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[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 25/11/2012 Dans moins d'un mois, les "initiés" du moment auront, parait-il, à coeur d'aller communier ensemble à Bugarach (non loin de là où vivent certains JRRVFiens... ;-)...) pour échapper à une fin du monde qu'ils ont cru pouvoir prévoir en interprétant à leur guise la fin d'un cycle du compte long du calendrier maya. C'est Silmo qui doit être content : après Paco Rabanne et sa prédiction selon laquelle la station spatiale Mini-Mir devait tomber sur Paris (et un morceau de celle-ci également dans le Gers) à l'occasion de l'éclipse solaire du 11 août 1999 (je m'étais réfugié aux États-Unis à l'époque... ;-)...), voila que l'on nous promet, pour le 21 décembre prochain, une collision de la Terre avec un trou noir, un objet géocroiseur ou l'hypothétique planète Nibiru. Et là, apparemment, point d'échappatoire... sauf peut-être une : d'après ces "initiés", ce serait Bugarach ou la mort. Toutefois, à en croire un article du mythique magazine Le Point (eh oui, encore lui !), l'engouement pour Bugarach comme refuge présumé contre la fin du monde, serait finalement un brin exagéré par les médias de masse... Tant mieux pour les Bugarachois si c'est le cas... De toute façon, entre nous, l'idée que des "initiés" puissent devenir les seuls représentants de l'espèce humaine après je-ne-sais quel évènement paranormal planétaire fait autrement plus froid dans le dos que la catastrophe annoncée elle-même... ;-)) Pendant ce temps, sur une autre planète d'"initiés" d'un tout autre genre, celle des "tolkienomanes" (©EJK), une autre échéance approche : celle de la sortie en salles des nouveaux films de Peter Jackson inspirés de l'univers de J.R.R. Tolkien. Après une première projection à Wellington (Nouvelle-Zélande) le 28 novembre, The Hobbit: An Unexpected Journey, premier film d'une série de trois, sortira donc dans les salles de cinéma le 12 décembre prochain en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, en Finlande, en Nouvelle-Zélande, en Norvège et en Suède... puis dans le reste du monde dans les jours qui suivront. Encore une fois, comme pour Bugarach, il serait question de cycle... Ainsi, dans le dernier numéro de Studio Ciné Live (n°43, décembre 2012), titrant en couverture "Il était une fois Le Hobbit : rencontre avec Peter Jackson et les créateurs de la Terre du Milieu [sic]", Fabrice Leclerc, rédacteur en chef de ce magazine, propose un "édito" intitulé "Trilogique" et commençant ainsi : Dans le magazine Studio Ciné Live, Fabrice Leclerc a écrit : "Et de trois ! Peter Jackson d'un côté, Lucasfilm de l'autre... Nous voilà repartis dans ce cycle cher au cinéma américain depuis un bon nombre d'années, celui des trilogies. Alors que Christopher Nolan a refermé, cet été, sa trilogie consacrée à Batman, voilà donc la saga du Hobbit qui entamera sa course sur les écrans dans quelques jours, attendue comme le messie par les hordes de fans de Tolkien et ceux, tout aussi nombreux du Seigneur des anneaux. Une trilogie, elle aussi. Pendant ce temps, Disney s'est fait son cadeau de Noël avant l'heure en officialisant le rachat de Lucasfilm et la mise en chantier immédiate de nouveaux épisodes de Star Wars. Trois, au bas mot. Une troisième trilogie, donc. Comme il nous l'explique dans l'entretien qu'il nous a accordé, Peter Jackson a vite compris que son Hobbit serait trop à l'étroit dans deux films. Il a donc convaincu Warner d'une évidente règle de trois, le studio n'ayant pas dû se faire prier, tout heureux de retrouver un cycle, après l'extinction des feux du côté de Batman et de Harry Potter. S'il repartira bien en tournage pour quelques mois, une bonne partie de ce troisième opus est déjà dans la boîte. Du rapport qualité/prix sur lequel même le hard discount ne pourra jamais s'aligner. [...]" Une trilogie qui serait "attendue comme le messie" par des "hordes de fans de Tolkien"... un peu comme l'Apocalypse qui serait attendue comme telle à Bugarach ou ailleurs... J'entends déjà TB pousser une bonne gueulante du genre : "Encore un coup de ces journaleux !" Bref, comme dirait Jacques Chirac : "Revenons sur terre". ;-) The Hobbit est un roman écrit par J.R.R. Tolkien. The Hobbit: An Unexpected Journey est un film réalisé par Peter Jackson. Tolkien n'est pas un dieu. Jackson non plus n'en est pas un. Peut-être qu'à partir de ce