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...cela sent un peu trop son Inquisition moderne...
Moderne ou pas, je ne risque pas d'apprécier cette référence... Jérôme m'avait déjà attribué, de façon très désobligeante, dans un autre fuseau, une « croisade » (« croisade » pourtant totalement imaginaire, soit dit en passant, et donc n'existant que dans son esprit)... alors tu ne vas non plus t'y mettre en essayant de m'associer à présent à l'Inquisition, quand même ? Dans un cas comme dans l'autre, c'est très fort de café, surtout venant de votre part et de l'appartenance religieuse que vous revendiquez tout deux (à des degrés divers). Du reste, et tant que j'y suis, s'agissant ce qui m'avait été dit, dans le même fuseau, sur le fait que je ne saurais pas de quoi je parle quand j'évoque le Dieu personnel des religions du Livre (ou des Écritures), je précise simplement ceci, au passage : si « les sages parlent de ce qu'ils savent » (sentence de Jérôme), je ne peux que leur suggérer de ne pas prendre autrui de haut et de se renseigner sur ce qu'entend ledit autrui quand il emploie certains mots (« religions du Livre », par exemple, expression qui se trouve avoir un sens particulier chez moi) dans les propos qu'il prend le temps de tenir dans une discussion, et ce sera déjà bien pour, éventuellement, essayer de se comprendre mutuellement. Bref, je n'entends pas caricaturer vos positionnements : faites donc un effort pour en faire autant à mon égard. Note que du reste, j'apprécie également dans l'ensemble le ton de ton propre message... alors, après ces quelques mutuelles « politesses » aigres-douces, passons donc à autre chose pour rester, si possible, constructifs.
Comparer, comme tu le fait, Nouvelle École avec l'Humanité est plutôt audacieux : au-delà de l'opposition idéologique frontale entre ces deux périodiques, je vois bien sur le principe (politiquement) ce que tu veux dire, mais les deux publications en question ne jouent tout-de-même pas dans la même cour, même si je ne lis par ailleurs qu'assez rarement aujourd'hui le quotidien qui fut, à l'origine, le journal de Jean Jaurès. Comparer l'Humanité avec le Figaro, par exemple, serait plus juste, de mon point de vue, en termes d'audience visée et de rayonnement public, au-delà des orientations doctrinales propres à ses deux journaux nationaux. Je me suis d'ailleurs posé la question de savoir s'il m'aurait paru, personnellement, moins problématique de voir vos articles publiés dans un dossier du Figaro magazine que dans Nouvelle École. J'ai évoqué ailleurs, il y a quelque temps, un numéro hors-série du Figaro de novembre 2019 consacré à « Jésus Christ cet inconnu » et je pourrais reprendre cet exemple : certes, dans ce cas-là, on savait à quoi on avait affaire, soit à une vision religieuse sous couvert d'étude scientifique, dans une perception essentiellement dominicaine d'ailleurs, vision très largement compatible avec le lectorat conservateur chrétien du Figaro, mais au moins cette vision religieuse avait-elle quelque-chose à voir avec une sorte d'intérêt général plus ou moins grand-public, le public visé fut-il plutôt cultivé. Avec Nouvelle École, c'est une toute autre chanson, avec une audience visée a priori très spécifique, et une orientation doctrinale au caractère nettement plus clivant que ce conservatisme disons « classique » (pour ne pas dire « bourgeois ») dont le Figaro est plus ou moins l'organe de presse attitré en France depuis le XIXe siècle. Ceci dit, si l'article de Jérôme (le seul que j'ai lu) avait paru dans le Figaro, je ne cache pas que j'aurai été tout-de-même bien tenté d'inclure cette parution dans un mouvement d'appropriation religieuse de Tolkien déjà nettement observé, depuis quelques années, dans la presse ouvertement confessionnelle. Et j'aurai pu, en tout cas, sans doute y trouver une dimension d'appropriation idéologique conservatrice, ayant dès lors forcément une dimension plus ou moins politique. Car, que vous le vouliez ou non, quand vous publiez quelque-chose quelque-part, il peut toujours y avoir tout ou partie du contexte de la publication qui peut politiser votre acte, que vous le vouliez ou non, simplement parce que l'on écrit pour être lu. Il vaut donc mieux, en la matière, me semble-t-il, bien savoir ce que l'on fait avant le faire, si jamais la question se pose de ne pas dévoyer l'objectif de partager des connaissances sur J. R. R. Tolkien. Or ici, à l'évidence, la question s'est posée, avec les réactions que tu as pu constater, fut-ce à l'échelle de notre (tout) petit milieu.
En ce qui concerne les éléments contenues dans la partie de ta réponse au Dragon Didier, merci pour le partage d'informations concernant le contexte selon ton point de vue : cela permet au moins d'y voir un peu plus clair s'agissant de tes intentions, et de ce que tu penses du directeur de la publication de Nouvelle École. Que dire de plus, pour ma part, à propos de ce dernier ? Comme j'ai déjà pu l'écrire en privé à Jérôme l'année dernière, vu « de gauche » (en général), Alain de Benoist est un intellectuel très « à droite », sinon carrément d'extrême-droite, quoique je doute toutefois qu'il soit très facilement classable selon les critères politiques conventionnels (*). Son point de vue « racial » ethno-différencialiste (une forme « soft » de racisme, à mes yeux), sa vision essentialiste des rapports entre hommes et femmes, et son rejet de principe de l'universalisme constituent typiquement le genre d'idées que je n'aime pas, parce qu'elles flattent en particulier tous les préjugés plus ou moins « conservateurs » et « identitaires » dont les nationalismes « virils » font notamment leur miel noir. Quant à l'orientation doctrinale de la revue elle-même, je ne peux que rappeler que « la droite » ou du moins celle qui se voudrait a priori « vraiment de droite », la droite extrême, l'extrême-droite, le monarchisme à la Maurras, le conservatisme religieux et anti-moderne (quelle que soit la religion ou plus largement la spiritualité dont il se réclame, y compris le « néo-paganisme » à la Benoist), les nationalismes, le « traditionalisme » plus ou moins essentialiste et sexiste, les racismes divers et variés appliqués à l'histoire de l'Europe, etc., ne sont pas (du tout) ma tasse de thé... même si « mon » socialisme (un socialisme universaliste à l'occidentale, inspiré de William Morris, de Jean Jaurès, de Léon Blum, et par ailleurs sans prétention à détenir la « Vérité ») est tout autant incompatible avec le pseudo-antisexisme et le pseudo-antiracisme « décolonial » ou « woke » dont certains se réclament aujourd'hui « à gauche » (en faisant hélas beaucoup de bruit médiatique, même si tout de même quelques livres bienvenus – notamment Racée de Rachel Khan, dont je recommande la lecture – sont heureusement là pour apporter un peu d'air frais dans un contexte général étouffant).
Pour autant, mon positionnement philosophique et politique étant rappelé (depuis le temps, ça va sans dire... mais ça va tout de même mieux en le disant), faut-il fuir le débat argumenté ? Sur le principe, je pense que non, mais encore une fois, tout dépend du contexte dans lequel on intervient, et sur le terrain de qui on choisit de s'aventurer. Personnellement, tant d'un point de vue intellectuel que politique, A. de Benoist me fait l'effet de quelqu'un qui joue sur les deux tableaux, ce pourquoi il peut sans doute s'enorgueillir de publier des gens qui sont d'un avis différent du sien, car in fine c'est essentiellement lui qui me parait en tirer bénéfice en termes d'image, sur fond de Kultur Kampf. Et s'agissant de la revue elle-même, A. Berger ne s'en cache pas, si j'en crois ses déclarations indiquées par Sosryko : il parle de Tolkien comme d'un « auteur catholique, un anarchiste de droite, profondément touché par le sentiment de nature », « apprécié par-delà la gauche » (comme si la réception dudit Tolkien par la contre-culture aux États-Unis dans les années 1960-1970 était la seule qui serait significative, ce que l'on sait être inexact, même si Vincent [F.] aime bien insister sur cette réception-là), et dont il conviendrait de parler davantage « dans le monde des idées dites de droite », etc. Au moins, c'est clair quant au but affiché, mais il s'agit donc bien d'aller sur le terrain idéologique revendiquée par la revue... terrain qui, à mon sens, va autrement plus loin dans l'orientation idéologique qu'un Figaro ou qu'une Revue des Deux Mondes (autre référence de la presse héritée du XIXe siècle, également conservatrice, et dont le propriétaire est encore aujourd'hui, pour mémoire, Marc Ladreit de Lacharrière, protagoniste bien connu du « Penelopegate »... mais c'est une autre histoire... ;-)...). Bref, personnellement, comme je l'ai écrit à Jérôme l'été dernier, les orientations doctrinales de la revue d'A. de Benoist m'interdiraient d'y contribuer si jamais on me le proposait, car c'est vraiment beaucoup trop « à droite » pour moi... et sans doute l'est-ce aussi pour quelqu'un se réclamant de Tocqueville au jour d'aujourd'hui à mon humble avis, d'où mon évocation d'un paravent dans le cas où l'on ne jouerait pas forcément cartes sur table sur ce que l'on pense vraiment. S'agissant du fond du sujet (tolkienien), contribuer à ce type de publication est, en tout cas, à mon sens incompatible avec la vision ouverte que j'ai de l'appréhension de l'œuvre de Tolkien, c'est-à-dire une vision qui n'essentialise pas cette œuvre (en particulier religieusement, mais aussi politiquement) d'une part, et une vision qui n'essentialise pas le réel en se servant de ladite œuvre (sous couvert de la servir) d'autre part. Voila pourquoi j'ai parlé de goût un peu amer (et j'aurai pu mettre des guillemets à « un peu », vu que le goût est plutôt amer tout court), dans mon précédent message... et sachant que, d'autre part, Didier a fait, durant ces dix dernières années, beaucoup de choses pour des personnes qui ne pensent pas forcément comme lui, au nom d'un centre d'intérêt supposé commun, voila pourquoi je comprends aussi, sur le principe, la réaction grinçante exprimée par Hiswelókë en privé.
Je ne connais cependant pas le détail de tes conversations privées avec les uns et les autres, étant (comme par hasard, et ce n'est pas nouveau) le seul à mettre les choses sur la table publiquement, mais saches que j'ai bien reçu ton post-scriptum personnel envoyé par courriel. Il me rappelle les mises au point que je me suis parfois senti obligé de faire, en privé et en public, quant mes propres sentiments ou à ma propre histoire personnelle et familiale, face à des personnes qui, encore aujourd'hui pourtant, semblent avoir du mal à comprendre mon (modeste) point de vue dans le cadre des échanges ayant eu lieu ici et ailleurs. Je regrette que cela puisse te faire sans doute un peu violence d'avoir dû faire cela, notamment par écrit, mais cela me parait être, d'un autre côté, le signe d'une nécessité, parfois, de ne plus se contenter de tous ces non-dits qui, à mon avis, ne font qu'empoisonner les rapports entre les personnes, à force d'être, in fine, plus ou moins la norme (peut-être que la tolkienophilie a tendance à attirer les esprits « pudiques » [crypto-victoriens ? ^^'], je ne sais pas, mais la pudeur ne doit pas pour autant, à mon sens, devenir synonyme de non-implication dans les échanges : nous sommes tous, de toute façon, des êtres humains, faillibles et imparfaits, comme je le dit souvent, alors autant l'assumer, sans surjouer la « discrétion » quand il importe avant tout d'être compris, autant que possible).
J'expédie ce message un peu en catastrophe, après une journée de travail par forte chaleur et avant un déplacement par voie ferroviaire un peu lointain (le premier depuis des mois) : je ne sais pas si j'ai été très clair, ni si je serais bien compris... mais bon, encore une fois, pour réemployer les mots de Merlin, déjà cité plus haut : « It is done. »
B.
(*)Il ne m'a échappé qu'A. de Benoist avait voté pour Méluche lors de l'élection présidentielle française de 2017, mais loin d'y voir une évolution politique de ses idées comme tu sembles le faire, j'y vois bien plutôt une conséquence du côté « attrape-tout » du mélenchonisme...
EDIT (13/06/2021): tout confidentiel qu'il soit en matière d'audience, le présent forum reste un endroit public, et à trop vouloir « compenser » les non-dits des autres, je finis par (beaucoup) trop parler moi-même (et par trop parler de ma petite personne d'ailleurs au passage, ce qui n'est pas le but à la base)... De retour de voyage, j'ai donc corrigé ce qui devait l'être dans le présent message, en supprimant des éléments relevant trop de la vie privée, qu'il s'agisse de la mienne ou de celle des autres.
EDIT 2 (14/06/2021 & 17/06/2021): corrections de fautes d'orthographe et de syntaxe.
EDIT 3 (29/06/2021 & 30/06/2021): nouvelles corrections de fautes (on ne se relit jamais assez).
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Cher Benjamin,
Moderne ou pas, je ne risque pas d'apprécier cette référence... [...] alors tu ne vas non plus t'y mettre en essayant de m'associer à présent à l'Inquisition, quand même ? Dans un cas comme dans l'autre, c'est très fort de café, surtout venant de votre part et de l'appartenance religieuse que vous revendiquez tout deux (à des degrés divers). Du reste, et tant que j'y suis, s'agissant ce qui m'avait été dit, dans le même fuseau, sur le fait que je ne saurais pas de quoi je parle quand j'évoque le Dieu personnel des religions du Livre (ou des Écritures), je précise simplement ceci, au passage : si « les sages parlent de ce qu'ils savent » (sentence de Jérôme), je ne peux que leur suggérer de ne pas prendre autrui de haut et de se renseigner sur ce qu'entend ledit autrui quand il emploie certains mots (« religions du Livre », par exemple, expression qui se trouve avoir un sens particulier chez moi) dans les propos qu'il prend le temps de tenir dans une discussion, et ce sera déjà bien pour, éventuellement, essayer de se comprendre mutuellement. Bref, je n'entends pas caricaturer vos positionnements : faites donc un effort pour en faire autant à mon égard. Note que du reste, j'apprécie également dans l'ensemble le ton de ton propre message... alors, après ces quelques mutuelles « politesses » aigres-douces, passons donc à autre chose pour rester, si possible, constructifs.
