Chapitre 340:
Chapitre 61.5
(par
lambertine, ajouté le 18/03/01 19:45)
|
Parce que je suis inquiète. Parce que je doute de moi. Parce que j'ai peur de retourner au Centre, d'y retrouver le regard et la désapprobation de mes cocuristes. parce que je voudrais par dessus tout rester ici, entourée des miens, de tous ceux que j'aime. Ou presque. Je ne parviens pas à m'endormir. Heureusement, Florentine m'a installée sur le "clip-clap" du salon pour la nuit. Devant moi, une télévision. Un lecteur DVD. Regarder Titanic pour ne pas cauchemarder. Pour ne pas cauchemarder, regarder mon cauchemar sur écran. Mon cauchemar. L'eau qui noie. L'eau qui engloutit. L'eau qui submerge et qui tue. La fin de Numenor...
Les week-end de sortie sont courts. Beaucoup trop court. La faute aux transports en commun, et au fait que le Centre soit au centre de null part. Je n'ai pas envie de quitter mes enfants même si je sais que je les reverrai demain. Demain au plus tard. Je n'ai pas envie de monter dans ce train qui me ramène vers ma prison. Je n'ai pas envie d'ouvrir le livre qui attend sagement mon bon vouloir pour me conter l'histoire du bâtard d'un empereur et d'une belle étrangère dans la tourmente de la guerre de l'Opium. De l'opium... sal°perie ! Ma main rencontre mon téléphone au fond de mon sac. Malgré moi, mes doigts font défiler les noms du répertoire. S'arrêtent. Appellent. Célestin Perez ne ... Inutile d'écouter plus avant. Inutile de laisser un nouveau message. Intuitivement, j'affiche le numéro. Je le recopie consciencieusement, page 121. Page 121. Facile à retenir. Puis je l'efface. Dieu sait pourquoi... Page 121.
|
|
Voir le
chapitre 340 sur 395
|
|
|