postulat de base on pourra peut-être commencer à discuter sérieusement (mais sans se prendre au sérieux, bien sûr) de ce premier film sortant en salles le 12 décembre ? Je l'espère en tout cas. :-) Ici, il pourra donc être question de critiques de spectateurs ayant vu le film The Hobbit: An Unexpected Journey (Le Hobbit : un voyage inattendu). Selon Michel Ciment, auteur de livres de référence notamment sur les films de Stanley Kubrick et de John Boorman, un critique de cinéma doit tendre dans son travail d'écriture vers la réunion de cinq qualités : l'information, l'analyse, le style, l'évaluation et l'enthousiasme. Nous ne sommes évidemment pas des critiques professionnels, et chacun est libre d'exprimer son ressenti comme il le sent, mais pour ma part, j'essaierai de tendre vers la réunion de ces cinq qualités, en étant bon public et en respectant le travail et l'avis des uns et des autres. Bon visionnage à toutes et à tous donc, et à bientôt. Cordialement, :-) Hyarion. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 29/11/2012 Il y a quelques temps, j'écrivais perfidement : Iz' a écrit : Pour revenir à l'accord Warner-IMAX, et au cas où un Hobbit-qui-bouge-en-3D verrait le jour dans les dix prochaines années, il convient sans doute de vérifier dès à présent que votre cinéma préféré est bien un des 351 établissements affilié IMAX dans le monde. Car en général, IMAX ne s'associe pour de la co-prod que s'ils obtiennent une exclusivité de diffusion dans les salles affiliées... et aussi, deux ans plus tard : Elbakin pose une question très intéressante qui rejoint une de mes pernicieuses interrogations d'il y a déjà deux ans (voir mon message du le 29-04-2010 à 19:18) : Les cinémas seront-ils prêts en décembre 2012 pour accueillir les avancées technologiques utilisées à l'occasion du tournage du Hobbit ? Et je vois bien que la question titille toujours les observateurs attentifs : I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 29/11/2012 Hem... je perds la main :) Et je vois bien que la question titille toujours les observateurs attentifs : [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - sosryko - 29/11/2012 jacksondrim ;-) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - sosryko - 29/11/2012 Croisement et salutations au passage cher Isengar ;-) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 29/11/2012 Merci Sosryko :) A bientôt :) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - sosryko - 30/11/2012 La seconde hypothèse est la bonne, sensible au moindre murmure, avec un brin de nostalgie alors que JRRVF est sur le point de muer... [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Muriel - 04/12/2012 Pour ma part, je n'irai pas le voir. Je n'ai pas aimé le scandale qui a entaché ce film. Et comme j'aime les animaux...Non, vraiment, ce ne sera pas pour moi. Tant pis, je me relirai le livre, ce sera tout aussi bien! :-) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 04/12/2012 Peter Jackson a nié le fait que des animaux aient pu mourir ou être victimes de mauvais traitement pendant le tournage. Il a tout à fait raison sur ce point : ils sont tous morts entre deux scènes. Et Même que le mouton est mort un peu avant l'heure de l'apéro... Et Peter Jackson nous promet qu'aucune caméra ne tournait à ce moment là :) Par ailleurs, la majorité des victimes étant des volailles, on peut se demander si les sandwichs au poulet froid (avec des cornichons) servis le soir de l'avant-première à Wellington, ont bien subi les tests d'usage de la part des services vétérinaires locaux... Mais la résolution consistant à relire le livre (dans la version Lauzon, bien entendu) plutôt que de perdre son temps à subir cette adaptation est quelque chose qui me tente, moi aussi, énormément... I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 05/12/2012 Pour ceux que ça intéresse : les premières critiques tombent (Elbakin) I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 05/12/2012 Une revue de la presse anglo-saxonne sur lefigaro.fr. Chacun se fera sa propre opinion, mais la dernière critique me fait penser que si le rythme n'est pas haletant du début à la fin et que la compagnie prend le temps de musarder en chemin, j'aurais du mal à considérer cela comme un péché mortel. Cela dit, en ces lieux, Jackson est attendu au tournant sur d'autres points, me semble-t-il. A. