Chapitre 367:
Chapitre 66.3
(par
lambertine, ajouté le 07/06/01 22:36)
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Je le suis, méfiante malgré tout. Il est un homme et je suis une femme. Il est un membre de l'Equipe et je ne suis qu'une Résidente. Il... Il me tend un sécateur. - Tu n'es pas très douée pour le jardinage, mais tu l'es pour faire des bouquets, non ? Ca te fera une occupation de plus, pour occuper le temps salon. Et ça embellira un peu les communs. le Centre est tristounet, depuis quelque temps. Il n'a pas tort. Le Centre est tristounet, parce que nous le sommes tous. Je ne suis pas la seule à être sur mes gardes. Le contrôle général a plombé une ambiance déjà lourde, et le soupçon règne entre les Résidents. La question est : qui a rechuté ? Parce que, bizarrement, personne ne croit Simon. Sauf moi. Et Patrick. - Joli. - Merci. - Tu crois que nous devrons les attendre longtemps encore ? Les analyses... - Je n'en sais rien. Je ne suis pas médecin. Et je ne m'occupe pas du planning des labos. Je suppose qu'ils ont plus urgent à faire que vérifier la rechute possible d'une bande de toxicos. - Ils feraient bien de se dépêcher. Je commence à en avoir assez. C'est bizarre, non ? Tout le monde se regarde en chien de faïence, et personne ne suspecte le coupable. - Parce que c'est trop évident ? - Parce qu'il est populaire. Populaire, Diane. Tu verras. Le jour où il se fera virer, ils pleureront. Là, il exagère. Personne ici ne pleure l'exclusion d'un rechuteur. Personne, sauf cette idiote de Diane. - On tient le pari ? - Pari tenu, Patrick. Pari tenu, pari perdu, j'en suis certaine. Au fond de moi, je sais très bien qu'il a raison.
Il y a la mignonne Angélique "comme la Marquise des Anges". Il y a Matthieu, l'archéologue rondouillard. Il y a Franz, le chauffeur d'autobus. Des nouveaux. Encore. Un apéro de bienvenue. Encore. Une présentation. Encore. Le rituel. Encore, et encore, et encore. Et les autres. Frédéric, qui plaisante avec Aurélien et Ralph. Agnès, en grande discussion avec le tout jeune Félix. Philippe, Baptiste et Paul, qui parlent politique. Hervé, de plus en plus hagard, et Sonia, de plus en plus inquiète. Gabriel, observant ses compagnons comme des modèles. Christine, l'air plus shootée qu'une héroïnomane qui vient de se piquer. Eric, en plein numéro de charme devant Dominique et Soazig. Gervaise et Virginie, observant Ludovic du coin de l'oeil. Damien et Nicolas, comparant les qualités de différentes raquettes de tennis. Simon, seul dans son coin. Michelle, faisant le service. Hubert, montrant par la fenêtre un oiseau à Pascal. Béatrice et Francis projetant une sortie à la piscine. Renaud. Renaud, qui vient vers moi. - Ca va ? - Non. A quoi bon mentir ? Par politesse ? - Non. Et va-t'en,s'il te plaît. Je n'ai pas le droit de te parler. La dernière fois que je l'ai fait, je me sus retrouvée dans le bureau de Camille. - Je sais. C'est moi qui lui ai parlé. - Quoi ? Je ne sais pas si je suis déçue. Si je suis en colère. Je reste bouche bée, sans pouvoir réagir. Je reste bouche bée, façe à ce garçon qui vient m'avouer m'avoir dénoncée, comme s'il s'agissait d'un exploit viril. |
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