Chapitre 317:
Chapitre 57.7
(par
lambertine, ajouté le 08/01/01 00:52)
|
- Quand je l'ai eu au téléphone, jeudi dernier, j'ai cru qu'il allait s'enfuir d'ici. Faire des bêtises. Je ne lui demande pas quel genre de bêtises. Je ne le sais que trop bien. - Raymond essayait de me rassurer. Il disait que toi, ou Béatrice peut-être, réussiriez à le raisonner. - Le raisonner ? Non. Pas moi, en tout cas. J'en aurais été incapable. J'ai juste essayé d'être là. Mais il s'est accroché tout seul. - Je sais qu'il est malheureux ici. Mais il fait des progrès, pourtant. Il arrive à parler, à présent. A se confier. Alors qu'avant... C'était un véritable tombeau. Sauf pour dire "je vais bien, ne t'en fais pas". Il y a du positif, tu vois. Du positif... oui, peut-être. Oui, sans doute. Pour moi, pour Célestin, pour les autres... On se raccroche à ce qu'on peut. Sans doute est-ce pour ça que je n'arrive pas à lui dire... - Tiens ! fait le jeune garçon, apparu soudain entre nous, et tendant un papier à sa mère. A renvoyer à la mutuelle. Il paraît qu'ils rembourseront sans problème. C'est ce qu'ils ont dit au comptable. Il renifle bruyamment, fouille ses poches. - Dis, Diane, tu n'aurais pas un kleenex dans ton sac à malice ? Autrement dit, dans la pochette que je traîne partout, et que j'oublie n'importe où. - Encore faudrait-il que je sache où je l'ai déposé, mon sac à malice. - Sur la table ronde où tu travaillais avec Marc, je parie. Je vais le chercher. |
|
Voir le
chapitre 317 sur 395
|
|
|