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 05/12/2012 Maistre Aglarond a dit : si le rythme n'est pas haletant du début à la fin et que la compagnie prend le temps de musarder en chemin, j'aurais du mal à considérer cela comme un péché mortel Je suis bien d'accord. D'autant qu'à priori, il ne faudrait pas que la caméra bouge trop pour que l'estomac du spectateur reste bien en place. I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 06/12/2012 La critique du Figaro, qui est allé le voir à New York. Apparemment, le HFR, c'est une question de goût... [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 07/12/2012 Ne lisant pas le Figaro, je suis allé voir la critique de Télérama : http://www.telerama.fr/cinema/c-etait-comment-le-hobbit,90483.php [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 07/12/2012 On appréciera le "Beau dialogue, sans doute tiré intégralement du livre". [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 07/12/2012 sans doute tiré intégralement du livre Voilà du noble et vrai journalisme... celui qui pense à vérifier ses sources. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 10/12/2012 Probablement l'exemple quasi-parfait de ce qu'il ne faut pas faire : la "critique" de Guillaume Loison, publiée vendredi 7 décembre sur le site du Nouvel Observateur... Des fois que cette "critique" finisse par disparaître dans les limbes du cyber-espace, je me permets de la reproduire ici, comme cas d'école. Sur le site CinéObs, Guillaume Loison a écrit : « The Hobbit » : Bilbon bidon Avec cette copie carbone de sa trilogie du « Seigneur des anneaux », Peter Jackson se fatigue. Et nous avec. « Voyage inattendu » tu parles d’une bonne blague : après avoir pondu en dix ans et trois films de trois heures chacun la charte du geekisme des années 2000, Peter Jackson rouvre donc sa grosse crémerie. Pour trois films encore, identiques aux précédents (c’est sûr) et on en prend le pari, conformes à la future trilogie qui verra fatalement le jour si celle-ci cartonne – la nullité totale de ce « Hobbit » 1 ne devrait pas l’empêcher de remplir les salles à la pelleteuse. Un désamorçage s’impose dès maintenant : on n’a rien contre Peter Jackson, dont on a aimé les films mal élevés des débuts (« Braindead ») et le « King Kong » qu’il tourna en pleine gloriole, ni contre les geeks ou leurs fétiches tolkienniens. Seulement voilà, on n’aime pas « The Hobbit », la dérive de nabab boutiquier George-Lucasienne de Jackson, son esthétique de réclame Volvic transgénique, ses vues en hélicoptère tournoyantes mais dénuées du moindre souffle lyrique, ses acteurs déformés par des prothèses grotesques, son côté Jérôme Bosch en plastique, sa frigidité pré pubère - pas une femme au casting, même en figuration, hormis trente secondes de Cate Blanchett qui rode en robe de chambre près d’une assemblée de vieillards discutant autour d’une table de jardin. On n’aime pas non plus la complaisance autiste et paresseuse avec laquelle Jackson ressasse ses gammes des « Anneaux », régime d’images tournant en circuit fermé, et qui malgré les coups de coudes au fan (tu l'as vu Gollum, mec ?), refoule pourtant sa nature roborative. Enorme problème donc, puisque le film passe un temps démesuré à présenter des enjeux et des personnages usés jusqu’à la corde comme s’il s’agissait d’une toute première fois. L’ouverture est à l’avenant. Au « Once upon a time » ultra-platounet du Bilbo vieillissant qui par écrit, raconte sa life au petit Ejilah Frodo Wood comme le papy des bonbons Werther's original, succède un interminable gueuleton présentant les « nouveaux » personnages, horde de faux-nains parés pour l’aventure et grimés comme Albert Jacquard - ou Jonathan Lambert, on se tâte-, pur condensé esthétique du film à venir. Mascarade paillarde qui d’une main, s’évertue à fabriquer de l’émerveillement à coups de blagues carambar et d’effets numériques vulgaires, et qui de l’autre concasse le moindre affect dans une logique d’équipe compacte, homogène – pas un caractère, ni une once de connivence entre deux personnages n’émerge de ce congrès de touffes, juste une humeur, une couleur, toujours la même, qu'en 2h44, le film ne parviendra jamais à étayer. Plus grave encore, cette permanence du même produit à la longue la sensation d’une saga bis en deçà de son modèle d’origine. Hormis le progrès technique, unique valeur ajoutée, l’heure est franchement à la déréliction. Toujours ces sempiternels plans