Chapitre 349:
Chapitre 63.4
(par
lambertine, ajouté le 06/04/01 22:37)
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Je suis responsable, c'est vrai, et je m'en voudrai toute ma vie de n'avoir pas dit à Murielle : "Prends ton gamin, et emmène-le loin d'ici". Mais je ne suis pas seule responsable. Eric a commandé la came. Déborah et Ben l'ont introduite dans les murs du Centre. Célestin lui aussi a sa part de responsabilité. Même s'il était malade. Même s'il était fragile. Même s'il était à bout de forces. C'est lui qui a enfoncé l'aiguille dans sa veine, et qui s'est injecté le produit. Et je le connais assez pour savoir qu'il ne rejetterait pas cette part sur un autre. Au contraire de Thomas. Je ne baisserai pas les yeux devant lui. Et tant pis s'il m'en veut. Je veux bien reconnaître mes torts. Accepter toutes les punitions qu'il désire m'infliger. Mais je ne supporte pas qu'il ne reconnaisse pas ses propres erreurs. Je le supporte encore moins parce qu'il est le Patron, une sommité dans son domaine. Qu'il est inconcevable qu'il ne se soit pas rendu compte de la situation. Qu'il n'ait pas remarqué que son établissement s'en allait à vau l'eau. Mes dernières miettes de confiance ont été balayées par quelques paroles. Je resterai ici, puisqu'il le faut. Parce que je n'ai pas le choix. Mais en ne croyant plus en rien.
- Qu'est-ce que c'est que cette tenue ? - Pardon ? Je porte une longue jupe turquoise à paillettes, un top rose vif, un cache-coeur assorti. Une longue écharpe autour du cou. Je suis vêtue, dirait ma mère, comme une bohémienne. En fait, plutôt baba cool. - Vas te changer. Tout de suite. Tenue discrète. Pas provocante. Une poitrine comme la tienne, on la cache. Sauf quand on veut faire le trottoir. Brigitte m'énerve. M'écoeure. Je ne suis pas provocante, même si je ne suis pas discrète. Mais je ne vais pas m'enfoncer encore plus pour une robe. Je me change. Pantalon noir et petit pull saumon. S'il n'y a que ça pour leur faire plaisir... Je rejoins les autres juste avant la présentation des nouveaux. L'apéro au cocktail de fruits. Je m'installe dans un coin, écoute distraitement la présentation de Ralph, de Félix, de Paul. Un fils de famille, un hooligan, un ancien ministre des Affaires étrangères. Pourquoi m'intéresserais-je à eux ? Je n'en ai de toutes façons pas le droit. |
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