Je pense néanmoins que nous nous sommes parfaitement compris : quand tu parles du « cas où l'on ne jouerait pas forcément cartes sur table sur ce que l'on pense vraiment », c'est très clairement un raisonnement de type inquisitorial, alors que tu me connais, et que tu sais que je pense ce que je dis, et lorsque je le dis, j'y mets les formes, certes, mais je ne garde pas d'arrières-pensées. Au demeurant, connaissant un peu l'histoire de l'Inquisition, ses (graves) travers comme ses (réelles) avancées en matière judiciaire à une époque où on condamnait sans trop se préoccuper de la culpabilité réelle de l'accusé, je te prie de croire que venant de moi, cela avait certes l'objectif de piquer (et pour cause), mais n'était pas non plus un vocable insultant sous ma plume. Si j'avais parlé de Stasi, de Guépéou, de Tchéka ou d'OVRA, là... Enfin, tu as raison, essayons tant bien que mal de rester constructifs.
Comparer, comme tu le fait, Nouvelle École avec l'Humanité est plutôt audacieux : au-delà de l'opposition idéologique frontale entre ces deux périodiques, je vois bien sur le principe (politiquement) ce que tu veux dire, mais les deux publications en question ne jouent tout-de-même pas dans la même cour, même si je ne lis par ailleurs qu'assez rarement aujourd'hui le quotidien qui fut, à l'origine, le journal de Jean Jaurès. Comparer l'Humanité avec le Figaro, par exemple, serait plus juste, de mon point de vue, en termes d'audience visée et de rayonnement public, au-delà des orientations doctrinales propres à ses deux journaux nationaux.
Audacieux, peut-être, mais on peut se demander dans quel sens. Ma comparaison était d'ordre idéologique, bien sûr, car on ne peut pas comparer frontalement un quotidien et un journal annuel, quels que soient leurs tirages respectifs. Au-delà de la personne du fondateur de l'Humanité (que je ne souhaite nullement attaquer ici), ce journal est rapidement devenu l'organe central du PCF et la vitrine du stalinisme en France ; je n'ai pas connaissance qu'il ait jamais fait son mea culpa en la matière... D'ailleurs, la comparaison est-elle plus pertinente avec le Figaro ? Là où l'Humanité tire à 35 000 exemplaires, le Figaro est à 330 000, presque dix fois plus. S'il fallait un pendant à gauche à ce dernier, ce serait évidemment le Monde, tant en terme de tirage que de symétrie idéologique.
Avec Nouvelle École, c'est une toute autre chanson, avec une audience visée a priori très spécifique, et une orientation doctrinale au caractère nettement plus clivant que ce conservatisme disons « classique » (pour ne pas dire « bourgeois ») dont le Figaro est plus ou moins l'organe de presse attitré en France depuis le XIXe siècle. Ceci dit, si l'article de Jérôme (le seul que j'ai lu) avait paru dans le Figaro, je ne cache pas que j'aurai été tout-de-même bien tenté d'inclure cette parution dans un mouvement d'appropriation religieuse de Tolkien déjà nettement observé, depuis quelques années, dans la presse ouvertement confessionnelle. Et j'aurai pu, en tout cas, sans doute y trouver une dimension d'appropriation idéologique conservatrice, ayant dès lors forcément une dimension plus ou moins politique. Car, que vous le vouliez ou non, quand vous publiez quelque-chose quelque-part, il peut toujours y avoir tout ou partie du contexte de la publication qui peut politiser votre acte, que vous le vouliez ou non, simplement parce que l'on écrit pour être lu. Il vaut donc mieux, en la matière, me semble-t-il, bien savoir ce que l'on fait avant le faire, si jamais la question se pose de ne pas dévoyer l'objectif de partager des connaissances sur J. R. R. Tolkien. Or ici, à l'évidence, la question s'est posée, avec les réactions que tu as pu constater, fut-ce à l'échelle de notre {*} (tout) petit milieu.
Je suis bien d'accord avec le fait que l'audience et de l'orientation de Nouvelle Ecole s'éloignent assez nettement de la presse « classique », pour reprendre tes termes. Ce sont des raisons pour lesquelles je ne me serais pas proposé de moi-même, eussé-je eu vent du dossier en préparation**. A partir du moment où j'ai été directement sollicité par un ami, c'était un peu différent pour moi. Dans ces conditions, je pensais utile de contribuer un article susceptible d'intéresser les lecteurs de N.E. à Tolkien, sans donner prise à la moindre récupération, s'il y avait lieu d'en craindre une (et de fait, n'ayant jamais lu N.E. auparavant, je l'ai dit, c'était un peu un pari pour moi). Quant au contexte, j'estime légitime, et même utile, qu'on puisse ponctuellement publier dans un organe de presse sans adhérer à son idéologie, ni en être accusé***. Cela permet aux lecteurs de découvrir des points de vue différents du leur. Qui pourrait se plaindre que l'un ou l'autre d'entre eux vienne en partie grâce à cela à lire les Lettres ? Bien sûr, on peut craindre que d'autres liront mon article de travers, mais cela peut arriver où que l'on publie, alors...
Pour ce qui est de Jérôme, je lui laisse le soin de te répondre s'il le souhaite : vous avez déjà longuement débattu de cette question, et je ne suis de toute façon pas assez compétent sur le plan théologique pour intervenir à ce propos. Déjà que j'ai dû exhumer mes vieux livres d'Aristote pour essayer de répondre aux questions soulevées par « Amis et serviteurs »...
[Q]uelques livres bienvenus – notamment Racée de Rachel Khan, dont je recommande la lecture – sont heureusement là pour apporter un peu d'air frais...
Ce n'est évidemment pas le sujet, mais merci de cette recommandation. J'en avais déjà entendu du bien et je songeais à le lire. Il faudra que je le fasse quand j'aurais un peu de temps (ce qui n'est pas du tout le cas actuellement, témoin le retard mis à te répondre).
Bref, personnellement, comme je l'ai écrit à Jérôme l'été dernier, les orientations doctrinales de la revue d'A. de Benoist m'interdiraient d'y contribuer si jamais on me le proposait, car c'est vraiment beaucoup trop « à droite » pour moi...
Pour moi, la seule barrière -- mais elle est infranchissable -- concerne les journaux officiels ou quasi-officiels des dictatures (exit, donc, le Quotidien du Peuple et ses semblables) ou ceux qui font ouvertement l'apologie de la violence à l'égard de quelque groupe que ce soit, spécialement s'ils ont été condamnés pour cela par un tribunal démocratique (exit, donc, Rivarol et consorts). A ma connaissance, N.E. n'est dans aucun de ces deux cas (si je me trompe, n'hésite pas à me corriger).
peut-être que la tolkienophilie a tendance à attirer les esprits « pudiques » [crypto-victoriens ? ^^']
C'est bien possible. C'est une question qui mériterait d'être creusée.
(Note au passage qu'avec « le pseudo-antisexisme et le pseudo-antiracisme “décolonial”ou “woke” », j'ai aussi l'impression que le monde moderne est en train de devenir néo-victorien, ce qui n'est effectivement pas une très bonne nouvelle.)
Amicalement,
D.
* Désolé, c'est une faute qui m'insupporte littéralement, surtout qu'elle semble se multiplier ces dernières années.
** Pour le Figaro, ou pour notre journal local, la Provence -- pourtant orientée plutôt à gauche --, je me serais sans doute proposé de ma propre initiative en cas de dossier en cours de préparation, et quoique, même là, je ne sais pas si j'aurais proposé de monter un dossier, ce qui implique au moins un début d'adhésion à l'idéologie véhiculée par le journal concerné, de mon point de vue.
*** Et s'il y en a ici qui sont proches de journalistes à la gauche (même à l'extrême-gauche, soyons audacieux) du spectre politique et souhaiteraient monter un dossier Tolkien dans leurs colonnes, sachez que je tiendrai ce que je dis. Pas de souci pour parler de Sprachbund chez Tolkien ou des capacités de ses protagonistes à communiquer en dépit des barrières de la langue, fut-ce à une audience anarcho-syndicaliste. 
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Cher Damien,
J'ai moi-même été très occupé ces derniers temps, ce pourquoi je ne réponds que cette nuit.
...tu me connais, et [...] tu sais que je pense ce que je dis, et lorsque je le dis, j'y mets les formes, certes, mais je ne garde pas d'arrières-pensées.
Oui, certes, mais c'est un peu comme quand Jérôme m'accuse (injustement) de diffamation (sur un autre sujet, en mars dernier) : lorsque l'on me connait, on sait que lorsque je m'exprime, je m'efforce de m'appuyer d'abord sur des faits plutôt que sur un simple ressenti ; ainsi, s'il peut toujours m'arriver de mal interpréter les dits faits ou de les surinterpréter, pour autant je ne les invente pas, et je ne les manipule dans je-ne-sais quelle perspective malveillante. Bref, on est tous censé se connaitre un peu... sauf qu'en fait, ce n'est pas toujours évident de toujours comprendre ce que les gens ont en tête quand ils font ce qu'ils font, surtout quand la « pudeur » limite l'implication de certains dans les échanges et empêche parfois dès lors d'y voir clair, malgré la bonne foi supposée des parties en présence.
Quand j'ai appris ce qui était à l'origine des échanges sur le thème du libre arbitre dans le fuseau dédié sur JRRVF, je me suis sincèrement demandé à quoi rimait tout cela... Soit c'était une histoire d'« évangélisation » (un peu candide) au nom de la sacro-sainte cause de la promotion de Tolkien sur un terrain idéologiquement très connoté, soit c'était un signe de proximité idéologico-culturelle dont la sacro-sainte cause suscitée ne serait dès lors qu'un paravent. Et comme je n'avais pas envie de me lancer dans un trip d'investigation de tendance « gauche morale » à la Mediapart, j'ai dit en privé à Jérôme ce que j'en pensais mais en arrondissant les angles et en refusant d'en faire tout un plat sur le moment, puisqu'après tout, c'était votre affaire. C'est quand la publication en question a fini par sortir que je me suis quand même senti obligé de clarifier publiquement les choses me concernant, sans être alors beaucoup plus avancé quant aux motivations profondes des contributeurs de ce dossier Tolkien pour Nouvelle École.
Au delà du fait que tu as d'abord été sollicité par un ami, sans quoi je veux bien croire que la revue en question aurait très bien pu rester plus ou moins largement hors de ton champ de vision, les explications que tu as fournies m'ont, je l'avoue, fait un peu penser, par certains côtés, à l'histoire racontée par Robert Howard dans l'Âge Hyborien dont on a déjà eu l'occasion de parler ailleurs, à savoir l'histoire du prêtre némédien Arus parti, pour des raisons finalement non connues avec certitude, essayer de modifier les mœurs païennes des Pictes en faveur du culte pacifique de Mitra... mais je ne me lancerai pas dans de longs développements à ce propos, car mon analogie un brin fantaisiste est plus un clin d'œil qu'autre chose (d'autant plus que j'ai un peu de mal à imaginer physiquement le « néo-païen » A. de Benoist en barbare picte howardien, donc passons... ;-D...).
Hyarion a écrit :Comparer, comme tu le fait, Nouvelle École avec l'Humanité est plutôt audacieux : au-delà de l'opposition idéologique frontale entre ces deux périodiques, je vois bien sur le principe (politiquement) ce que tu veux dire, mais les deux publications en question ne jouent tout-de-même pas dans la même cour, même si je ne lis par ailleurs qu'assez rarement aujourd'hui le quotidien qui fut, à l'origine, le journal de Jean Jaurès. Comparer l'Humanité avec le Figaro, par exemple, serait plus juste, de mon point de vue, en termes d'audience visée et de rayonnement public, au-delà des orientations doctrinales propres à ses deux journaux nationaux.
Audacieux, peut-être, mais on peut se demander dans quel sens. Ma comparaison était d'ordre idéologique, bien sûr, car on ne peut pas comparer frontalement un quotidien et un journal annuel, quels que soient leurs tirages respectifs. Au-delà de la personne du fondateur de l'Humanité (que je ne souhaite nullement attaquer ici), ce journal est rapidement devenu l'organe central du PCF et la vitrine du stalinisme en France ; je n'ai pas connaissance qu'il ait jamais fait son mea culpa en la matière... D'ailleurs, la comparaison est-elle plus pertinente avec le Figaro ? Là où l'Humanité tire à 35 000 exemplaires, le Figaro est à 330 000, presque dix fois plus. S'il fallait un pendant à gauche à ce dernier, ce serait évidemment le Monde, tant en terme de tirage que de symétrie idéologique.
Il me parait évident que, de toute façon, nos analogies et comparaisons respectives se font mutatis mutandis, Damien : nul besoin de trop pointer leurs limites respectives, car ce serait sans fin, à mon avis.
S'agissant de l'orientation idéologique du Monde, il y aurait beaucoup à dire : que ce quotidien censé être resté « de référence » passe pour être « de gauche » aujourd'hui, admettons, mais je le crois en fait surtout réceptif (et très excessivement) à toute cette tendance dite « woke » qui à mes yeux, avec son manichéisme et ses assignations identitaires obsessionnelles autour du sexe/genre et de la « race », abîme malheureusement « la gauche ». C'est d'ailleurs pour cela que, si je continue de lire des articles du Monde par moments, notamment en période électorale (les suppléments du journal recensant les résultats des scrutins sont généralement bien faits), j'ai notamment arrêté de citer ce journal dans mes messages du fuseau « In Memoriam » : c'est ma manière à moi de ne pas cautionner les discours que colportent, de façon méliorative, certains journalistes de ce grand quotidien depuis quelque temps. Par ailleurs, je rappelle que, pour mémoire, un peu comme la Revue des Deux Mondes a soutenu Fillon (et pour cause...) en 2016-2017, le Monde est notoirement connu pour avoir été très complaisant avec Balladur en 1994-1995, ce qui ne relevait assurément pas, à l'époque comme de nos jours, d'un positionnement « de gauche »... Ceci dit, le Monde est aussi connu pour avoir ensuite eu comme directeur de la rédaction, de 1996 à 2004, un certain Edwy Plenel, devenu plus tard président et co-fondateur de Mediapart, créé en 2008. Bref, l'orientation idéologique du Monde, je dirais que « ça va, ça vient », si l'on tient compte au moins des cinquante dernières années, même si globalement, sur la durée, la majeure partie de son lectorat est censé être de « centre-gauche »...