aériens, ces créatures moyenâgeuses en latex dématérialisées par le carcan illustratif de l'ensemble (si le film s'hystérise et piétine souvent, rien ne s'incarne à l'intérieur des images), ces couchers de soleil javelisant une authentique nature sauvage désespérément maquillée en voiture volée (pourquoi diable Jackson insiste-t-il pour tourner au fin fond de la Nouvelle-Zélande si c’est pour la défigurer à ce point ?). Dans les « Anneaux », au moins, il y avait Liv Tyler et Mortensen en roi sans terre. La première n’est pas remplacée (trop féminine manifestement) et le second a pour super-sub un mélange lilliputien d’Henri Leconte et d’Eric Cantona. Et puis Jackson est toujours aussi mal à l’aise avec la notion de gigantisme et d’échelles (alors que « King Kong » à l’inverse gérait admirablement l’infiniment petit), il caricature plus que jamais l’arc narratif déjà pas très finaud de Tolkien. On peine à croire que le squelette de « The Hobbit » ait été charpenté par cinq scénaristes (dont Guillermo Del Toro). Sans mentir, l’affaire se résume à ceci : une rando / un décor / un danger / un cul de sac / le coup de baguette magique de Gandalf qui ouvre une brèche / reprise de la rando / nouveau décor etc. On ne vous raconte pas la suite. Tout le monde l’a déjà vue. Résumons donc... Information : superficielle ; Bref, ce qu'a fait Loison, en matière de critique cinématographique, Michel Ciment serait sans doute en droit de penser que c'est du grand n'importe quoi... ;-) De toute façon, concernant The Hobbit: An Unexpected Journey, il est grand temps maintenant de se faire sa propre opinion. J'essaierai d'aller voir le film mercredi, jour de sa sortie. Cordialement, Hyarion. P.S.: par ailleurs, hier dimanche, je suis allé voir Royal Affair au cinéma, et... je recommande chaudement ce magnifique film historique de Nikolaj Arcel. :-) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Muriel - 10/12/2012 Il n'a vraisemblablement pas lu le Hobbit, ce brave homme...Il n'y a pas une seule femme dedans! Pourquoi donc tenir à ce point à ce qu'il y en ait dans ce film? Et puis, quelle critique brouillonne...sans queue ni tête... [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Semprini - 10/12/2012 Bonjour à tous, ;) Voici donc Peter Jackson qui remet le couvert. Je vais normalement voir le film ce week-end (avec mes enfants), mais pour ce que j'ai déjà pu en lire, et bien, cela promet... :)
[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 10/12/2012 Semprini à nouveau présent en ces lieux : voila un retour que j'apprécie. :-) Bien cordialement, Hyarion. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 10/12/2012 cela promet Voilà l'édito le plus court de la série :p I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - babar - 10/12/2012 Bonjour à tous, Je reviens à l'occasion de cette sortie, et je viens de tomber sur ceçi : http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/12/10/le-hobbit-en-48-images-par-seconde-vomir-237628 étant moi-même un geek averti, je vais aller cela en 48 IPS, hi hi... et je me réjouis par avance de vous lire sur ce forum, que je vais continuer de lire pendant quelque mois pour juger de l'oeuvre avec vous! Merci aux anciens que je retrouve avec joie dans ce fuseau, de votre culture sur le sujet et au plaisir de converser avec vous! bien entendu une fois le film vu, je relirai immédiatement l'original pour m’ôter l’éventuel mauvais goût plastique, mais que voulez-vous, j'y reviendrai, je suis dépendant du plastique j'ai grandi avec les lego et les playmobil!! ;-) un lecteur parmi les autres. ps: j'ai vu un fort joli ouvrage de monsieur Kloszko à la FNAC le mois dernier, je tenais à l'en féliciter car il est beau et plaisant à lire, et même pour un néophyte en langue elfique comme moi, je compte me le procurer à l'occasion de Noel, [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 10/12/2012 Salut Babar ! I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Semprini - 11/12/2012 Merci Hyarion et ISENGAR. ;) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 11/12/2012 Semprini a écrit : Merci Hyarion et ISENGAR. ;) Merci à toi d'être revenu. ;-) Je garde un très bon souvenir de la découverte de tes éditos sur l'adaptation du Seigneur des Anneaux à mon arrivée ici (il y a bientôt neuf ans maintenant...), et j'espère que tu pourras nous faire part de ton avis éclairé sur le film qui sort en salles demain. :-) Bien cordialement, Hyarion. P.S.: je salue également le retour de Babar... ;-) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 11/12/2012 J'attends ce week end. Je vais voir un film. Je ne vais pas voir Tolkien. J'emmène ma petite fan de 12 ans et ses copines. Salut Isengar. Bravo pour ta parution. Ma fille était épatée d'y voir mon site en ref. Pas encore acheté. Je te le paie si tu me le dédicace. