Chapitre 319:
Chapitre 57.9
(par
lambertine, ajouté le 10/01/01 23:12)
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Ben est fragile, sa récente rechute en est la preuve, et sa Déborah bien aimée n'a pas l'air bien solide non plus. En outre, le petit cuisinier est depuis bien avant sa sortie, d'une nervosité extrême, et particulièrement anxieux. Certes, la perspective d'être lâché dans la nature le mettait mal à l'aise. Certes, il ne s'est jamais adapté à la méthode thérapeutique du Centre. mais je soupçonne autre chose. Je ne sais pas quoi, et ça me tourmente. Je ne devrais pas, mais ne peux m'en empêcher. - Laisse-moi. Il contourne Khaled en baissant la tête. L'autre insiste. - Laisse-moi, je te dis. On en parlera plus tard. Il se faufile dans le salon, oubliant de signer le registre. Gervaise, qui assure l'accueil, le lui fait remarquer. - Il m'ennuyait, et j'ai pas envie de me disputer, tente-t-il de se justifier, maladroitement, avant de retourner dans le couloir d'entrée, et de suivre la règle. Avant que Julie l'appelle pour un test urinaire que chacun trouve normal, et auquel il se soumet sans rechigner, avant de finalement nous rejoindre, et de s'asseoir à côté de moi, dans un fauteuil mou. - Ca va ? - J'en sais rien, Diane. Je suis pas viré. Pas encore. A part ça... Il sursaute à un nouvel éternuement de Célestin, qui vient de reconduire Murielle. - Qu'est-ce qu'il a, Cel' ? demande-t-il en fronçant les sourcils. - Un gros rhume, d'après lui. Le garçon ne semble pas convaincu. - J'espère. Il observe avec insistance son camarade, qui semble de plus en plus accablé, mais ne lui pose pas de question lorsqu'il s'affale auprès de nous. - Vivement mon lit ! Ils t'ont laissé sortir, Ben ? C'est bizarre. - Ils doivent être contents d'être bientôt débarrassés de moi. Mes parents croient avoir trouvé un autre endroit, qui serait mieux pour moi. Vivement que je puisse y aller, parce qu'ici je deviens fou. - Tu me manqueras, si tu t'en vas. A moi aussi, il me manquera. beaucoup. Même si je me rends compte depuis un bon moment que ce serait pour lui la meilleure des solutions. Un autre centre, plus adapté à sa personnalité, et à sa forme d'intelligence, où il pourra apprendre à revivre, autrement. Il n'empêche. Il me manquera. - Tu pourrais venir avec moi. Célestin hoche négativement la tête. - Si. Tu pourrais. Tu serais à l'abri, là-bas. - J'y réfléchirai, Ben. Mais pas ce soir. Ce soir, j'ai trop envie de dormir. Diane ? Il fouille dans la poche de son jean, en sort une feuille photocopiée. - Tu veux bien lire ça, ce soir ? C'est le travail que j'ai dû remettre à Thomas. Rapport à mon recentrage. Je promets. Ce n'est pas très difficile.
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