Pour le Figaro, ou pour notre journal local, la Provence -- pourtant orientée plutôt à gauche --, je me serais sans doute proposé de ma propre initiative en cas de dossier en cours de préparation, et quoique, même là, je ne sais pas si j'aurais proposé de monter un dossier, ce qui implique au moins un début d'adhésion à l'idéologie véhiculée par le journal concerné, de mon point de vue.
Et pour la Revue des Deux Mondes ? ... 0;-)
Blague à part, je me souviens qu'elle avait consacré, en octobre 2015, tout un dossier à Star Wars, dossier pour lequel Rafik Djoumi avait notamment écrit une pige (intitulée « Mythe, politique et religion dans Star Wars »)... mais bon, ça c'était avant le « Penelopegate ». ;-)
S'agissant d'une perspective plus locale, ici la Dépêche du Midi est plutôt orientée clairement « à gauche » (de la vieille tendance radical-socialiste caractéristique du Sud-Ouest), mais je crois que la presse quotidienne régionale, quel que soit son bord politique, est surtout susceptible d'être intéressée par un dossier en cas de manifestation culturelle importante ayant quelque rapport avec la zone de diffusion du journal.
Ceci dit, je note que la Dépêche du Midi avait relayé dans un article, en novembre dernier sur son site, l'annonce de la parution à venir de The Nature of Middle-earth : >>> https://www.ladepeche.fr/2020/11/20/un- … 211813.php (on pourra lire avec amusement, en bas de l'article en question, les commentaires d'un certain Irigoin, qui parle de Tolkien comme étant « de la littérature de gare wotaniste » qu'on « ne peut pas aduler [...] sans chérir et sans prier Thor, Odin, Freyja, Fenrisulfr, etc », ledit Irigoin déclarant aussi trouver « difficile à comprendre, que ce roman du "Seigneur des Anneaux" soit autant apprécié, même dans les milieux catholiques traditionalistes » parce que selon lui « si on veut lire de la littérature chrétienne, on ne lit pas Tolkien, un odiniste, mais des gens comme Jean Irigoin, dont je ne risque pas d'oublier le travail »... Bref, encore un qui a l'air de s'être forgé une opinion personnelle particulièrement affûtée... ;-D ...)
Et s'il y en a ici qui sont proches de journalistes à la gauche (même à l'extrême-gauche, soyons audacieux) du spectre politique et souhaiteraient monter un dossier Tolkien dans leurs colonnes, sachez que je tiendrai ce que je dis. Pas de souci pour parler de Sprachbund chez Tolkien ou des capacités de ses protagonistes à communiquer en dépit des barrières de la langue, fut-ce à une audience anarcho-syndicaliste. ;)
Il me semble qu'il y a toute une tendance dite libertaire voire, disons, « écolo-anarchiste » ou « anarcho-écolo-situationniste » (pour le dire vite), qui s'intéresse à William Morris, ce qui se voit dans l'orientation idéologique de certaines maisons d'édition publiant certains des textes de Morris, bien que celui-ci se soit toujours revendiqué socialiste dans le contexte de son époque, même en étant factuellement proche de certaines idées des anarchistes de son temps (qu'il critiquait cependant clairement par ailleurs). Des personnes se disant libertaires ou des partisans d'une « écologie radicale » l'aiment bien, en tout cas, depuis un certain nombre d'années, et je ne serais pas surpris qu'un dossier sur Morris soit un jour publié dans quelque revue relevant de ces tendances (même si, personnellement, je ne vois pas forcément d'un bon œil ce genre de récup' idéologique, et ce même si la récup' religieuse conservatrice en ce qui concerne Tolkien me déplait sans doute davantage, pour des raisons que j'ai longuement exposé ailleurs).
À vrai dire, à part sur le terrain d'une certaine nostalgie à l'égard de la période hippie, ou alors sur le terrain (idéologiquement flottant) de l'écologie politique, en matière de « marché potentiel » en matière d'appropriation politique, je n'ai pas l'impression qu'il existe d'autant d'opportunités « à gauche » qu'« à droite » pour qu'une presse orientée idéologiquement soit intéressé par proposer en conséquence un dossier Tolkien ou même seulement un long article sur lui et son œuvre. Avec le Figaro, par exemple, il n'y aurait pas de surprise, et pour le cas particulier (selon moi) du Monde, on sait évidemment que cela a déjà eu lieu avec notamment le fameux article impliquant feu Christopher Tolkien en 2012, mais imagine-t-on, par exemple, que cela puisse être le cas avec un journal particulièrement « à gauche » comme Mediapart ? Tolkien chez Edwy Plenel : honnêtement, j'aurai du mal à voir le rapport, là, comme ça, tout de suite... ;-D En même temps, j'avoue que malgré les apparences, ce n'est pas forcément plus évident avec A. de Benoist... ;-D
Ceci dit, s'agissant de Tolkien abordé dans la presse dite « de gauche », je me souviens évidemment de l'article d'Évelyne Pieiller — dont j'avais assez longuement parlé dans le présent fuseau en juin 2020 — qui a été publié l'an passé dans le Monde diplomatique, journal dont l'orientation très « à gauche » est bien connue (ses lecteurs ont apparemment régulièrement droit, notamment, à des extraits de tel ou tel dernier bouquin en date de Frédéric Lordon...), mais bon, c'était un article isolé, non inscrit dans un dossier thématique. Même si je ne le lis que très, très épisodiquement (généralement pour un ou deux articles dans un numéro, à l'occasion) le Monde diplomatique est en tout cas le titre de presse franchement « à gauche » qui, factuellement, par son exigence intellectuelle, et son ouverture à l'art et à la culture en général, qui me paraitrait être a priori le plus propice à constituer un pendant au précédent antipodal idéologique que constitue le cas Nouvelle École... Sinon, outre l'Humanité, il y a bien sûr Libération, le Nouvel Obs et les Inrocks, certes classés « à gauche » (tendance plutôt « bobo ») mais nettement moins militants... et dans ces cas-là, on retombe dans les logiques de suivi de l'air du temps : c'était déjà très « cool » de parler de Tolkien dans le sillage des trilogies de Peter Jackson, ce sera sans doute à nouveau très « cool » d'en parler dans le sillage prochain de la série Amazon (et à ce compte-là, toute la presse plus ou moins généraliste sera concernée, quels que soient les bords politiques [j'imagine qu'en particulier du côté du magazine Le Point, on se frotte déjà les mains... ;-)...])... Bref, en somme, il n'y a plus qu'à attendre, si j'ose dire...
Pour ce qui est de Jérôme, je lui laisse le soin de te répondre s'il le souhaite : vous avez déjà longuement débattu de cette question, et je ne suis de toute façon pas assez compétent sur le plan théologique pour intervenir à ce propos. Déjà que j'ai dû exhumer mes vieux livres d'Aristote pour essayer de répondre aux questions soulevées par « Amis et serviteurs »...
Jérôme pourra éventuellement nous donner son avis sur la revue telle qu'elle a été finalement publiée, s'il le souhaite. Personnellement, je doute fortement en tout cas qu'A. de Benoist ait été très réceptif au contenu et à l'orientation chrétienne de son article...
Hyarion a écrit :Bref, personnellement, comme je l'ai écrit à Jérôme l'été dernier, les orientations doctrinales de la revue d'A. de Benoist m'interdiraient d'y contribuer si jamais on me le proposait, car c'est vraiment beaucoup trop « à droite » pour moi...
Pour moi, la seule barrière -- mais elle est infranchissable -- concerne les journaux officiels ou quasi-officiels des dictatures (exit, donc, le Quotidien du Peuple et ses semblables) ou ceux qui font ouvertement l'apologie de la violence à l'égard de quelque groupe que ce soit, spécialement s'ils ont été condamnés pour cela par un tribunal démocratique (exit, donc, Rivarol et consorts). A ma connaissance, N.E. n'est dans aucun de ces deux cas (si je me trompe, n'hésite pas à me corriger).
Disons que j'ai, à l'évidence, des limites plus prononcées que les tiennes. Personnellement, ce n'est pas parce quelqu'un n'a pas, par exemple, commis de génocide ou même « seulement » qu'il n'a pas été condamné pour apologie de la haine (raciale ou autre), que j'estimerai, pour ce que je sais de ses idées, qu'il y aurait forcément un échange intéressant à avoir avec lui. Tu aurais peut-être, dans une autre vie, fait un bon missionnaire jésuite, pétri de casuistique et de volontarisme, ;-) mais je pense que la cause sacro-sainte dont j'ai parlé plus haut ne justifie pas en soi d'en faire un objet d'« évangélisation » global, même fut-ce au nom de la connaissance et non d'une foi quelconque. Les gens sont libres de se « radicaliser » tous seuls, d'adopter des idées clivantes (politiques, religieuses, etc.), dans les limites fixées par la loi, mais aussi libres de faire la démarche d'aller, a contrario, vers la connaissance commune au-delà de leurs convictions et de leurs certitudes, alors que ce n'est pas à ceux qui sont moins « radicaux » qu'eux de venir sur leur terrain idéologiquement orienté, du moins est-ce mon avis. Je l'ai déjà dit, je suis favorable aux échanges et à la discussion sur le principe, mais pas au prix d'une intervention sur un terrain que je sens être idéologiquement trop fortement biaisé et trop éloigné de mes propres orientations (par ailleurs modérées), et ce malgré toute ma tendance à l'ouverture a priori. Note que je parle là des cas d'échanges publics, et non des cas de discussions privées, qui peuvent avoir, de facto, une autre dimension, plus personnelle.
Hyarion a écrit :peut-être que la tolkienophilie a tendance à attirer les esprits « pudiques » [crypto-victoriens ? ^^']
C'est bien possible. C'est une question qui mériterait d'être creusée. ;) (Note au passage qu'avec « le pseudo-antisexisme et le pseudo-antiracisme “décolonial” ou “woke” », j'ai aussi l'impression que le monde moderne est en train de devenir néo-victorien, ce qui n'est effectivement pas une très bonne nouvelle.)
Je pense qu'il y a là un vrai sujet derrière cette impression de « pudeur » semblant être d'un autre âge, impression récurrente sur la planète Tolkien, que ce victorianisme (crypto- ou néo-) puisse renvoyer aux vieilles lunes conservatrices ne jurant que par la « tradition », ou qu'il puisse aussi renvoyer aux nouvelles obsessions « wokistes » ayant tout autant un rapport maladif au passé. Il se trouve, en tout cas, que ladite planète a tout récemment été confronté à la « question », à l'occasion du tout récent séminaire estival de la Tolkien Society, précisément dédié au thème “Tolkien and Diversity”, séminaire en ligne très intéressant auquel j'ai pu assister le week-end dernier (malgré une connexion Internet instable), et dont je pourrai éventuellement partager quelques impressions ici, en passant, si jamais cela intéresse quelqu'un...
* Désolé, c'est une faute qui m'insupporte littéralement, surtout qu'elle semble se multiplier ces dernières années.
De ma part, veux-tu dire ? Parce que tu me fliques au niveau de l'orthographe, maintenant ? ;-) Concernant l'accent circonflexe à « nôtre » mais qui n'y avait effectivement pas sa place dans ma phrase, j'ai corrigé la semaine dernière en passant, avec quelques autres éléments, car comme je l'ai écrit dans l'EDIT 3 de mon précédent message, on ne se relit jamais assez (surtout dans le cas d'un message hâtivement rédigé à l'origine)... ^^'
Amicalement,
B.
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Bref, on est tous censé se connaitre un peu... sauf qu'en fait, ce n'est pas toujours évident de toujours comprendre ce que les gens ont en tête quand ils font ce qu'ils font, surtout quand la « pudeur » limite l'implication de certains dans les échanges et empêche parfois dès lors d'y voir clair, malgré la bonne foi supposée des parties en présence.
J'en convient volontiers. Mieux vaudrait un dîner bien arrosé à la Male Selve*, même si la distance rend cela plus difficile.
Au delà du fait que tu as d'abord été sollicité par un ami, sans quoi je veux bien croire que la revue en question aurait très bien pu rester plus ou moins largement hors de ton champ de vision, les explications que tu as fournies m'ont, je l'avoue, fait un peu penser, par certains côtés, à l'histoire racontée par Robert Howard dans l'Âge Hyborien dont on a déjà eu l'occasion de parler ailleurs, à savoir l'histoire du prêtre némédien Arus parti, pour des raisons finalement non connues avec certitude, essayer de modifier les mœurs païennes des Pictes en faveur du culte pacifique de Mitra... mais je ne me lancerai pas dans de longs développements à ce propos, car mon analogie un brin fantaisiste est plus un clin d'œil qu'autre chose (d'autant plus que j'ai un peu de mal à imaginer physiquement le « néo-païen » A. de Benoist en barbare picte howardien, donc passons... ;-D...).
Je vois parfaitement à quoi tu fais allusion. Rien qu'imaginer Benoist sous les traits de Gorm me fait bien rire. Après, tant que cela ne cause pas la chute d'Aquilonia...
Et pour la Revue des Deux Mondes ? ... 0;-)
J'avoue bien volontiers que j'ai collectionné l'ensemble des vieux numéros de la Revue qui contiennent des articles sur Tolkien, notamment parce que cela fait partie des plus vieilles mentions de Tolkien en France (et je fais de même pour tous les magazines dans ce cas de figure, quelle que soit leur orientation politique). Les quelques articles (surtout littéraires) que j'ai lu au passage sur d'autres sujets dans la Revue ne m'ont pas déplu. Après, c'est un magazine que j'apprécie surtout pour sa longévité et le côté très rétro de son titre. Je ne peux pas dire que j'en sois un lecteur, même occasionnel. Je vois à peu près son orientation politique (au moins actuelle) et je dois admettre que dans l'absolu, je n'aurais vu aucun inconvénient à contribuer à un dossier Tolkien dedans, voire à proposer de l'organiser, bien que je n'ai aucune relation là-bas. Mais justement, pour te citer : « ça c'était avant le “Penelopegate” »... Il se passera un peu de temps avant que j'y songe de manière même hypothétique...