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - eric - 12/12/2012 Sur internet, Le Figaro titre "Peter Jackson : Ma vie avec Tolkien". Voici qui devrait plaire à Isengar. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 12/12/2012 Une dédicace de ma part pour maître Anglin Turcam des Caves de Chant-de-Fer ? C'est beaucoup d'honneur pour un modeste Hobbit... mais c'est tout à fait envisageable :) I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 12/12/2012
Après/avec la promo du film, le Figaro sort un hors-série sur Tolkien. Le rouge au joues (c'est le Figaro, tout de même), je m'apprêtais à acheter le magazine quand mes yeux sont tombés sur les titres-accroches de la couverture, dont celui-ci : "parlez-vous elfique?"... j'ai tourné les talons. Faut pas pousser ! Silmo [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 12/12/2012
http://next.liberation.fr/cinema/2012/12/11/le-hobbit-attaque-a-nains-armes_866830 On y lit notamment : "Quel que soit le degré d’attirance que l’on éprouve pour l’épopée fantasy du romancier britannique, on s’accordera facilement pour dire que cette œuvre se suffit à elle-même et qu’il n’est nul besoin de l’étendre, l’enrichir ou l’embellir. Or, c’est justement ce que, dans son essence hollywoodienne, se propose de faire la vaste entreprise d’adaptation lancée par le cinéaste néo-zélandais qui, après la trilogie superlative du Seigneur des anneaux, remet le couvert avec un triptyque consacré à Bilbo le Hobbit." [...] "Seule la logique du commerce explique cette expansion du domaine de Bilbo". L'article n'est toutefois pas aussi négatif que pourraient le laisser croire ces deux extraits.
[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 12/12/2012 Ouch ! I. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 12/12/2012 Oui, cela m'a fait tiquer aussi. Bon après, une image verdoyante de la Comté à la une du site change un peu. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 12/12/2012 La 3d ne m'a jamais vraiment branché non plus... Je pense donc que je le verrai sur un écran 19 pouces, légèrement pixelisé, avec un sous-titrage en russe ;) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 12/12/2012 Avec l'image qui tremble parce que ça a été filmé par un téléphone, avec deux ou trois catarrheux dans la salle... [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 12/12/2012 Évidemment sinon, ça perd tout son charme :) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Voranoe - 12/12/2012 « Choisissez bien où vous vous asseyez : au centre de la salle et le plus loin possible de l’écran ; Pourquoi autant d'étapes alors que la dernière sera surement la plus recommandable? J'ai quelques connaissances qui sont allés le voir, et leur réaction à coup de "sa dè chire" ne m'ont pas rendu optimiste. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 13/12/2012 J'ai lu quelques critiques sur nos autres sites tolkienniens. Pour le coup enthousiastes. Pour moi j'ai un peu peur d'avoir à faire à trois ou quatre gimli bis et deux ou trois rollerskaters legolasiensjaxonoides. Moi c'est vous qui m'avez manqué pas nécessairement le ptit gros à la barbe genre Spielberg qui dit aimer Tolkien. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Laegalad - 13/12/2012 Je pensais le regarder moi aussi en version pixelisée sous titrée en russe, mais plus j'en lis, moins j'ai envie en fait... [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ALDARIL - 13/12/2012 Je suis allez voir la chose Jacksonienne, ce matin et je suis fort désappointé. Une fois de plus l' adaptation d'une oeuvre littéraire est encore baclée ! Le pire est que la somme des films de Peter Jackson empêchera quiconque de vouloir refaire un remake, plus conforme à l' esprit du texte ( a moins de faire ça en série tv, façon Games of Thrones ! je crains le pire ! Mais à la limite, via ce vecteur que représente la télé et le web, on pourrait un jour dans 40 ans au moins, imaginer que des gens retentent le coup et