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Les Hautes Fagnes

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 334: Chapitre 60.6
(par lambertine, ajouté le 13/02/01 18:38)


Pourquoi ? Pourquoi, à moi ? Pourquoi m'a-t-il fait confiance ? Je n'en sais rien. Peut-être parce que, moi, j'avais confiance en lui ?
- Le confidences entre Résidents sont interdites Diane. Ce n'est pas pour écouter les malheurs des autres que tu es ici.
- En quoi consistent les réunions, si ce n'est à écouter les malheurs des autres ? Et qu'aurais-tu voulu que je fasse ? Que je lui dise de se taire ? Que je lui dise que je me moquais de sa vie ? Ce n'aurait été qu'un mensonge.
- Tu aurais dû nous l'envoyer.
- Et l'obliger à vous parler ? L'obliger à avoir foi en vous ? La confiance ne se commande pas, Julie. Crois-tu que je n'aurais pas aimé qu'un psychologue puisse l'aider ? Ouvrir l'abcès, permettre à tout ce pus qui l'étouffe de s'échapper enfin ? J'aurais donné n'importe quoi pour ça.
- Et tu ne crois pas que c'est ce que nous voulions faire ? Je dis ce qui me fait mal. C'est à ça que nous voulions parvenir. C'est parce qu'il était particulièrement vulnérable que nous voulions qu'il reste entre les murs du Centre.
- C'est pour ça que par deux fois Thomas l'a humilié en public ? Lui a dit qu'il finirait en prison ? Que sa mère ne l'aimait pas ? Qu'elle avait raison de ne pas l'aimer ? Vous pensiez que c'est comme ça que vous alliez l'apprivoiser ? Mais vous ne vouliez pas l'apprivoiser. Honoré l'avait vu, dès le premier jour. Vous ne vouliez pas l'apprivoiser, mais le briser. Eh bien, ça y est. Vous avez réussi.
Elle pourrait me renvoyer dans ma chambre. Elle pourrait même m'obliger à boucler mes valises, et à prendre la porte, sur le champ. Elle n'en fait rien. Elle continue à m'écouter, à m'expliquer, à justifier son attitude et celle de l'Equipe. Ou, du moins, à tenter de le faire.
- Nous voulions le reconstruire. Mais parfois, avant de reconstruire, il faut briser les ruines.
- Dans ce cas, on prévoit un filet pour ramasser les morceaux. Je ne suis pas idiote, Julie. Alcoolo, oui, mais pas idiote. Je ne prends pas non plus les gens pour des imbéciles quand ils n'en sont pas. L'Equipe savait qu'il y avait un problème avec Ben. Elle savait aussi que Célestin était malade à en crever, et nerveusement à bout. Personne n'a veillé sur lui, alors que le médecin avait dit...
La tasse de café oscille entre mes mains tremblantes. La jeune éducatrice me la retire doucement, et, bizarrement, garde mes mains dans les siennes.
- Tu me détestes, n'est-ce pas ?
Oui !
- Tu n'étais pas là hier après-midi.
- Pas pour ce qui s'est passé hier. Pour ce qui s'est passé au début de votre séjour au Centre. La fois où j'ai mer*dé.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.