Chapitre 372:
Chapitre 67.3
(par
lambertine, ajouté le 03/08/01 00:06)
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- Qui est Charles ? - Mon ex. - Il faudra que je le signale. Qu'elle signale quoi ? Que le père de mes enfants m'a envoyé un message pour mon anniversaire ? C'est la meilleure ! C'est la meilleurs, mais ça m'est égal. "Ils" ne peuvent pas me reprocher ses voeux. Du moins, je le suppose. - Tiens. Elle me rend mon téléphone. - Je m'attendais à... ou plutôt non, je ne m'attendais à rien. Pourquoi donc ce petit voyou aurait-il eu l'idée de t'appeler ? C'était stupide de ma part. Les garçons comme lui ne pensent jamais aux autres. Je me retiens de lui jeter au visage que "ce petit voyou" a bel et bien eu l'idée de m'appeler, mais que je connais la fonction "effacer" de ma messagerie. Je me contente de baisser la tête, de jouer la femme obéissante, soumise à l'autorité. Et je me tais. J'ai décidé d'être sage. Ou, du moins, de faire semblant.
J'enfile des perles dans l'aquarium. Dos à moi, Aurélien s'escrime sur un sudoku de niveau 7. Fait semblant de s'escrimer sur un sudoku de niveau 7. - Je te demande pardon. Pardon ? Oui. Merci. Je te pardonne, Aurélien, si tu redeviens toi-même. Toi-même sans la came, mais toi-même quand même. - J'étais furieux contre toi. Ca, je l'avais remarqué, merci. Mais je ne crois pas que tu sais à quel point j'en ai été peinée. Et, au fond, peu importe. - Je t'en voulais à mort. Pas de lui avoir dit au revoir, mais de l'avoir fait comme ça, devant tout le monde. Tu aurais pu lui téléphoner le lendemain, non ? Etre discrète, quoi. - Je n'avais pas envie d'être discrète, Aurélien. - Mais pourquoi ? Qu'est-ce que ça aurait changé ? - D'abord, je n'aurais pas pu lui téléphoner le lendemain. Son téléphone était éteint. - Tu as essayé ? - J'ai essayé, oui. Dis-le leur si tu veux. Ils ne sont pas suffisamment stupides pour ne pas s'en douter. - Je n'ai pas envie de cafter. Je n'aime pas ça du tout. Mais je n'ai pas aimé non plus ton attitude, ce soir-là. Elle m'as mis mal à l'aise. Parce que c'était normal, qu'il se fasse virer, non ? - Oui, c'était normal, et je n'ai jamais dit le contraire. C'est ce qui s'est passé durant les semaines qui ont précédé son exclusion, qui n'était pas normal. Quant à mon attitude... Je ne m'adressais pas à vous, en agissant comme je l'ai fait. Ni à l'Equipe. Je m'adressais à Célestin. Je voulais qu'il sache que je ne lui en voulais pas. Que quoi qu'il se soit passé, je restais son amie. Pas en cachette, mais aux yeux du monde, parce que je n'en avais pas honte. - Mais il avait échoué ! Célestin avait échoué ! - Et alors, Aurélien ?
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