réussissent une belle oeuvre d'adaptation). [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 13/12/2012 J'ai vu le film hier soir, jour de sa sortie en salles, en VF, en 3D, et avec le procédé habituel des 24 images par seconde. Il faudra que je le revoie samedi en VO et en "high frame rate" (HFR ; 48 images par seconde) pour me faire une idée plus complète sur un plan formel (non, les enfants, je ne suis pas masochiste ou hérétique, mais simplement soucieux de pouvoir éventuellement prendre ensuite la parole en sachant un minimum de quoi je parle). ;-) À ce stade, mon avis sur The Hobbit: An Unexpected Journey est tel qu'il s'annonçait être au départ : c'est un avis nuancé, et cela bien que Le Hobbit soit un roman qui, pour moi, compte plus que Le Seigneur des Anneaux, à la différence de beaucoup d'autres lecteurs de Tolkien. Je publierai ma critique ici dans quelques jours, après ma deuxième séance. Autant prévenir tout de suite : il ne faudra pas compter sur moi pour ce qui est de tenir un discours passionnel : s'agissant de l'oeuvre de Tolkien adaptée au cinéma, j'en ai beaucoup trop lu et entendu depuis dix ans pour avoir envie de patauger dans je-ne-sais quelle nouvelle gué-guerre entre "gardiens du temple" et clients des "marchands du temple" ou que-sais-je.... Comme cela a déjà été dit par le passé, on n'a pas attendu l'apparition des films de Peter Jackson pour défendre les livres de J.R.R. Tolkien face aux incompréhensions et aux préjugés qu'ils ont suscité depuis leur parution, et c'est tant mieux. :-) Ceci dit, je reconnais qu'il m'est arrivé, par moments, de penser à JR / Isengar pendant la projection d'hier soir, et - sans surprise - je lui déconseille totalement de voir le film... ;-)) Amicalement, Hyarion. P.S.: Radagast sera-t-il à Peter ce qu'un certain Jar Jar fut à George ? Comme dirait JR : "L'Histoire jugera". ;-) [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 14/12/2012 Allons-y à notre tour. Je l'ai vu hier soir en VO 2D : après avoir vu les Revenons donc à nos moutons néo-zélandais. Sans surprise aucune, c'est bien du Jackson, avec ses qualités et ses défauts. Dans les qualités, du moins selon mon ressenti, évidemment l'aspect visuel et sonore : les décors, les costumes, les paysages, la musique. Les acteurs également : quel plaisir de retrouver Gandalf le Gris (le Blanc était quand même nettement moins attachant). Mention spéciale à un excellent Bilbo, qui ajoute souvent une note d'humour légère (si si, c'est possible) tout à fait bienvenue. Les nains sont bien moins massacrés qu'on ne pouvait le craindre (même Bombur s'en tire mieux que Gimli), avec un rôle important pour Balin. Enfin, les riddles in the dark sont très réussies (même si, peut-être, il était possible de faire encore mieux). Le prologue plante joliment le décor (certes, la présence de Frodo n'était pas absolument indispensable). Les défauts, maintenant. Je ne sais comment le dire, mais je trouve que le voyage de la Comté à Imladris est un peu décousu, et manque de "liant", en quelque sorte. Mais surtout, on retrouve les gros sabots défauts de Jackson dans la représentation de l'ennemi : combats à n'en plus finir contre des hordes de gobelins, ce qui finit par ôter toute crédibilité à l'action, représentation visuelle d'un goût souvent douteux de ce qui est invisible dans le livre, terrifiante menace à l'arrière-plan ou à l'horizon, et par-dessus tout, ce qui me heurte le plus, ce sont ces incessants gros plans sur les grands méchants Orcs qui font des "beeeeeuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh" à n'en plus finir en retroussant leurs dents jaunies, sans parler des Wargs. S'il pouvait avoir un minimum de sobriété dans ces scènes, l'impression générale serait tellement meilleure ! Reste les points en suspens, à digérer, et peut-être à ne juger qu'à la fin de l'ensemble de l'adaptation : les modifications scénaristiques et autres digressions. Je suis très loin d'être contre le fait d'enrichir la trame en puisant dans les annexes, CLI et tout ce que vous voulez. Encore faut-il que cela ait un sens. Inclure une réunion du Conseil Blanc à Imladris, par exemple, pourquoi pas ? Faire intervenir Radagast, en soi, pourquoi pas ? Mais un peu plus de crédibilité ne nuirait pas ; je ne suis pas du tout convaincu par les araignées qui montent sur son toit puis en descendent. Quant à la poursuite par Azog, et sa rancune personnelle avec Thorin, cela sent le prétexte pour des poursuites en Wargs et des gros plans sur des crocs dégoulinants de bave. Voilà, reste à digérer un peu tout ça. Peut-être retournerai-je tester la fameuse HFR, sur laquelle je suis assez curieux, je l'avoue. Un dernier point : la salle a eu l'air de beaucoup aimer en tout cas. Comme c'était du VO, il n'y avait quasiment que des jeunes de 18 à 30 ans ; le profil était quand même très typé. Bon piratage visionnage à tous, A. