Chapitre 8:
L’heure des premiers départs...
(par
ISENGAR, ajouté le 23/09/05 23:30)
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Maintenant vint la triste nouvelle... L’heure des premiers départs était arrivée. Et dans la grande froideur automnale de cette après-midi dominicale, dames Melilot, Rebecca et Elbaratha ainsi que maîtres Gurth et Gawain s’en furent dans la première navette vers le relais des chemins ferrés de Firminy. Une seconde navette devait séparer du reste de la troupe Bastien, le colonel Edrahil et dame Lalaith, merveilleux petit bout de princesse, qui laissa un grand vide après elle.
Alors, pour tenter d’effacer le désappointement général, Isengar et Ronan de Paris invitèrent l’assemblée à se rendre au grenier de la maison commune et lancèrent un défi au jeu du baby-foot, une étrange invention qui se jouait avec des pantins de bois et de curieuses mécaniques sur une table creuse. Cette distraction brutale évoquait une forme de soule qui ne se jouait qu’avec les pieds... Yyr et Tar Palantir relevèrent le défi mais furent terrassés par un score de 10 à 9. Une autre partie s’engagea, mais tous les spectateurs se lassèrent très vite et abandonnèrent le jeu en cours laissant Isengar et Ronan écraser leurs nouveaux adversaires sans que personne ne puisse jamais témoigner de l’exploit...
Soudainement, comme la foudre frappant le cœur d’un arbre, on annonça le départ imminent de la douce princesse Béatrice. Maintenant, tous furent attristés de savoir la charmante demoiselle sur le point de regagner sa ville de Mâcon, et Sylvae de Pibrac la première. Mais d’autres furent plus touchés encore, car ils savaient que les choses ne seraient plus les mêmes après le départ de cette adorable enfant des fées. Mais rien n’empêcha son départ. Pas même Isengar le ménétrier qui tenta des mimiques de bouffon pour distraire la belle tout en sachant qu’il n’avait ni la classe ni le talent d’un certain Dongann, célèbre porteur de grelots.
Le vent et la grisaille s’abattirent avec plus d’intensité encore, au moment où le cheval de dame Béatrice disparut au détour d’une ruelle en emportant définitivement sa délicieuse cavalière avec lui. Maintenant, ce n’était peut-être qu’une impression ressentie par quelques-uns, car dame Kendra invita quelques compères à partir en promenade, tandis que d’autres noyaient leur désappointement dans une nouvelle partie de cartes. Et de fait, le temps se révélait beaucoup plus clément que les jours précédents. Alors tous comprirent que la grisaille était dans leur cœur.
Un petit groupe s’en fut donc par les chemins boisés et charmants de la Terre d’Emilieu. Dame Kendra conduisait la troupe et son entrain redonnait le sourire aux âmes attristées. Vallis des jardins, Tirno l’Helvète et Isengar le Ménétrier formaient la petite troupe de dame Kendra. Et elle les conduisit sur des parcours en marge des domaines de Faërie, allant jusqu’à leur permettre de rendre visite à l’arbre aux secrets, dont les branches confortables pouvaient soutenir jusqu’à douze nains et plus. En continuant leur promenade vers les pentes du Forez, là où se dévoilait la chaîne des monts d’Auvergne, les quatre promeneurs cueillirent au passage maître Moraldandil. Et tous revinrent sur leur pas tandis que la nuit couvrait le pays de son froid et sombre manteau.
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