Chapitre 389:
Chapitre 71.1
(par
lambertine, ajouté le 23/02/02 18:51)
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Un week-end de sortie, pendant lequel j'ai retrouvé mes enfants, et mes "non-enfants", comme dirait Célestin. A savoir Flora, Gilles, et lui, du moins, lui, par téléphone. Un week-end après lequel je suis rentrée au Centre pour apprendre l'exclusion de Soazig, pour rechute non-déclarée. - Je viens te dire au-revoir. - Hein ? Je me demande ce que Patrick fait là, assis dans un fauteuil mou, à mes côtés. Il s'agit de Soazig, pas de lui. - Je serai viré cet après-midi. Alors, je viens te dire au-revoir. Par respect. Au revoir ? Par respect ? Et viré ? Pourquoi ? Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. - Parce que je n'ai pas assumé mon contrat. Son contrat ? Mais quel contrat ? - Parce que je n'ai pas réussi à empêcher Soazig... Je n'étais pas ici pour me soigner, Diane. J'étais ici pour la surveiller, pour l'empêcher de rechuter. J'étais payé, pour ça, par son père. Et j'ai échoué. Je l'ai laissée filer... et elle s'est saoûlée, comme d'habitude. Je ne comprends pas très bien. - Tu étais ici avant elle. - Je l'attendais. Même en étant désagréable, je l'attendais, pour faire mon job. J'ai échoué. Demain, au plus tard, je serai viré, et après-demain... en prison, si tout va bien. - Si tout va bien ? - Tu ne connais pas mon monde, Diane. Celui de la famille de Soazig. J'avais un contrat. J'ai échoué. Peut-être vais-je me retrouver avec une lame entre les côtes ? Je n'en sais rien, et peu importe, parce que, si ce n'est pas le cas, je vais me retrouver en taule, et j'aurai perdu mes gosses pour de bon. - Tes gosses ? Rainier et... - Gilonne. Rainier et Gilonne... des noms d'aristocrates pour des enfants de proxénète. - Et pour des "fils de pute", Diane. |
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