Tolkien chez Edwy Plenel : honnêtement, j'aurai du mal à voir le rapport, là, comme ça, tout de suite...
Chez Plenel, j'avoue que je nourris de forts doutes (et vu mon opinion du bonhomme, cela m'arrange...), cela dit, dans un journal consacré à l'écologie de la décroissance, je crois la chose possible. 
Personnellement, je doute fortement en tout cas qu'A. de Benoist ait été très réceptif au contenu et à l'orientation chrétienne de son article...
J'oserais même dire que l'éditorial montre qu'il n'a absolument rien compris à l'article de Jérôme, si tant est qu'il l'ait lu.
Il se trouve, en tout cas, que ladite planète a tout récemment été confronté à la « question », à l'occasion du tout récent séminaire estival de la Tolkien Society, précisément dédié au thème “Tolkien and Diversity”, séminaire en ligne très intéressant auquel j'ai pu assister le week-end dernier (malgré une connexion Internet instable), et dont je pourrai éventuellement partager quelques impressions ici, en passant, si jamais cela intéresse quelqu'un...
Je n'y ai pas assisté et je serais bien intéressé par un compte-rendu, si tu acceptes d'en écrire un.
Elendil a écrit :* Désolé, c'est une faute qui m'insupporte littéralement, surtout qu'elle semble se multiplier ces dernières années.
De ma part, veux-tu dire ? Parce que tu me fliques au niveau de l'orthographe, maintenant ? ;-) Concernant l'accent circonflexe à « nôtre » mais qui n'y avait effectivement pas sa place dans ma phrase, j'ai corrigé la semaine dernière en passant, avec quelques autres éléments, car comme je l'ai écrit dans l'EDIT 3 de mon précédent message, on ne se relit jamais assez (surtout dans le cas d'un message hâtivement rédigé à l'origine)... ^^'
Une coquille par-ci, par-là, nul n'en est exempt. Après, il est vrai que c'en est une que j'ai noté plusieurs fois chez toi, d'où ma remarque. Tu es néanmoins loin d'être le seul à la faire et je ne sais pourquoi, celle-là me pique particulièrement les yeux.
Amicalement,
E.
* = Evilshaw, by the way ? Je me suis toujours demandé le pourquoi de ce « toponyme ».
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... la Male Selve* ...
* = Evilshaw, by the way ? Je me suis toujours demandé le pourquoi de ce « toponyme ».
Comme tu sembles l'avoir compris, c'est un emprunt à The Water of the Wondrous Isles de William Morris, via la traduction française de Francis Guévremont : sans vouloir trop en dire publiquement ici, disons qu'entre un lieu « morrissien » et le lieu de l'antre du Dragon, j'avais trouvé une certaine correspondance à l'occasion d'un certain pastiche borgésien, et que le nom a fini par rester dans l'usage. ;-) J'avoue d'ailleurs ne pas avoir trouvé mieux que la traduction de Guévremont pour ce nom de lieu, alors que son choix pour le nom de l'héroïne du romance de Morris en question, nom certes très joli, m'avait paru un peu trop éloigné de l'original pour être repris dans une analyse, ce qui m'avait poussé à proposer modestement une autre traduction que j'estime plus proche du sens me semble-t-il voulu par Morris, tout en conservant autant que possible l'élégance de l'original (cf. la citation liminaire de mon article pour Fantasy Art and Studies n°4, p. 11, si cela t'intéresse, et auquel cas ton avis est le bienvenu).
Hyarion a écrit :Tolkien chez Edwy Plenel : honnêtement, j'aurai du mal à voir le rapport, là, comme ça, tout de suite...
Chez Plenel, j'avoue que je nourris de forts doutes (et vu mon opinion du bonhomme, cela m'arrange...) [...]
En fait, Mediapart, qui se veut un journal numérique d'information et d'investigation, mais qui est aussi un journal d'opinion (j'ai avec lui, à cet égard, au moins un point commun, aussi fort que constant, à savoir l'antisarkozysme), est à l'évidence très orienté mais sans que l'on sache vraiment ce qu'il y a derrière en matière d'objectif, même politique, à part informer en se réclamant, comme le fait Plenel, d'une citation de Jean-Sylvain Bailly datée du 13 août 1789 : « La publicité est la sauvegarde du peuple ». Malgré les bonnes intentions sans cesse affichées en matière de liberté et de démocratie, et en raison notamment de son attitude dangereusement complaisante vis-à-vis de l'islam politique, moi-même j'avoue ne pas avoir une bonne opinion de Plenel, même d'un point de vue « de gauche » (le mien étant sans doute un point de vue trop modéré pour lui, de toute façon).
Ceci étant dit, un fait d'actualité survenu tout récemment m'a rappelé que Mediapart s'est, contre tout attente, intéressé au petit monde des littératures de l'imaginaire, quoique de manière très particulière : il se trouve que c'est ce journal qui a rendu publiques, en avril dernier, des accusations de harcèlement et d'attitudes inappropriées à connotation sexuelle au sein de la maison d'édition Bragelonne, accusations ayant semble-t-il abouti, après notamment un coup de pression de plusieurs auteures/autrices de la maison en mai dernier, à un changement de direction à la tête de ladite maison officialisé ce mardi 6 juin. Je ne commenterai pas ici cette affaire (d'autres le faisant largement, du reste, sur le forum d'Elbakin), mais disons simplement que cela tend à indiquer que, comme on pouvait de toute façon s'en douter, c'est moins les contenus des livres de ou sur les littératures de l'imaginaire que les coulisses (pas forcément très glorieuses, comme bien des coulisses) des circuits de production et de diffusion desdites littératures, qui auront tendance à intéresser en priorité un journal comme Mediapart.
Hyarion a écrit :Personnellement, je doute fortement en tout cas qu'A. de Benoist ait été très réceptif au contenu et à l'orientation chrétienne de son article...
J'oserais même dire que l'éditorial montre qu'il n'a absolument rien compris à l'article de Jérôme, si tant est qu'il l'ait lu.
Honnêtement, je ne suis vraiment pas surpris...
Au point où nous en sommes, peut-être pourrais-tu partager ici ton sentiment général sur la revue dans son ensemble, vu que tu sembles en avoir reçu un exemplaire ? Je t'avoue que je ne compte pas en acquérir un moi-même (pas plus certainement que le Dragon).
Hyarion a écrit :Il se trouve, en tout cas, que ladite planète a tout récemment été confronté à la « question », à l'occasion du tout récent séminaire estival de la Tolkien Society, précisément dédié au thème “Tolkien and Diversity”, séminaire en ligne très intéressant auquel j'ai pu assister le week-end dernier (malgré une connexion Internet instable), et dont je pourrai éventuellement partager quelques impressions ici, en passant, si jamais cela intéresse quelqu'un...
Je n'y ai pas assisté et je serais bien intéressé par un compte-rendu, si tu acceptes d'en écrire un.
Entendu, je partagerai ce que je peux ici, d'autant plus qu'il y a un rapport direct au moins en partie avec le contenu de nos échanges ici... mais bon, pas cette nuit : j'ai assez veillé ! ^^'
Amicalement,
B.
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Comme tu sembles l'avoir compris, c'est un emprunt à The Water of the Wondrous Isles de William Morris, via la traduction française de Francis Guévremont : sans vouloir trop en dire publiquement ici, disons qu'entre un lieu « morrissien » et le lieu de l'antre du Dragon, j'avais trouvé une certaine correspondance à l'occasion d'un certain pastiche borgésien, et que le nom a fini par rester dans l'usage. ;-) J'avoue d'ailleurs ne pas avoir trouvé mieux que la traduction de Guévremont pour ce nom de lieu, alors que son choix pour le nom de l'héroïne du romance de Morris en question, nom certes très joli, m'avait paru un peu trop éloigné de l'original pour être repris dans une analyse, ce qui m'avait poussé à proposer modestement une autre traduction que j'estime plus proche du sens me semble-t-il voulu par Morris, tout en conservant autant que possible l'élégance de l'original (cf. la citation liminaire de mon article pour Fantasy Art and Studies n°4, p. 11, si cela t'intéresse, et auquel cas ton avis est le bienvenu).
Je me souviens en effet de cette nouvelle que j'avais trouvé fort amusante, quoique intrigante quant aux éventuelles correspondances réelles des personnages secondaires. Je pensais en revanche que le nom de la Male-Selve était antérieur.
Quant à ta traduction, elle me semble idéale du point de vue du sens, et peut-être même plus réussie encore que le nom forgé par Morris, car la proximité phonétique avec « oiselle » et « demoiselle » crée des échos dont bird me semble dépourvu. C'est incomparablement plus adéquat que la traduction Petite-Grive. (NB : Je n'ai pas lu le roman, il y a donc peut-être d'autres aspects qui m'échappent.)
Au point où nous en sommes, peut-être pourrais-tu partager ici ton sentiment général sur la revue dans son ensemble, vu que tu sembles en avoir reçu un exemplaire ? Je t'avoue que je ne compte pas en acquérir un moi-même (pas plus certainement que le Dragon).
Faute de temps, je reprendrai juste quelques éléments que j'ai relevés :
Hors dossier Tolkien :
Bibliographie de Nouvelle Ecole : principalement centrée sur les travaux d'Alain de Benoist et les traductions de ceux-ci dans toutes les langues possibles et imaginables. Gros dossiers sur Carl Schmitt et Ernst Jünger (passons pour Jünger, dont j'ai apprécié les quelques livres que j'ai lus et notamment Sur les falaises de marbre, mais en association avec Schmitt, on peut se dire que ce sont plus ses opinions politiques de l'entre-deux-guerres qui semblent avoir justifié sa présence). J'ai commencé par là et je me suis demandé où j'allais arriver...
Konstantin Verykios, « L'évaluation par Kondylis des théories sociales en fonction des critères de la notion culturelle et philosophique de la guerre » : ç'aurait été très intéressant, mais à la condition de déjà très bien connaître l'oeuvre des grands sociologues du XXe siècle en général et celle de Kondylis en particulier, ce qui n'est pas du tout mon cas.
Baptiste Rappin, « Quand Pierre Legendre rencontre Martin Heidegger » : le connais très mal l'oeuvre du second et pas du tout celle du premier, mais c'était instructif, didactique et nuancé, bref, réussi.
Jean Haudry, « Les noms des dieux, des héros et des rituels » : en-dehors des contributeurs au dossier, c'est le seul des auteurs d'article dont je connaissais (partiellement) les travaux, et j'ai d'ailleurs une opinion franchement mitigée à son sujet. Cela dit, rien de provocateur et de discutable comme sa thèse « hyperboréenne » (qu'il semble cependant toujours considérer valable), mais présentation que j'ai trouvée un peu confuse, en dépit d'éléments ponctuellement intéressants et démontrant (assez logiquement) une grande érudition linguistique.
Terry Bismuth & Dominique Vibrac, « L'empereur Constantin entre paganisme et christianisme » : traite un sujet finalement méconnu, dont il propose une conclusion nuancée après avoir fait une large revue de la littérature historique, mais j'ai trouvé que c'était quand même assez fouillis.
Francis Moury, « Bellum Dei » (compte-rendu) : j'en garde un souvenir plus flou que le reste, quoique j'aurais tendance à dire que c'était plutôt intéressant dans l'ensemble ; a donné envie de lire le livre.
Francis Moury, « Le Japon, héritier de la Grèce antique ? » (compte-rendu) : très nettement biaisé, puisque l'influence communiste sur les mouvements intellectuels dans le Japon du XXe siècle est presque entièrement passée sous silence, tandis que Yukio Mishima se voit attribuer une place très (trop ?) importante ; le livre critiqué a l'air intéressant.
Michel Lhomme, « Une autre hispanité » : plus une pièce de caractère qu'une critique à proprement parler ; étonnant.
L'un dans l'autre, c'est assez loin des caricatures qu'on pourrait se faire pour un magazine réputé être proche de l'extrême-droite. Il n'y a guère que la Bibliographie qui m'a semblé franchement orientée et la seconde critique de Moury qui m'a fait tiquer. Le reste aurait pu paraître dans une revue tout ce qu'il y a de plus banal. D'ailleurs, si l'antisémitisme ou la haine des Arabes doivent être considérées comme des constantes de l'extrême-droite, je suis bien forcé de signaler que je n'en ai pas vu la moindre trace, même subliminale.
Dossier Tolkien :
Onfroy Charpentier, « Des racines aux ramures : Tolkien ou l'Arbre-Monde de l'imaginaire » : pas grand-chose de particulier à signaler pour une présentation d'ensemble très correcte ; utile pour les non-spécialistes. Je me serais bien passé d'une référence à Jean Mabire : quitte à citer un auteur français appréciant Tolkien, j'aurais préféré que soit cité Julien Gracq, quand même.
Armand Berger, « Tolkien le philologue et la “res germanica” » : très appréciable dans l'ensemble ; j'ai particulièrement aimé les références aux thèses dirigées par Tolkien, un aspect assez rarement abordé à ma connaissance.
Mon article, « A l'origine des langues elfiques : quendien primitif et proto-indo-européen » : à le relire, j'en reste satisfait (ce n'est pas toujours le cas).
Jérôme Sainton, « L'unité spirituelle catholique du légendaire tolkienien : l'exemple du libre arbitre » : je suis heureux d'avoir lu cet essai très réussi, car je n'imaginais pas que la forme puisse être aussi différente de la contribution correspondante en ces lieux.
Walter Aubrig, « Tolkien et la question de la technique » : J'aurais bien une ou deux remarques relatives à la première partie de cet essai, mais la comparaison avec Heidegger me semble particulièrement bien vue, et je regrette surtout que les parallèles avec Jünger n'aient pas été poussés plus loin.
