Chapitre 365:
Chapitre 66.1
(par
lambertine, ajouté le 29/05/01 17:53)
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- Ca t'intéresse, de venir avec moi à la fête de l'école ? En 7.2 ? - Au cas où tu l'aurais oublié, Damien, je n'ai plus de point 2. - Tu l'auras récupéré, dans deux semaines. Il en est certain. Moi pas. Je suis même certaine du contraire. Mais sa proposition me fait plaisir quand même. Elle me dit qu'il ne m'a pas menti, qu'il est encore mon ami. Elle me dit que pour lui, au moins, je ne suis pas une paria. - Je ne retire pas mon amitié si vite, Diane. Qui suis-je, d'ailleurs, pour le faire ? Qu'ai-je fait de ma vie, qui me permette de condamner les autres ? - Rien de moins, que la plupart des Résidents. Allez, déguerpis, maintenant. Je ne tiens pas à ce que tu aies des ennuis à cause de moi. Il m'obéit, docile. S'en va rejoindre Béatrice et Dominique dans l'aquarium. Agnès le suit du regard, puis se replonge dans l'écriture de son journal intime. Dans le salon, les nouveaux, une jeune femme et deux hommes d'âge mûr, regardent autour d'eux d'un air hébété. De l'air qu'ont toujours les nouveaux lorsqu'ils débarquent au Centre. Je ne vais pas vers eux, même si j'en meurs d'envie. Je ne les salue même pas. Ils me prennent, sans doute, pour une femme hautaine, méprisante, arrogante. Peu importe, à présent. J'en ai l'habitude. J'en ai l'habitude, depuis près de cinquante ans. Je sors dans le jardin, sous le soleil d'été. J'arpente les allées, à petits pas. Je m'assieds sur une dalle de béton, face à l'atelier de Léon. - Ca va, Diane ? - Non. Ca devrait ? J'aime bien le jardinier. Mais je n'éprouve aucune envie de lui parler. - Le Recentrage ne dure qu'un temps. - Je me moque bien du Recentrage. J'ai connu pire. - Je n'en doute pas. Que tu aies connu pire. Que tu te moques du Recentrage, par contre... tu serais bien la première. |
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