Chapitre 36:
Chapitre 12.2
(par
lambertine, ajouté le 30/08/09 15:13)
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Y croire ! Je ne demande pas mieux que d'y croire ! De toutes mes forces. Parce que j'en ai besoin. Parce que c'est ma dernière chance. Parce que c'est aussi la dernière chance de Frédéric. - J'ai déjà fait une cure ici, Lambert. Je m'en suis déjà fait virer, il y a trois ans. Pour R.P. Depuis, j'enchaîne les accidents, les overdoses, les condamnations. J'en ai marre. Je n'en puis plus. Je veux vivre comme tout le monde. Je veux rester ! Je veux rester ! Son cri résonne sous les voûtes séculaires, comme il résonne en moi. Rester. Arrêter. Se débarrasser du vice, du poison. - Nous le voulons tous, continue Frédéric. Mais regarde. Combien sont sortis par la grande porte depuis ton arrivée, Diane ? Un seul : Joë. Et combien ont échoué ? Juliette, Sébastien, Mohammed, Joffrey, Martin, Stefano. Beaucoup d'appelés pour peu d'élus. Et je n'ai plus le choix. Je dois faire partie des élus, cette fois. - Tu en feras partie. J'en suis sûr, Frédéric, Garde confiance. Ils ne sont pas des monstres, mais des soignants qui agissent pour notre bien. Pour notre bien... Je l'espère tellement ! Mais, souvent, j'en doute. De retour au Centre, tandis que les garçons distribuent les commandes de sucreries, de tabac, de produits de toilette aux Résidents, je prends place au salon armée de mon tricot, à côté d'une Béatrice passablement renfrognée. En face d'elle, à l'autre bout de la pièce, la maman de Célestin tient tendrement dans la sienne la main de son fils endormi. M'apercevant, elle m'appelle d'un signe. Me demande comment je vais. Me pose quelques questions sur la vie au Centre en surveillant la pièce d'un air circonspect. - Vous comprenez, il ne me raconte pas grand chose. Il craint de m'inquiéter, je crois. Il a toujours voulu me protéger. La protéger, comme mes enfants m'ont protégée plus souvent qu'à leur tour. Mais mes enfants, eux, n'ont pas sombré.
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