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 14/12/2012 Petite parenthèse sur "Game of Thrones" cité plus haut : Ce qui m'ammène au point positif de ce genre d'adaptation -> je me suis mis à lire cette saga. Et pour la première fois en comparaison avec Tolkien j'ai donc commençé a vivre l'experience interressante inverse. Pourtant dans ce cas précis le début de lecture ne m'apporté qu'un réconfort, des précisions, de la continuation dans mon début de compréhension de la cohérence du monde de Martin ... petit plus (ou moins selon certains) nous avons des visages à accoler à notre lecture, ce qui me parait pour mon cas assez heureux dans le cas de GoT. Enfin ... même si dans mon cas cela à pris, je doute qu'un spectateur du Hobbit Néo-zélandais soit aussi heureux de lire un récit de 300 pages somme toute cohérent et suffisant avec toutes les digréssions effectuées par notre Jaxon. Il ne retrouvera pas des nains joviaux parés de capes de couleurs, il ne retrouvera pas un fil précis, il ne comprendra peut être pas la cohérence de ce roman, il cherchera sans doute un background guerrier à nos nains, un radagast inexistant ? Trouvera t-il autant de têtes coupées, d'armes world of warcraftiennes ... cherchera-t-il Tauriel, ou Galadriel ? Peut-être même pourrions nous lui suggerer au cas échéant de lire du David Gemmell (que j'aime beaucoup moi aussi) pour sentir un peu plus le côté guerrier, combat et jeu de rôle qu'il a du a coup sur trouver dans cette adaptation plutôt que dans notre cher et presssssieeeeuuux petit hobbit. Gageons qu'en achetant la bande originale du film un affiche ou deux de gandalf (le gris +++) de Gollum ou de Bilbo et insister sur quelques paysages ma fois fort sympathiques comme ceux de la comté, il aura là plus matière à se rejouir de la fidélité dans sa propre experience ... [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 14/12/2012 Aie aie aie que de fautes dans mes messages. L'enthousiasme ou l'excitation sans doute. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 15/12/2012 Pour information, du Trône de fer (A Song of Ice and Fire) de George R.R. Martin et de son adaptation en série télévisée, il en est beaucoup question dans un autre fuseau du présent forum, ledit fuseau étant intitulé "Le Trône de fer - article du Point" (c'est bien connu, maintenant : ici, on adore Le Point... ;-)...) Cordialement, :-) Hyarion. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 15/12/2012 Nouveau flash :
Look style phrasé. Tout est clair maintenant. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Vinyamar - 16/12/2012 Salut à tous, une petite réapparition sur ce forum pour voir un peu les avis des affictionados comme des "snobs" de Tolkien (que nous sommes tous un peu parfois). Il se trouve que je suis allé voir Bilbo en VF et en 3D (pas eu le choix pour la 3D), et je dois avouer que j'ai été enchanté par le film. Je ne sais pas si c'est parce que je vieillis et que je suis moins difficile, ou si c'est parce que j'étais en bonne compagnie, mais sicèrement, j'ai revu à la TV un bout des épisode de la saga jacksionnienne du SdA, et je n'ai pas tenu très longtemps avant d'être obligé de fermer le poste. En revanche, je suis tout de suite entré dans le Hobbit, et j'ai adhéré très vite à l'adaptation. Les Nains ne sont pas aussi ridicules que Gimli. Le cinéma a dû leur donner des traits les différenciant tous abusivement, mais c'est plutôt réussi pour apporter un peu d'humour à cette histoire qui n'en est pas dépourvue. Ce que j'ai noté très rapidement aussi c'est l'abondance des chants dans le film, et cela m'a vraiment séduit. Des chants comiques aux chants graves des Nains, on retrouve là le véritable esprit de Tolkien qui manquait si cruellement dans la saga du SdA. Et puis le récit a réussi une très belle intégration des explications données par Tolkien dans d'autres textes ultérieurs (comme l'intérêt de Gandalf pour Smaug par exemple).