Oronzo Cilli, « Lectures françaises de Tolkien » : très détaillé et permettant utilement de relativiser les supposées opinions anti-françaises de Tolkien. Dommage qu'il n'ait pas discuté plus en détail les appréciations de Tolkien sur ces lectures, car le fait qu'il ait beaucoup lu n'est pas forcément une preuve qu'il ait apprécié : je me souviens fort bien de sa démolition méthodique des thèses de Jusserand dans Beowulf and the Critics, cité juste en passant. C'est d'autant plus regrettable que c'était possible, comme le prouve l'analyse de l'opinion que Tolkien avait de Belloc.
Armand Berger, « Bibliographie de John Ronald Reuel Tolkien (1910-2021 » : fort bien rédigée ; je n'ai repéré qu'un ou deux oublis mineurs (outre la question des textes linguistiques, dont je regrette l'absence, même si elle est assumée).
J'ai trouvé le dossier dans son ensemble très satisfaisant, en-dehors de quelques ajouts apparemment faits par le service d'édition de Nouvelle Ecole, notamment des résumés du Hobbit et du SdA qui contenaient plusieurs erreurs factuelles. Dommage...
EDIT : L'un dans l'autre, je peux dire que j'ai été surpris (plutôt positivement) par l'absence totale d'articles liés aux thèmes politiques actuels. Nouvelle Ecole semble plus traiter de questions mythologiques, historiques, sociologiques, philosophiques et littéraires, et ce dans une perspective d'ensemble, plutôt qu'en se focalisant sur les points chauds de l'actualité. Le format annuel de la revue n'est sans doute pas étranger à cela. Dans ce cadre, on peut dire malgré tout que cette revue fait preuve d'une orientation indéniable, peut-être pas tant du fait de chaque article pris individuellement (hors la Bibliographie de N.E. et la critique pré-citée, encore une fois) que par la sélection d'ensemble, qui n'aborde aucun auteur ou thème spécifiquement marqué « à gauche ». Cela semble être une constante, si j'examine les titres des dossiers principaux de la dernière décennie.
Pour autant, si le présent numéro peut être considéré comme représentatif, les thèmes traités semblent dans l'ensemble traités honnêtement, sans prises de positions « extrêmes » et sans diabolisation des positions « adverses ». Finalement, ce qui m'a probablement le plus déplu dans ce numéro, c'est encore l'éditorial d'A. de Benoist, qui manifestement projette sur Tolkien ses propres prédilections, notamment lorsqu'il parle d'influence superficielle du catholicisme sur Tolkien en se basant sur l'article de Jérôme, alors que ce dernier s'attache brillamment à démontrer le contraire sur la question du libre-arbitre. Sur ce point, les lecteurs du magazine jugeront par eux-mêmes.
E.
Hors ligne
Comment ne pas résister....
20 ans plus tard, joyeux Anniversaire maitre Took, voici la revue de presse du jour
https://www.lefigaro.fr/festival-de-can … s-20210709
et rien à voir avec Tolkien à 20 ans.
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Hyarion a écrit :Comme tu sembles l'avoir compris, c'est un emprunt à The Water of the Wondrous Isles de William Morris, via la traduction française de Francis Guévremont : sans vouloir trop en dire publiquement ici, disons qu'entre un lieu « morrissien » et le lieu de l'antre du Dragon, j'avais trouvé une certaine correspondance à l'occasion d'un certain pastiche borgésien, et que le nom a fini par rester dans l'usage. ;-) J'avoue d'ailleurs ne pas avoir trouvé mieux que la traduction de Guévremont pour ce nom de lieu, alors que son choix pour le nom de l'héroïne du romance de Morris en question, nom certes très joli, m'avait paru un peu trop éloigné de l'original pour être repris dans une analyse, ce qui m'avait poussé à proposer modestement une autre traduction que j'estime plus proche du sens me semble-t-il voulu par Morris, tout en conservant autant que possible l'élégance de l'original (cf. la citation liminaire de mon article pour Fantasy Art and Studies n°4, p. 11, si cela t'intéresse, et auquel cas ton avis est le bienvenu).
Je me souviens en effet de cette nouvelle que j'avais trouvé fort amusante, quoique intrigante quant aux éventuelles correspondances réelles des personnages secondaires. Je pensais en revanche que le nom de la Male-Selve était antérieur.
Quant à ta traduction, elle me semble idéale du point de vue du sens, et peut-être même plus réussie encore que le nom forgé par Morris, car la proximité phonétique avec « oiselle » et « demoiselle » crée des échos dont bird me semble dépourvu. C'est incomparablement plus adéquat que la traduction Petite-Grive. (NB : Je n'ai pas lu le roman, il y a donc peut-être d'autres aspects qui m'échappent.)
La proposition « Petite-Grive » de Guévremont m'a paru être un choix tout-à-fait personnel du traducteur, notamment dans la mesure où je n'ai pas identifié d'association de l'héroïne du romance de Morris à un oiseau particulier dans le récit (sauf erreur de ma part, s'agissant de la grive, celle-ci fait d'ailleurs seulement l'objet d'un hapax dans le texte original : il est en effet question de merles et de grives [“blackbirds and thrushes”] chantant le matin dans un verger à la fin du chapitre VII de la deuxième partie, mais sans que cette évocation « décorative » très passagère, à ce seul moment-là du récit, ait le moindre rapport particulier avec l'héroïne et son nom)... d'où mon choix de traduire “Birdalone” par « Seuloiselle », en restant ainsi autant que possible au plus près des intentions de l'auteur. Merci en tout cas pour ton appréciation dudit choix : depuis trois ans que l'article a été publié, personne ne m'avait encore donné son avis. ^^'
Hyarion a écrit :Au point où nous en sommes, peut-être pourrais-tu partager ici ton sentiment général sur la revue dans son ensemble, vu que tu sembles en avoir reçu un exemplaire ? Je t'avoue que je ne compte pas en acquérir un moi-même (pas plus certainement que le Dragon).
Faute de temps, je reprendrai juste quelques éléments que j'ai relevés :
[...]
L'un dans l'autre, c'est assez loin des caricatures qu'on pourrait se faire pour un magazine réputé être proche de l'extrême-droite. Il n'y a guère que la Bibliographie qui m'a semblé franchement orientée et la seconde critique de Moury qui m'a fait tiquer. Le reste aurait pu paraître dans une revue tout ce qu'il y a de plus banal. D'ailleurs, si l'antisémitisme ou la haine des Arabes doivent être considérées comme des constantes de l'extrême-droite, je suis bien forcé de signaler que je n'en ai pas vu la moindre trace, même subliminale.
[...]
L'un dans l'autre, je peux dire que j'ai été surpris (plutôt positivement) par l'absence totale d'articles liés aux thèmes politiques actuels. Nouvelle Ecole semble plus traiter de questions mythologiques, historiques, sociologiques, philosophiques et littéraires, et ce dans une perspective d'ensemble, plutôt qu'en se focalisant sur les points chauds de l'actualité. Le format annuel de la revue n'est sans doute pas étranger à cela. Dans ce cadre, on peut dire malgré tout que cette revue fait preuve d'une orientation indéniable, peut-être pas tant du fait de chaque article pris individuellement (hors la Bibliographie de N.E. et la critique pré-citée, encore une fois) que par la sélection d'ensemble, qui n'aborde aucun auteur ou thème spécifiquement marqué « à gauche ». Cela semble être une constante, si j'examine les titres des dossiers principaux de la dernière décennie.
Pour autant, si le présent numéro peut être considéré comme représentatif, les thèmes traités semblent dans l'ensemble traités honnêtement, sans prises de positions « extrêmes » et sans diabolisation des positions « adverses ». Finalement, ce qui m'a probablement le plus déplu dans ce numéro, c'est encore l'éditorial d'A. de Benoist, qui manifestement projette sur Tolkien ses propres prédilections, notamment lorsqu'il parle d'influence superficielle du catholicisme sur Tolkien en se basant sur l'article de Jérôme, alors que ce dernier s'attache brillamment à démontrer le contraire sur la question du libre-arbitre. Sur ce point, les lecteurs du magazine jugeront par eux-mêmes.
Merci pour le partage de tes impressions. Effectivement, à te lire, la revue en question semble en tout cas éviter de s'aventurer sur le terrain de l'actualité politique et des polémiques associées, sans pour autant cacher son orientation idéologique. Le fait qu'il s'agisse d'un périodique annuel doit influencer les choix éditoriaux, j'en conviens avec toi.
J'avoue que je ne suis pas surpris que Heidegger soit convoqué dans cette publication : peut-être est-il plus facilement susceptible de l'être qu'ailleurs, du moins à ce qu'il me semble, mais bon, il est vrai que sa contribution philosophique à la critique de la technique est importante. Éternelle question concernant ce penseur : peut-on faire l'impasse sur sa contribution à la philosophie sachant ce que l'on sait du positionnement idéologique de l'homme ? Cela me rappelle que dans À la première personne (dont j'ai déjà parlé dans un autre fuseau), exprimant son regard personnel, Alain Finkielkraut a écrit des choses intéressantes sur Heidegger, sa pensée, sa critique de la technique et de la modernité, sur son concept de Gestell, et bien entendu sur son antisémitisme et son adhésion au nazisme : pour Finkielkraut (cf. chapitres V et VI notamment), il y eut ainsi d'abord un choc, philosophique (positif) avec une œuvre majeure, et puis ensuite un scandale, irréductible, incompressible, celui d'un engagement funeste et ô combien condamnable pour un régime génocidaire, « car s'il y a scandale, c'est précisément parce que l'œuvre est grande, c'est-à-dire éclairante » a fortiori sur l'époque actuelle, écrit-il notamment, tout en confiant avoir été frappé en plein cœur par les passages ouvertement antisémites des Cahiers noirs dont il a pu prendre connaissance.
Pour le reste, tout aura été dit, selon le point de vue de chacun...
Juste une dernière remarque sur un dernier point :
Dossier Tolkien :
[...]
Oronzo Cilli, « Lectures françaises de Tolkien » : très détaillé et permettant utilement de relativiser les supposées opinions anti-françaises de Tolkien. Dommage qu'il n'ait pas discuté plus en détail les appréciations de Tolkien sur ces lectures, car le fait qu'il ait beaucoup lu n'est pas forcément une preuve qu'il ait apprécié : je me souviens fort bien de sa démolition méthodique des thèses de Jusserand dans Beowulf and the Critics, cité juste en passant. C'est d'autant plus regrettable que c'était possible, comme le prouve l'analyse de l'opinion que Tolkien avait de Belloc.
[...]
En sus de ton article et de celui de Jérôme, en voila un autre auquel il aurait été intéressant d'avoir également accès ailleurs que dans Nouvelle École... Ceci dit, je suppose qu'O. Cilli s'est appuyé sur les références françaises listées dans son ouvrage Tolkien's Library: An Annotated Checklist, auquel cas j'avoue ne pas y avoir trouvé de quoi forcément beaucoup relativiser cette francophobie/gallophobie de Tolkien que l'on se plait tant à minimiser en France (à mon avis, pour des raisons pas particulièrement objectives, y compris en ces lieux). Certes, je veux bien reconnaître que Tolkien n'était pas forcément obsédé par une haine de la France et de la langue française, mais je n'ai jamais lu un seul argument vraiment décisif en faveur d'un constat franchement inverse, sachant qu'à mes yeux il ne suffit pas, par exemple, d'affirmer que Tolkien était ami avec Louis Bouyer, sur des bases d'ailleurs finalement assez minces (d'accord, ils se sont connus et ont pu sympathiser entre catholiques, mais delà à parler d'amitié... franchement, ce n'est pas si évident que cela)... À mon humble avis, disons qu'au mieux le monde francophone n'intéressait que très modérément Tolkien, en comparaison d'autres espaces linguistiques et culturels.
Ce que j'avais surtout remarqué, en parcourant l'Annotated Checklist, c'est l'ancienneté des éditions référencées (comme si les auteurs français n'avaient produit des choses éventuellement intéressantes pour Tolkien que jusqu'au XIXe siècle, ou à peu près), la relative absence de goût de Tolkien pour la littérature française en général et en particulier pour les contes de fée français des XVIIe et XVIIIe siècles (pourtant longuement cités par O. Cilli dans son livre, qui mentionne notamment scrupuleusement tous les volumes d'une édition ancienne du Cabinet des Fées), l'attention apparemment extrêmement forte, sinon exclusive, dudit Tolkien pour les ouvrages d'intérêt linguistique et/ou philologique (pas de surprise sur ce point, évidemment), et un ensemble de lectures françaises supposées qui correspondent en fait à des œuvres officiellement signalées aux étudiants dans un contexte universitaire (en tant que professeur, jusqu'à quel point Tolkien les a-t-il lui-même recommandées, en supposant qu'il les aient toutes lues ?)...
Quant à l'opinion que Tolkien avait de Hilaire Belloc (lequel, franco-britannique, est d'ailleurs un cas un peu particulier), je suppose que tu fais allusion à ce dont a parlé Joseph Pearce dans son article “Belloc versus Tolkien: Two Views of Anglo-Saxon England”, plusieurs fois publié et signalé sur divers sites (chrétiens conservateurs) ces dernières années (dont celui du journal de l'Augustine Institute où officie Pearce) ? O. Cilli en parle-t-il aussi de son côté ?
Le temps me manque, encore cette nuit, pour évoquer comme il se doit le dernier séminaire estival de la Tolkien Society... Je tâcherai de le faire dès que possible, d'autant plus que si le site de la TS propose heureusement, sur la page dédiée, des présentations et/ou résumés des interventions faites lors des deux jours de conférences, il se trouve que le résumé de l'une de ces interventions (celle de Christopher Vaccaro) est curieusement manquant, remplacé en fait par un texte n'ayant rien à voir avec le sujet exposé lors du séminaire...
B.
