33)
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Ca recommence. Je m'y attendais, et il s'y attendait. J'ai envie de parler, et je ne peux rien dire. Je n'en ai pas le droit. Je ne suis pas coordinatrice. Si l'Equipe réagit à mon égard comme elle réagit à son égard, je n'ai aucune chance de le devenir un jour, même si je persiste à demander mon point 5 comme il persiste à demander son point 4. Avec toujours les mêmes réponses, ou presque. Mais la différence entre moi et Célestin, c'est que moi, je provoque, alors que lui, il espère, malgré tout. Il espèce cette confiance de l'Equipe qui ne vient pas. Qui, probablement, plus que probablement, ne viendra jamais. Il s'attendait aux paroles blessantes de Jules, mais, elles lui ont fait mal, même s'il quitte le Grand Grenier avec désinvolture. Aurélien, lui, paraît soulagé de n'avoir pas dû parler, l'éducateur n'ayant pas laissé aux coordinateurs l'occasion de donner leur avis sur le point 4 du jeune garçon. - C'est ça qui te tracassait ? - Fiche moi la paix, Diane. Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas en discuter avec toi. Tu es trop partiale. - Donc, c'était ça. - Je t'ai dit de me laisser tranquille. Tu ne peux pas comprendre. Tu ne peux vraiment pas comprendre. Ils font ça pour notre bien. Il font ça pour son bien. C'est pour ça que je dois... et me*rde ! Il me dépasse, et dévale les escaliers à toute allure. Je n'essaie pas de le retenir. Je ne désire pas le retenir, ni même discuter avec lui. Pour lui dire quoi ? Que je m'enfonce de plus en plus dans la méfiance ? Et tout autant en le voyant, lui, qu'en voyant Célestin ? - Ca se passe toujours comme ça ? Je n'avais pas remarqué Simon, à mes côtés. - Non. Ca se passe toujours comme ça avec Célestin. - Et ça t'agace. - Non. Ca me révolte. Mais tu viens d'arriver. Je ne devrais pas... -... entamer ma confiance ? Je sais pourquoi je suis ici. Je ne suis pas une petite nature. J'encaisse les coups sans problème. Il ne faut surtout pas t'inquiéter pour moi. Mais ne me prends pas pour un aveugle, non plus. Je vois ce qui se passe. Je vois que Célestin est la tête de Turc, que tu cherches à le protéger, et que ça te vaut des ennuis. Et je sens la tension qui règne entre ces murs. - Nous sommes trop nombreux. - Peut-être.
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