Chapitre 353:
Chapitre 64.2
(par
lambertine, ajouté le 09/04/01 15:25)
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Meneladan. L'Homme du Ciel. Plus qu'une signature. Un signe de reconnaissance entre Célestin et moi. La preuve qu'il est en vie. Où, et dans quel état, je n'en sais rien. Mais en vie. Je ne peux empêcher les larmes de couler sur mon visage. Peu importe si l'on me regarde. Peu importe si j'ai l'air ridicule. Je suis soulagée. Oh, rien qu'un peu. Rien qu'un tout petit peu. Mais soulagée quand même, et inquiète, tout autant. Je ne cesserai de m'inquiéter que lorsque je serai morte. Je glisse mon téléphone dans ma poche. Prends garde à toi . Je vais chercher un papier dans l'armoire des Bleues. Un papier et un bic. Je note scrupuleusement le numéro inconnu que je recopierai ce soir là où je suppose que personne ne le trouvera. Page 121, en pleine guerre de l'Opium. Je relis le message puis, à contre-coeur, je l'efface, en me faisant l'effet d'être paranoïaque. Prends garde à toi , d'accord, mais comment un SMS enregistré das mon téléphone pourrait-il me mettre en danger ? Est-ce pour ça que je suis ici, pour apprendre à me méfier de tous et de tout, sans raison ? Peut-être pas sans raison. Je suis punie, alors que je n'ai rien fait. Je ne dis pas encore "comme d'habitude". Mais je m'attends à devoir le dire bientôt.
- Assieds-toi. Je suis dans le bureau de Camille, face à l'éducateur en chef. Gervaise est là, elle aussi, et tant que témoin. L'un des rôles, primordial, des coordinateurs. Assister au renvoi des autres. Assister à l'humiliation des autres. Pas en tant qu'avocat. En tant que... quoi, au juste ? L'Equipe a-t-elle besoin de la caution morale d'un Résident pour en exclure un autre ? - Répète ce que tu as dit dans le jardin. Ce que j'ai dit dans... je 'avais pas le droit de parler, c'est vrai. Et encore moins à un garçon de l'âge de Renaud. Mais c'est lui qui... - J'ai dit que la staff me donnait envie de boire. - Tu te moques de moi ! Pourquoi se fâche-t-il ainsi ? Je ne fais que répéter mes propres paroles. Renaud m'a demandé comment j'allais. Je lui ai répondu que je craignais la staff, qu'elle me donnait envie de boire. Que ce tribunal sans avocat me donnait toujours envie de boire, même quand je n'y étais pas l'accusé. - Tu n'as pas le droit de dire cela de la Staff. Tu n'as pas le droit de saper le moral des autres. Mais il ne s'agit pas de ça. J'ai ouï dire que tu avais parlé de Célestin. Que tu as dit savoir sur lui des choses. Que... - J'ai dit qu'ils n'avaient pas à juger sans savoir. - Et que sais-tu ? Que sais-tu ? Dis-le, où tu prends la porte. Immédiatement. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Celà m'est impossible. Ces secrets ne m'appartiennent pas. Ils sont ceux d'un autre, même si cet autre n'est plus ici. - Immédiatement, Diane. - Je sais ce qui lui fait mal. - Pardon ? Tu vas trop loin, Diane ! Tu... - Je dis ce qui me fait mal. Il me l'a dit, du moins en partie. Prends la feuille des prélims. Regarde les mots qu'il a soulignés. Lis-les, et tu sauras ce que je sais. En ce qui concerne la came, j'ignorais tout. Tout. Nous ne parlions jamais de ça.
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