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J'avoue que je ne suis pas surpris que Heidegger soit convoqué dans cette publication : peut-être est-il plus facilement susceptible de l'être qu'ailleurs, du moins à ce qu'il me semble, mais bon, il est vrai que sa contribution philosophique à la critique de la technique est importante. Éternelle question concernant ce penseur : peut-on faire l'impasse sur sa contribution à la philosophie sachant ce que l'on sait du positionnement idéologique de l'homme ? Cela me rappelle que dans À la première personne (dont j'ai déjà parlé dans un autre fuseau), exprimant son regard personnel, Alain Finkielkraut a écrit des choses intéressantes sur Heidegger, sa pensée, sa critique de la technique et de la modernité, sur son concept de Gestell, et bien entendu sur son antisémitisme et son adhésion au nazisme : pour Finkielkraut (cf. chapitres V et VI notamment), il y eut ainsi d'abord un choc, philosophique (positif) avec une œuvre majeure, et puis ensuite un scandale, irréductible, incompressible, celui d'un engagement funeste et ô combien condamnable pour un régime génocidaire, « car s'il y a scandale, c'est précisément parce que l'œuvre est grande, c'est-à-dire éclairante » a fortiori sur l'époque actuelle, écrit-il notamment, tout en confiant avoir été frappé en plein cœur par les passages ouvertement antisémites des Cahiers noirs dont il a pu prendre connaissance.
Oui, je ne suis pas particulièrement surpris d'avoir croisé Heidegger à deux reprises dans cette revue. J'avoue connaître très mal son oeuvre, sauf par les échos souvent enthousiastes qu'elle a générée chez d'autres. Il faudra bien un jour que je m'y penche de plus près, étant donné la place qu'il consacre à analyser la linguistique. Cela dit, je dois avouer que la manie qu'avait Heidegger d'empiler les néologismes m'insupporte au plus haut point (j'en dirais autant pour Jacques Derrida, que je connais déjà nettement mieux).
En sus de ton article et de celui de Jérôme, en voila un autre auquel il aurait été intéressant d'avoir également accès ailleurs que dans Nouvelle École... Ceci dit, je suppose qu'O. Cilli s'est appuyé sur les références françaises listées dans son ouvrage Tolkien's Library: An Annotated Checklist, auquel cas j'avoue ne pas y avoir trouvé de quoi forcément beaucoup relativiser cette francophobie/gallophobie de Tolkien que l'on se plait tant à minimiser en France (à mon avis, pour des raisons pas particulièrement objectives, y compris en ces lieux). [...]
Ce que j'avais surtout remarqué, en parcourant l'Annotated Checklist, c'est l'ancienneté des éditions référencées (comme si les auteurs français n'avaient produit des choses éventuellement intéressantes pour Tolkien que jusqu'au XIXe siècle, ou à peu près), la relative absence de goût de Tolkien pour la littérature française en général et en particulier pour les contes de fée français des XVIIe et XVIIIe siècles (pourtant longuement cités par O. Cilli dans son livre, qui mentionne notamment scrupuleusement tous les volumes d'une édition ancienne du Cabinet des Fées), l'attention apparemment extrêmement forte, sinon exclusive, dudit Tolkien pour les ouvrages d'intérêt linguistique et/ou philologique (pas de surprise sur ce point, évidemment), et un ensemble de lectures françaises supposées qui correspondent en fait à des œuvres officiellement signalées aux étudiants dans un contexte universitaire (en tant que professeur, jusqu'à quel point Tolkien les a-t-il lui-même recommandées, en supposant qu'il les aient toutes lues ?)...
Quant à l'opinion que Tolkien avait de Hilaire Belloc (lequel, franco-britannique, est d'ailleurs un cas un peu particulier), je suppose que tu fais allusion à ce dont a parlé Joseph Pearce dans son article “Belloc versus Tolkien: Two Views of Anglo-Saxon England”, plusieurs fois publié et signalé sur divers sites (chrétiens conservateurs) ces dernières années (dont celui du journal de l'Augustine Institute où officie Pearce) ? O. Cilli en parle-t-il aussi de son côté ?
Oui, Cilli se base beaucoup sur Tolkien's Library, évidemment. Son analyse de Belloc se fonde en grande partie sur la fameuse anecdote relatée par Martin D'Arcy et relayée dans l'article de Joseph Pearce (dont j'ignorais l'existence).
On pourrait à vrai dire écrire tout un article sur la relation entre Tolkien et la littérature française en s'appuyant sur Beowulf and the Critics (édité par Michael Drout), car Tolkien y cite beaucoup plus d'auteurs que dans le texte publié de son vivant, Beowulf: the Monsters and the Critics. Il consacre plusieurs pages à vilipender (sans doute à juste titre) les thèses de Jean Jules Jusserand (1855-1932), qu'il infirme de manière hilarante. Je ne suis pas spécialement surpris qu'il ait choisi un auteur français comme exemple représentatif des opinions erronées sur Beowulf. Inversement, on voit dans ces textes que Tolkien apprécie plus qu'il ne veut bien l'admettre les contes de fées français, tout particulièrement ceux de Perrault. Je ne suis d'ailleurs pas particulièrement étonné que cette appréciation se lise surtout en creux et que Tolkien se garde bien d'élaborer à ce propos. La seule exception dont je me souviens est que Tolkien défend la fin retenue par Perrault pour « Le Petit chaperon rouge » contre les continuateurs qui l'adaptèrent pour lui donner un dénouement moralement plus acceptable. C'est d'autant plus notable, me semble-t-il, que la fin originale va à l'encontre de la théorie de l'eucatastrophe dans les contes de fées, à laquelle Tolkien semble déjà tenir.
E.
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J. R. R. Tolkien devrait entrer prochainement dans la prestigieuse collection des éditions de la Pléiade.
A ce propos, est-ce qu'une personne bien informée parmi vous aurait des nouvelles de ce projet ?
Merci 
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Je ne pense que nous l'ayons déjà mentionné, la republication de Pictures by J.R.R. Tolkien.
Si vous ne l'avez pas déjà - ou sa version française - vous savez ce qu'il vous reste à faire 
Pictures by J.R.R. Tolkien republished after 30 years : https://www.tolkiensociety.org/2021/08/ … -30-years/
@++
Cédric.
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Hyarion a écrit :J. R. R. Tolkien devrait entrer prochainement dans la prestigieuse collection des éditions de la Pléiade.
A ce propos, est-ce qu'une personne bien informée parmi vous aurait des nouvelles de ce projet ?
Merci :)
J'ai bien entendu Vincent (F.) évoquer ce projet lors de certaines interventions publiques en ligne ces derniers mois, mais seulement pour rappeler qu'il existe toujours sur le principe, sans plus.
Personnellement, je ne serais pas surpris que l'on veuille, à ce propos, éventuellement créer l'évènement à l'occasion du cinquantenaire de la mort de l'auteur, en 2023.
Peace and love,
B.
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Pictures by J.R.R. Tolkien republished after 30 years
Y a encore le temps d'y réfléchir d'ici la sortie en novembre. La collectionnite risque de l'emporter mais je crains que cet ouvrage ne contienne pas beaucoup plus que ce qui existe déjà dans d'autres ouvrages. C'est surtout un coup de marketing pour HarperCollins.
S.
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Presse numérique, mais j'imagine que vous aurez vu l'article à propos de ce doux dingue 
https://www.courrierinternational.com/a … -un-hobbit
Bonne journée !
Cédric.
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Oui :-D
Y a des fous .
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Si vous cherchez où réserver vos prochaines vacances : https://www.20minutes.fr/voyage/3134907 … -9-octobre

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On souhaite aux propriétaires de ne pas avoir trop de soucis avec la Tolkien Estate
Et si ça marche, ils pourront agrandir les constructions avec des chambres "Rivendell", des écuries "Rohan" moitié prix (on y dormirait sur la paille), voire des logements low coast "Mordor" et "Isengard"
sans oublier un pub "au Poney Fringant"
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C'est pas vraiment de la revue de presse et c'est moins récent mais parmi les "fondus" de Tolkien, mes deux chouchous sont Hari Istvan qui, voulant avoir son propre exemplaire du Livre Rouge tel qu'il l'imaginait, en a fait une version entièrement manuscrite (trois ans de labeur*) et Benjamin Harff, enlumineur qui, de son côté, a calligraphié et ornementé tout le Silmarillion. Je présume que ces deux acharnés ont déjà été cités.
Deux ouvrages qui sont des exemplaires uniques et qui finiront, je l'espère, dans des bibliothèques.
* il en existe d'autres versions par d'autres Fadas mais hélas complétées par des illustrations tirées des films de qui vous savez.
S.
ps : à noter que depuis tant d'années, pas un seul éditeur n'a eu l'idée (ou la possibilité??) de proposer une superbe version du "Red Book of the Westmarch", c'est-à-dire LE "Livre rouge" regroupant dans un seul et même volume "There and Back Again" ET "The Lord of The Rings" en les reliant ensemble avec une belle couverture cramoisie, écarlate ou rubiconde. Hélas non, le Hobbit est toujours édité séparément et les reliures des deux ouvrages sont vertes, grises, etc... mais jamais rouges dans les mêmes éditions
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Un article intitulé « Ce que Tolkien nous dit des réfugiés environnementaux », écrit par un membre de la Tolkien Society, enseignant à Sciences Po et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a été publié sur le site The Conversation le 15 septembre dernier : https://theconversation.com/ce-que-tolk … aux-165501
Le sujet de cet article tolkienien (et tolkienophile) peut s'expliquer sans doute, au moins en partie, par les fonctions qu'exerce également l'auteur comme directeur de cabinet et conseiller transition écologique de la délégation interministérielle à l'accueil et à l'intégration des réfugiés.
Peace and love,
B.
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Merci Hyarion.
Cela mériterait sans doute quelques développements, mais c'est déjà très intéressant.
J'ai appris quelques nouveaux mots 
Par contre, bien que je m'efforce de ne pas faire une fixette là-dessus, les illustrations jaxoniennes dans des articles résolument tolkieniens me sortent de plus en plus par les yeux...
I.
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Je ne savais pas trop où mettre ce machin, mais en prenant connaissance de la théorie à la fin de ce papelard, je me suis rendu compte que je n'avais rien lu d'aussi débile depuis des années...
Impossible de ne pas le partager
https://hitek.fr/bonasavoir/le-seigneur … ogon-_1196
I.
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Hum, effectivement, on aura tout lu. Dans le genre article inutile...
Merci quand même (?)

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Quand une partie de l'économie d 'un pays se fait sur le commerce du tourisme "Tolkien", on s'étonne de la disparition envisagée de l'Herbe à Pipe.
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-n … c-20211209
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Dans le Rock & Folk de décembre (Damon Albarn en couverture), il y a deux articles consacrés au Beatles, dans la foulée du projet Get Back de Peter Jackson. Un article de Leonard Haddad "Quatre garçons dans des films" et un article de Jérôme Soligny "The Beatles : Let it Be".
Dans les deux cas, il est fait rapidement allusion au projet du film Le Seigneur des Anneaux, mais de façon très superficielle et en reprenant des lieux communs déjà connus (John Lennon voulait acheter les droits, Tolkien/ses ayants droits s'y sont opposés...).
Ces journalistes, brillants au demeurant (et les deux articles sont d'ailleurs bien écrits), n'ont visiblement pas creusé la question très loin 
I.
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Si vous passez en Californie prochainement, je signale l'exposition "Mapping fiction" à la Huntington Library où JRRT est représenté.
Si vous êtes curieux :
- https://actualitte.com/article/104319/i … exposition
et
- https://www.huntington.org/mapping-fiction
Bonne journée !
C.
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A voir !
Si vous souhaitez une édition collector :
https://www.instagram.com/maisie_matilda_art/?hl=fr
++
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Je poste ça là, je ne sais pas si c'est la bon endroit - mais après tout, une "revue de presse" est-elle forcément relative à une presse papier, dans le monde d'aujourd'hui ?
Bref, sauf erreur, je ne crois pas que la vidéo de la chaîne Nota Bene, interviewant Vincent Ferré, ait encore été mentionnée sur JRRVF.
https://www.youtube.com/watch?v=XtFQNlCAEmQ
Cela date de Novembre, mais je n'ai pu la regarder que récemment, rattrapant mon retard - et je l'ai trouvée assez bien fichue et instructive. C'est long (1h40 et de poussières), mais ça passe très bien... Enfin pour moi, mieux que d'autres vidéos aussi longues et moins bien... réussies, quoique leur critique (forcément grincheuse) n'ait pas été du goût de tous ici. Sans commune comparaison, donc, un échange pétillant et vif - Benjamin Brillaud (de Nota Bene) est à mon sens très pertinent et Vincent est toujours aussi précis et enthousiasmant (j'aurais pu dire "rôdé", mais pas usé pour autant !). Un plaisir à écouter ces deux-là discuter. Qu'en pensez vous ?
D.
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Merci pour le lien, Didier.
Le propos de Vincent me semble être plus ou moins le même que ce qu'il a, par exemple, proposé lors de sa venue à Toulouse en novembre dernier, et dont il a été question ailleurs. Et ce n'est bien entendu pas une critique : à sa place, je ne m'embêterais pas, moi non plus, à proposer à chaque intervention quelque-chose d'absolument différent, l'essentiel étant que le message passe pour le plus grand nombre. ^^
Sur la forme, c'est évidemment maîtrisé, notamment s'agissant de l'hôte Benjamin Brillaud (tiens, encore un BB... ;-) ...), mais celui-ci n'est pas un perdreau de l'année en tant que vidéaste web, et il me parait naturel que l'ensemble soit autrement plus réussie qu'une vidéo « brute » capturant des échanges au fil de l'eau entre universitaires ou plus largement entre chercheurs...
