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Bonjour à la communauté que je n'étais pas venu saluer depuis longtemps !
Tout est dans le titre, ou presque : depuis l'an dernier, je m'attelle à l'écriture d'un récit, que j'espère faire publier.
Il s'agit d'une histoire vraie : celle de mon arrière-grand-mère qui courait les cimes du massif du Mont-Blanc il y a plus d'un siècle, et de ses enfants dont trois moururent dans un accident de montagne précisément là où leur mère avait vécu un de ses aventures les plus marquantes. Nous sommes donc dans le thème de la rentrée littéraire 2025, et je dois dire que la lecture des livres de Carrère (Kolkhoze) et Mauvignier (La Maison Vide), sans franchement m'inspirer tant leur style leur appartient (et tant le résultat est supérieur à ce que je peux produire), a apporté un éclairage intéressant sur ma démarche. Pour ma part j'ai adopté une forme de récit proche du roman (comme Mauvignier, donc, mais dans un style très différent et surtout en m'éloignant beaucoup moins de la réalité).
Je m'empresse également de préciser que je me tiens le plus éloigné possible du thème de la rentrée littéraire 2026 : ouf, Pangram labelle 100 % humain le premier et le dernier chapitres !
J'en viens au coeur du problème : trouver un éditeur. J'avais envoyé en avril la version de l'époque du manuscrit à quelques maisons : une grande maison parisienne pour voir (Calmann-Lévy pour l'unique raison qu'un auteur que j'ai pu croiser venait d'y publier un roman), et des maisons plus orientées montagne : Arthaud (on reste dans la grande maison), la collection Guérin de chez Paulsen, et deux petites maisons chamoniardes tenues par Catherine Destivelle (Editions du Mont-Blanc) et François Damilano (JM Editions).
Calmann-Levy a répondu assez rapidement (1 à 2 mois) par la négative, sans surprise (le récit semble correspondre assez peu à leur catalogue). Quant à Guérin / Paulsen, j'ai reçu mi-août un message du directeur éditorial que leur collection se concentrant sur les histoires vraies, ma fiction ne pouvait être publiée... Je me suis bien sûr empressé de lui répondre qu'il s'agissait d'une histoire parfaitement vraie et lui ai envoyé la dernière version, pas mal remaniée. Il a répondu dans la foulée que pour s'excuser, il allait se plonger dans cette version.
Depuis, plus de nouvelles, malgré une ou deux relances par mail. Je suis un peu entre deux chaises : dois-je attendre une nouvelle de Guérin, ou bien relancer les autres maisons et l'envoyer à d'autres bien choisies (Glénat, Hoebeke...) ?
Passant à Paris dans quelques jours, je me pose la question d'aller au culot chez Paulsen demander si le directeur éditorial est présent.
Bref, ma question est : dans les démarches d'un nouvel auteur (du moins de quelqu'un souhaitant le devenir), où se situe la limite entre la ténacité pugnace d'un côté, le harcèlement pénible de l'autre ? Une telle démarche serait-elle bien vue comme un signe de détermination ou risque-t-elle d'énerver ? Dois-je balayer toute vergogne et arroser autant d'éditeurs que raisonnablement possible ?
J'ai pensé qu'un certain nombre de fidèles de ces lieux auraient une expérience précieuse sur ce sujet, qui me serait utile.
Je termine en précisant que les retours de lecture reçus de la part d'amis ou de la famille sont généralement bons à enthousiastes... mais bien sûr je les reçois avec une pincée de sel, comme on dit dans la Shire.
Merci de vos conseils !
Aglarond
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