Tout le monde n'est pas un roi ou une reine de l'édition vidéo, même si, pour ma part, je suis sans doute capable de faire un petit montage à partir d'un contenu filmé (j'en ai déjà fait, à titre privé) en bricolant dans mon coin et sans pour autant être un spécialiste... Je ne suis pas surpris, en tout cas, que l'on n'ait pas toujours droit à du « maquettage » aux petits oignons en la matière, y compris dans le cadre de manifestations publiques : il aura, au fond, seulement fallu l'irruption de la pandémie et des confinements associés pour que toutes sortes de gens — y compris les universitaires habitués à ne parler essentiellement qu'en direct et de vive voix lors des cours, séminaires, journées d'études et autres colloques — se mettent « sérieusement » à la communication vidéo, dans le cadre contraint du télétravail et de l'interaction de type « réunion Zoom »... Il faut peut-être être très habitué à la qualité des chaînes YouTube de certains vidéastes web pour être vraiment désormais gêné aujourd'hui par des choses plus « bricolées », mais ceci dit, s'agissant de la vidéo partagée par JR ailleurs et laquelle tu fais ici allusion, je reconnais que, pour ma part, j'avais alors personnellement assisté aux échanges en question en direct, ce qui constituait un contexte de réception un peu différent (et incitant de facto peut-être à plus d'indulgence sur le moment). De façon générale, je crois qu'il faut tenir compte des contextes spécifiques dans lesquels les contenus sont produits : ce qui vaut pour l'édition de publications papier vaut, à cette aune, aussi pour l'édition de vidéos. Pour y avoir moi-même beaucoup réfléchi, notamment dans le cadre de mon projet de livre, je crois qu'il est possible de faire de belles choses avec relativement peu des moyens, mais avec un soin digne de professionnels, et avec in fine un résultat éventuellement meilleur que dans un contexte éditorial éventuellement plus « reconnu » ou « institutionnel » mais davantage soumis à l'urgence et à l'apparence (cette impérieuse nécessité de « produire » du contenu qui peut rendre inconséquents certains responsables éditoriaux et comités de lecture, au nom de la nécessité de publier et parfois peu importe quoi) : tout ou presque dépend forcément de l'implication des parties en présence dans le processus d'édition. Ce que je veux dire, c'est que, quels que soient du reste les titres et qualités dont les uns et les autres peuvent éventuellement se prévaloir, il ne faut pas forcément attendre la même chose de tous les « générateurs » (oserai-je dire « géniteurs » ? ;-)...) de contenus sous prétexte qu'ils feraient tous la même chose en apparence, soit des articles, soit des livres, soit des revues, soit des vidéos sur YouTube, tout simplement.
Amicalement,
B.
P.S.: tout autre chose, au passage... en juillet dernier, dans le présent fuseau, j'avais écrit que je partagerai mes impressions concernant le séminaire estival en ligne de la Tolkien Society dédié au thème “Tolkien and Diversity”... Le temps a passé, et j'avoue que la motivation a fondu, comme pour bien d'autres choses, dans ce monde absurde... mais bon, sait-on jamais, j'y reviendrai peut-être, en marge de mes travaux d'écriture toujours en cours...
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Bref, sauf erreur, je ne crois pas que la vidéo de la chaîne Nota Bene, interviewant Vincent Ferré, ait encore été mentionnée sur JRRVF.
Salut Didier,
On en avait brièvement parlé (en plusieurs morceaux entre le 5 et le 13 oct) par ici. 
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Oui, on en avait un peu parlé, mais c'est bon d'y revenir aussi. Je partage tout à fait l'avis de Didier : je suis toujours enchanté d'écouter Vincent dont le propos parvient systématiquement à captiver aussi bien le nouveau-venu que l'habitué ; j'y vois là non seulement le talent d'orateur, la connaissance du spécialiste, mais aussi une volonté sincère de faire connaître Tolkien et une fierté justifiée de défendre des projets éditoriaux dont on devine à peine les difficultés qu'il a fallu surmonter pour les mener à terme. Merci encore Vincent, Daniel, Christine & Co :)
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Bonjour à tous,
Une re-découverte a été annoncée sur les "ondes" si je puis dire : https://www.tomsguide.fr/le-seigneur-de … urgissent/
Bonne journée !
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Bonjour à tous !
Une information à propos de la cartographie de la Terre du Milieu :
https://www.futura-sciences.com/science … ure-97312/
Je ne sais pas ce que vaut tout cela.
La carte de la Terre du Milieu façon Google Map, cela ne me fait pas rêver…
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Bonjour Beruthiel, merci pour ce lien.
Quand elles sont bien documentées, ces demarches restent intéressantes 
J'ai retrouvé un fuseau où ce type de représentation cartographique avait été évoqué :
ce sujet
I.
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En surfant sur ma revue de presse matinale, je suis tombé sur une rubrique du Monde appelée "Le Monde-Mémorable". Mon regard a été attiré par le fait que la leçon proposée aujourd'hui s'intitule "Tolkien, Le Seigneur des Légendes".
Le "quizz" disponible après une rapide inscription (adresse mail) est facile 
I.
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Un article astronomique :
https://www.journaldugeek.com/2022/03/3 … -observee/
J'ai particulièrement apprécié :
L’astre a été baptisé Earendel, à partir d’un ancien terme anglo-saxon signifiant “étoile du matin”.

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Il y avait eu une discussion à ce sujet sur Tolkiendil.
L'auteur de l'article a puisé son affirmation dans l'article source de Nature.
Il est en revanche fort possible que l'auteur de la découverte n'ait pas voulu affirmer dans Nature que la source de son inspiration pour ce nom venait de Tolkien, ça me semble très compréhensible, surtout quand on sait que certains scientifiques restent très réfractaires à la fantasy et à l'imaginaire tolkienien.
cela expliquerait la seule mention de la source anglo-saxonne 
i.
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Merci Isengar pour le complément ;-)
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Un article pas très sympa sur Actualitté à propos des droits autour de la propriété intellectuelle de l’œuvre de Tolkien et notamment les conséquences sur les fan-fictions.
Outre le ton de l'article qui fait passer le TE pour une bande de requins (c'est quand même un comble !), il y a tout de même une ébauche de réflexion intéressante sur la question de la protection de l'intégrité d'une œuvre et sur le flou juridique qu'il y a sur le sujet.
https://actualitte.com/article/105592/d … anfictions
I.
PS : je précise que ce n'est pas vraiment - et vraiment pas - un article de fond (après relecture...)
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On pourra en reparler dans l'espace libre, je suis (perso) absolument contre tous les droits d'auteur et la propriété intellectuelle qui devrait, à mon avis, s'éteindre avec la mort des auteurs.
(c'est mon côté très gauchiste, je suis contre la propriété même intellectuelle pour ramasser des sous, n'en déplaise).
Ce fut à l'origine en droit une invention pour les veuves et orphelins, prolongée et augmentée, enfin internationalisée grâce aux bénéfices que les notaires en tiraient.
Ne prenons qu'un exemple, tant mieux pour lui Michel Sardou est toujours de ce monde et dans 70 ans, en 2092 ou plus tard au siècle suivant, ses héritiers auront encore des redevances sur la Maladie d'Amour, le France et les Bals populaires.... sans avoir jamais contribué à leur écriture, à leur succès, toucherons des gages grâce au succès de leur aïeul?.
Ce devrait être aux auteurs et interprètes d'assurer leur succession, pas au législateur de leur garantir un héritage durant 70 ans.
Christopher Tolkien a produit ses propres ouvrages et mérite ses droits d'auteur perso mais ses enfants, petits-enfants et arrières?
Je suis plutôt d'accord avec l'idée libre qu'une œuvre échappe dès sa mort à son auteur comme à ses héritiers : on peut réécrire Cyrano ou Notre-Dame de Paris, Les Trois Mousquetaires et Le Cid (quoique faudrait le faire avec autant de talent) sans attendre presqu’un siècle.
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Petite curiosité, que je ne connaissais pas : https://www.tomsguide.fr/pourquoi-la-ru … s-anneaux/
C.
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: Dwarf, : Dwarf, : Dwarf,. Très amusant. Merci Cédric.
(et merci aux Russes - uniquement pour ça - de leur contribution aux archives pirates à la fin du siècle dernier)
S.
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Bonjour à toutes & à tous
la mise à jour de pourtolkien me permet plus facilement de tenir le registre des interventions medias : voir les liens des replay sur cette page
amicalement
vincent
Mardi 4 octobre, intervention dans « Clique TV » sur la série amazon et les livres de J.R.R Tolkien (à revoir en replay)
Podcast radio (France Culture, 7 minutes) sur l’image médiatique de J.R.R. Tolkien et les tentatives de récupération politique (à écouter en replay)
SFR actus, interview croisée avec Jean-Philippe Jaworski (à lire en ligne)
Télérama, C. Mury, 6 septembre : « Où se situe ‘Les Anneaux de Pouvoir’ dans l’oeuvre de Tolkien ? » (à lire en ligne)
Article du Figaro, 3 septembre 2022, B. Puech (3 septembre 2022) : « Les Anneaux de pouvoir est une fanfiction onéreuse, pas une adaptation de Tolkien »
Le Parisien, M. Valentin, articles des vendredi 2 septembre et lundi 3 octobre 2022 : « House of the Dragon » contre « Les Anneaux de pouvoir »
Jeudi 1er septembre : émission « Spécial Tolkien » à 12h15, « Entrez sans frapper » sur La Première (RTBF), présentée par Jérôme Colin. A écouter en replay, de la 45e à la 80e minute.
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Bonjour Vincent,
merci pour ces liens.
Je viens de regarder "la Clique". J'admire ta façon de conserver ton calme dans le brouhaha de l'émission (a priori, ambiance plutôt sympathique) et dans la confusion Tolkien/Jackson ("dans ma famille, on adore Tolkien, on le regarde tous les ans"
). Tu réussis à dire les choses sans les imposer, et à couper cours élégamment aux tentatives de polémiques.
Mais Tolkien qui a inventé 50 langues, tu t'es un peu enflammé, non ? Hihi !
Bravo pour toutes ces interventions !
I.
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Bonsoir Vincent,
Plus que "la Clique", je te remercie pour la bonne réponse accordée à France Culture : on sent que le temps était compté et que tu as beaucoup à dire, mais tout ce qui est dit l'est avec tant d'élégance et de précision (comme d'habitude, mais je reste à chaque fois admiratif de l'exercice). Chapeau !
S.
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merci Sosryko et Isengar ;-)
difficile de faire le tri dans les éléments à conserver pour France Culture ; je voulais aussi citer d'autres personnes que moi (Patrick Moran ; Guido Semprini) comme je l'ai fait aussi sur le plateau de "Clique TV"- canal plus : je ne sais pas si l'on entend bien le nom de Damien (bador)
C'est à lui que je dois, sauf erreur, ces chiffres : une cinquantaine de langues envisagées / nommées par JRRT ; une douzaine réellement développées ; dont les deux langues elfiques les plus connues
amicalement
v
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"Les décors sont ouf... c'est pas cheap, je sens l'argent euh dans la série quoi... donc vraiment, ça me dérange pas du tout, moi je kiffe regarder ça " : extrait des dernières secondes de "la Clique" au sujet de la série dont on parle trop en ce moment (même sur JRRVF).
Je ne connaissais pas cette émission, je ne regarde pas la télé et une fois encore ce sentiment de ne pas manquer grand chose... c'est quoi le truc en fait ? Ce sont des acteurs les gens sur le plateau non ?
Vincent, je ne vous connais pas personnellement (je vous ai lu un peu) mais vous auriez pu être un peu plus honnête à la fin ;-)
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Paul, Vincent s'en est sorti admirablement, vu le contexte.
Il peut aussi avoir le droit d'apprécier certains aspects de la série ou bien ne pas avoir envie (à la toute dernière minute d'une émission où on lui laisse le mot de la fin) de gâcher tout son précédent propos par une intervention négative, trop courte, sans explication, et qui aurait été la seule à être retenue par le spectateur 
Moi je dis "bien joué !"
En tout cas, à l'heure où certaines des interviews ont été réalisées, seuls les 3-4 premiers épisodes de la série étaient connus. Si la rupture avec Tolkien était consommée dès la première minute de l'épisode 1, la trame scénaristique était en revanche encore porteuse d’un espoir d'une bonne série, à ce moment là.
Pour ma part, si j'estimais que la série avait du mal à démarrer au bout de 4 épisodes, je n'ai commencé à la trouver vraiment absurde et franchement ratée qu'à partir de l'épisode 5. Avant, avec la meilleure objectivité possible, je n'aurais pas su en dire vraiment du mal.
I.
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Haha !
Oui je suis certain que l'exercice était loin d'être évident... et reste stupéfait par le niveau des intervenants (hors invités) ! Mais j'imagine que c'est la stratégie de ce genre d'émission.
C'était une vile boutade de ma part (d'où mon clin d'oeil) car tout était dit ou presque dans la courte hésitation de Vincent !
Bien joué certainement oui.
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Autre exercice pas évident : l'interview par téléphone avec transcription quasi littérale de tout ce que j'ai pu dire 
https://www.20minutes.fr/serie/4004248- … ts-tolkien
J'ai demandé des petites corrections au journaliste (par exemple rajouter "réédition Bragelonne" pour le Dictionnaire Tolkien, remplacer "grandes jambes" par "grandes gens", remplacer "à chier" par "moche"...)
Je reconnais qu'il y a une part Isengar de ma personnalité qui ressort de cette entrevue
I.
PS : et je précise que je n'avais pas vu l'épisode 7, catastrophique, lorsque j'ai été interviewé.
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Allons Isengar, ta part de personnalité nous manquerait.
Sans toi, qui d'autre nous représenterait dans les médias ? Point de regret ni modestie. Tu fais un tel job.
S.
PS : j'ai vu 4 séquences grâce à mon fourgue.
Une correcte, une moins bien, les deux suivantes décevantes.
Pas encore vu les "5 à 7" si vous pardonnez la reprise de cette expression désuète qu'on préférera en horaire mieux qu'en séries télé. Oh un petit 5 à 7, tellement mieux qu'un épisode des Anneaux de Pouvor !
OK, je sors.
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Autre exercice pas évident : l'interview par téléphone avec transcription quasi littérale de tout ce que j'ai pu dire
https://www.20minutes.fr/serie/4004248- … ts-tolkienJ'ai demandé des petites corrections au journaliste (par exemple rajouter "réédition Bragelonne" pour le Dictionnaire Tolkien, remplacer "grandes jambes" par "grandes gens", remplacer "à chier" par "moche"...)
Les corrections n'ont pas été faites ^^ c'est frais, c'est bien !
A défaut de regarder les épisodes, je dois dire que ce genre d'analyse est plaisante à lire. Merci
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Mais en regardant la série Amazon, je me rends compte à quel point Peter Jackson avait du talent. <source>
Héhé, merci Isengar :)
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Waah ! JR dans 20 minutes ! Dans trois ans tu passes dans Le Monde !
On est dans l’esprit très fidèle à l’œuvre de Peter Jackson.
Cela n’a pas l’air d’être un compliment.
Tu m'étonnes :D !! Faut leur envoyer tes critiques de la première trilogie !
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Tu m'étonnes
!! Faut leur envoyer tes critiques de la première trilogie !
Ah, mais alors là, c'est plus dans le Monde que je vais me retrouver, mais chez Hanouna
I.
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Tu nous préviens de tes passages télé et radio ? faut qu'on enregistre pour les archives du site 
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Excellent :)
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Waah ! JR dans 20 minutes ! Dans trois ans tu passes dans Le Monde !
Entre 20 minutes et trois ans la relativité du Temps devient tolkiennene 
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Dans la rubrique culture du Point (version en ligne du 12 décembre) Marc Lambron anticipe le débat prévu jeudi 15 sur France 2 dans l'émission "Le Livre favori des Français" (qui sera présentée par Camille Diao et Michel Field).
Il revient sur le palmarès et évoque très rapidement (et superficiellement) Le Seigneur des Anneaux qui figure dans la liste des 25 (je l'ai surligné ci-dessous, pour ceux qui ont des petits yeux
).
Il note aussi la présence de plusieurs mangas dans cette liste, phénomène logique quant on sait le boum des ventes de mangas en France (et d'emprunts en bibliothèques).
Les 25 livres favoris des Français par ordre alphabétique
(Liste réalisée par un vote électronique sans aucune liste préétablie par 100 000 participants âgés de 15 à plus de 80 ans)
1984 – George Orwell
Au bonheur des dames – Émile Zola
Berserk – Kentarö Miura
Changer l'eau des fleurs – Valérie Perrin
Cyrano de Bergerac – Edmond Rostand
Dragon Ball – Akira Toriyama
[la saga] Harry Potter – J. K. Rowling
Hunger Games – Suzanne Collins
Il est grand temps de rallumer les étoiles – Virginie Grimaldi
Kilomètre zéro – Maud Ankaoua
L'Attaque des Titans – Hajime Isayama
L'Écume des jours – Boris Vian
L'Étranger – Albert Camus
La Vérité sur l'affaire Harry Quebert – Joël Dicker
Le Comte de Monte-Cristo – Alexandre Dumas
Le Parfum – Patrick Süskind
Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry
Le Seigneur des anneaux – J. R. R. Tolkien
Les gens heureux lisent et boivent du café – Agnès Martin-Lugand
Les Hauts de Hurlevent – Emily Brontë
Les Misérables – Victor Hugo
Les Piliers de la Terre – Ken Follett
One Piece – Eiichiro Oda
Orgueil et préjugés – Jane Austen
Tout le bleu du ciel– Mélissa Da Costa
Dans cette liste, j'en ai quand même lu pas mal. Mais j'avoue que certains me sont totalement inconnus, même pas en titre
I.
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Pétard,
ni La Fontaine, ni Rabelais, ni Voltaire ou Molière, ni Hugo (ah, si, "Les Misrables", ouf !!! mais pas "Notre-Dame de Paris") ,
ni Dostoïevski, ni Hemingway ,Steinbeck, Mark Twain, ni Racine ou Corneille, même pas les Fleurs du Mal, ... et j'en passe.
Pas même Uderzo et Goscinny ou Franquin.
fichue sélection.
On échappe à Marc Levy que les gens achètent en grand nombre mais ne mettent pas dans leur top 25, ouf :-)
Silmo
PS : sur 25, il y en a 11 que je n'ai jamais lus, voire ne connais même pas de nom.
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Une « Liste réalisée par un vote électronique sans aucune liste préétablie par 100 000 participants » ne présage aucunement de sa représentativité.
Quant au fond de l'article, c'est ... du niveau du Point ... :)
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Pétard,
ni La Fontaine, ni Rabelais, ni Voltaire ou Molière, ni Hugo (ah, si, "Les Misrables", ouf !!! mais pas "Notre-Dame de Paris") ,
ni Dostoïevski, ni Hemingway ,Steinbeck, Mark Twain, ni Racine ou Corneille, même pas les Fleurs du Mal, ... et j'en passe.
Pas même Uderzo et Goscinny ou Franquin.
Pas sûr que les gens rangent les BD dans la même catégorie mentale que les livres, en dépit de la présence de divers mangas dans cette liste. Le format compte sans doute.
Après, il n'y a pas non plus Flaubert ou Stendhal, mais à vrai dire, je ne m'attends guère à les voir battre des records de popularité... A la limite, la présence d'Au bonheur des dames aurait plus tendance à me surprendre.
E.
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Selon le classement proposé par France 2, Le Seigneur des Anneaux arrive en 6ème place des livres préférés des Français.
Pour expliquer le contenu du livre, l'émission a proposé une petite présentation de 2 minutes lancée par Michel Field sous forme d'une "interview du livre", pas déconnante (sur le fond) mais un peu ridicule (sur la forme), et dont l'intérêt est tout de même d'avoir gentiment écorné les adaptations de Peter Jackson
I.
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La liste définitive, si ça vous intéresse :
1. Il est grand temps de rallumer les étoiles - Virginie Grimaldi (2019)
2. One Piece - Eiichiro Oda (1997)
3. Harry Potter - J.K. Rowling (1997)
4. Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry (1943)
5. Les Misérables - Victor Hugo (1862)
6. Le Seigneur des Anneaux - J.R.R. Tolkien (1954)
7. Le Comte de Monte Cristo - Alexandre Dumas (1844)
8. Tout le bleu du ciel - Mélissa da Costa (2019)
9. Dragon Ball - Akira Toriyama (1984)
10. Berserk - Kentaro Miura (1989)
11. Kilomètre zéro - Maud Ankaoua (2017)
12. L’Étranger - Albert Camus (1942)
13. Changer l’eau des fleurs - Valérie Perrin (2018)
14. 1984 - Georges Orwell (1949)
15. Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand (2012)
16. Le Parfum - Patrick Süskind (1985)
17. Hunger Games - Suzanne Collins (2008)
18. L’Attaque des titans - Hajime Isayama (2009)
19. Orgueil et préjugés - Jane Austen (1813)
20. La vérité sur l’affaire Harry Québert - Joël Dicker (2012)
21. Au bonheur des dames - Emile Zola (1883)
22. L’écume des jours - Boris Vian (1947)
23. Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand (1897)
24. Les hauts de Hurlevent - Emilie Brontë (1847)
25. Les piliers de la terre - Ken Follett (1989)
source : https://www.francetvinfo.fr/culture/liv … 46310.html (merci Druss pour le lien)
Tabarnac' ! Frodo et Sam se sont fait coiffer au poteau par ces petits arrivistes d’Harry Potter et de Monkey D. Luffy ! mes enfants vont me chambrer !
I.
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Ciboir'
Ca aurait pu être pire. Hélas, y a tout de même de grands absents.
N'y a-t-il pas le même genre de listes musicales tout aussi décevantes. Vos 25 chansons préférées, ça doit être terrible.
S.
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Vos 25 chansons préférées, ça doit être terrible.
S.
1 - le Connemara
2 - les sunlights des tropiques
3 - Besoin de rien envie de toi
4 - Made in Normandie
5 - etc...

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Argggg quel choix, je ne sais si on peut faire pire:-)
C'est vache car ça reste en tête , comme "A la Volette"
Jouons le jeu,
- les plus écoutées sur notre portable,
- les 25 indispensables de tous les temps,
-les 25 qu'on met dans la bagnole pour rouler à tombeau ouvert,
- les 25 romantiques,
- les 25 de noël,
- les 25 à la plage,
- etc..
Ca me fait penser au quizz de Yann Bartez chez Quotidien.
Je suis pas fan de Bartez mais à la question "meilleure chanson pour une nuit d'amour" Omar Sy a eu forever la meilleure réponse "Rocky - Going the Distance".
https://www.youtube.com/watch?v=2gO0jOTidnU
S.
"Going the Distance" 30'51 en version longue ou 2'38 en version courte.
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Des pièces commémoratives rendent hommage à J.R.R. Tolkien
Une news intéressante pour les collectionneurs qui sommeillent en nous :-)
- https://jai-un-pote-dans-la.com/pieces- … r-tolkien/
Et le lien direct vers la Royal Mint (je me suis inscrit pour être notifié - on verra selon le prix...)
- https://www.royalmint.com/annual-sets/2 … rr-tolkien
C.
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Superbe :)
Sauf l'avers, et j'imagine qu'il sera difficile d'acquérir l'un sans l'autre, n'est-ce pas ? :)
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Sauf l'avers, et j'imagine qu'il sera difficile d'acquérir l'un sans l'autre, n'est-ce pas ?
C'est clair que j'aurai préféré un autre portrait. Ou le portrait d'un autre 
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Lu, via Academia, dans un article de Thomas Honegger paru assez récemment (le mois dernier) dans un supplément à un numéro anniversaire de Lembas, publication fanique tolkienienne d'Unquendor (la “Tolkien Society” des Pays-Bas), ce passage concernant “those voices in Tolkien studies from Poland, Italy, Spain, Portugal, the Netherlands, France, etc. who tend to get marginalized in a setting clearly dominated by Anglo-American scholarship” (je souligne ce qui concerne “The French”) :
The role of international Tolkien scholarship alongside and within the dominant Anglo-American tradition would necessitate a study of its own, as would the discussion of the various Tolkien societies around the world. Having already exceeded the word-limit of this essay, I can no further elaborate the important role of the British Tolkien Society and the American Mythopoeic Society, and merely mention some points concerning the non-English-speaking countries. First, translation studies and the quality of the translations of Tolkien’s works is often a hotly debated topic in the non-English speaking countries – something largely absent within the Anglo-American discourse. Second, the role, history, and structure of the various European Tolkien societies is as colourful and diverse as Europe itself. The pride of place in this category must go to the Dutch who have not only a very lively Tolkien society but whose Lembas and Lembas Extra constituted early spearheads of European scholarship. Geographically adjacent yet socio-culturally quite far away are the French, who have one of the most independent scholarly traditions on Tolkien. Having no official Tolkien society, their academic impact is mainly due to the effort of individual scholars like Vincent Ferré, Michaël Devaux, Leo Carruthers and others. Poland, on the other side, has an established structure with the annual Medieval Fantasy Symposium, organized by Łukasz Neubauer. The same is true for Germany, where the Deutsche Tolkien Gesellschaft has been hosting academic conferences since 2004 and whose annual yearbook Hither Shore (2014-present) comprises contributions in English and German. Italy, under the leadership of the AIST (Associazione Italiana Studi Tolkieniani), has become a hub of concerted activities and has contributed significantly to the development of European Tolkien studies. I could go on with the Spanish and Portuguese, the Hungarians etc. and I would like to invite the reader to explore these Tolkien societies and scholarly traditions on their own.
Thomas Honegger, “There and Not Back Again – A Short History and Assessment of Tolkien Criticism and Scholarship”, Lembas Katern, suppl. au Lembas Jubileumnummer n°200, déc. 2022, p. 369-376 (p. 374).
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur la visibilité relative de la recherche tolkienienne française (et plus largement francophone) à l'étranger, sur les inévitables travers des non-francophones quant à leur perception de ladite recherche, etc., mais sur ce sujet comme sur d'autres, il faut bien reconnaître que... nihil novi sub sole. Ceci dit, Honegger a bien raison de souligner nos particularités : nous avons notre spécificité socio-culturelle ainsi que notre approche indépendante quant à l'étude de Tolkien et de son œuvre, toutes choses qu'ils nous faut continuer à cultiver, à mon humble avis.
Peace and Love,
B.
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Qu'est-ce que c'est qu'une Tolkien Society "officielle" ?
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Je crois qu'en effet, Thomas Honneger n'a pas pensé à Tolkiendil, qui me semble pourtant être une Tolkien society officielle et active en ce qui concerne les publications par ailleurs, ainsi que l'actualité récente nous le rappelle si besoin était : merci à Tolkiendil :)
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Je crois qu'en effet, Thomas Honneger n'a pas pensé à Tolkiendil, qui me semble pourtant être une Tolkien society officielle et active en ce qui concerne les publications par ailleurs, ainsi que l'actualité récente nous le rappelle si besoin était : merci à Tolkiendil
+1 !
Il ne suffit pas d'avoir le nom officiel pour avoir la qualité. L'exemple français en est la preuve, via Tolkiendil et d'autres 
Et outre les écrits, quel pays / Tokien Society peut dire avoir par exemple monté une exposition telle qu'on a pu l'admirer à la BNF ? Cocorico ! 
Et merci Hyarion d'avoir remonté cette info.
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Je n'ai pas parlé des autres, car je ne mentionnais que les associations officielles dédiées à Tolkien, mais,concernant les publications, T. Honegger a aussi oublié les éditions du Dragon de Brume que je ne peux trop encenser pour y avoir participé (je le fais quand même un peu) mais dont on peut dire, factuellement, qu'en quelques années elles ont publié des centaines de pages d'études tolkieniennes (1222 p. en fait !) qui gagneraient à être connues par la communauté anglo-saxonne et redécouvertes par les lecteurs francophones ;-), peut-être sera-ce le cas à l'occasion du travail de Hyarion, grâces lui soient rendues, par Crom !
S.
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Rien à voir avec la choucroute,
juste une BD à recommander pour ceusses que sont amateurs ou venus dans ma chère Ile de Noirmoutier, une bande dessinée parfaite, un peu esprit Franquin par GIPAR "Le Trésor de Noirmoutier" (tome 10) - pas mal de passages du Gois, avant le pont.
Plein de gags cachés dans les pages, comme le bateau échoué, pages 18 et 19 venant de Rotterdam, non d'Anvers. Facile à reconnaitre ce "Groote Lulu".
C'est un auteur plaisant. Je vous le conseille.
FrA
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