Gollum tentant de dévorer un gobelin, ce n'était pas dans mes souvenirs et augmente le côté monstrueux de la créature... bon pourquoi pas. Les géants de pierre, il manquait la poésie de Tolkien qui fait qu'on n'est pas sûr que ce ne soit pas une vision, mais franchement, la scène était très sympa. Le cinéma de toute façon est rarement poétique sans être ... ennuyeux.
[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 16/12/2012 Je l'ai vu. Je ne veux pas en dire plus à chaud (si vite refroidi en fait). Ah si. Mais pourquoi toute cette violence ! On dirait parfois un jeu -16 ans. Ou 13 John Mc Lane et un mix de Thor et d'un magicien indestructibles. C'est si navrant. J.R. Heureusement je vais bientôt me promener dans tes jardins. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 16/12/2012
Or donc, j'ai vu le film The Hobbit: An Unexpected Journey (Le Hobbit : Un Voyage Inattendu) deux fois ces derniers jours : une première fois mercredi soir (12 décembre) en version française, en 3D et en 24 images par seconde, puis une deuxième fois hier après-midi, samedi (15 décembre), en version originale anglaise, en 3D et en "high frame rate" (HFR) de 48 images par seconde. S'agissant du roman The Hobbit de Tolkien, mon point de vue est évidemment particulier, et je me permets de le rappeler brièvement en préambule. Ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ailleurs, j'ai été profondément marqué par ma première lecture du Hobbit, vers la fin du siècle dernier quand j'étais pourtant déjà au lycée. Depuis, J.R.R. Tolkien figure parmi les écrivains importants à mes yeux. J'ai ensuite, peu à peu, découvert l'ensemble de l'univers de cet auteur, en version française et en version originale, mais sans pour autant y vouer une sorte de culte, même si cet univers me plait... comme d'autres univers littéraires me plaisent. Je me souviens avoir été déçu que Bilbo soit évacué presque dès le début du Seigneur des Anneaux, ainsi que d'avoir trouvé que ce roman comportait certaines longueurs, sur un plan narratif, ce qui a fait que je n'ai jamais préféré ce dernier ouvrage au Hobbit, à l'inverse de beaucoup d'admirateurs de Tolkien, qui pour certains semblent par ailleurs redécouvrir Le Hobbit seulement maintenant, à la faveur d'une nouvelle traduction, comme si ce très beau roman n'était qu'anecdotique par rapport au Seigneur des Anneaux, ce qui me parait assez injuste pour le Hobbit, sans lequel ledit Seigneur des Anneaux n'existerait peut-être pas. Venons-en donc, sans plus tarder à ce premier long métrage d'une nouvelle trilogie, The Hobbit: An Unexpected Journey, d'une durée de 169 minutes dans sa version sortie en salles mercredi dernier. Le film est à l'image de ce qu'a fait Jackson par le passé : l'intrigue originale est suivi dans les grandes lignes, avec toutefois une volonté clairement affichée d'inscrire l'histoire dans l'univers et le contexte précédemment présenté dans les salles de cinéma en 2001-2003. Ainsi, si le ton se veut un peu plus léger que dans l'adaptation du Seigneur des Anneaux, ce en quoi le ton original du livre Le Hobbit - par rapport à sa très sérieuse suite romanesque - est respecté, le spectateur ayant lu et relu le livre ne pourra que constater un net décalage entre le roman et le film. En effet, bien que la grande maturité d'écriture du roman publié en 1937 témoigne du fait qu'il serait une erreur de considérer Le Hobbit de J.R.R. Tolkien uniquement comme étant un simple livre pour enfants, il n'en est pas moins vrai que l'adaptation qu'en a tiré Jackson ne peut guère s'adresser, elle, à un très jeune public, compte tenu de la violence mise en scène à travers de longues séquences de combats, ainsi que de la pointe de vulgarité qui, parfois, pointe le bout de son nez dans ce long métrage, comme par exemple lors du "concours" de beuverie suivi de rôts des Nains dans la salle à manger de Bilbo, qui rappelle la scène assez navrante de la beuverie de Gimli dans Le Retour du Roi de 2003. Christopher Tolkien, dont on sait tout le "bien" qu'il pense du travail de Peter Jackson et de ses collaborateurs effectué à partir de l'oeuvre littéraire de son père, a déclaré dans Le Monde, en juillet 2012, s'agissant de la précédente adaptation du Seigneur des Anneaux : "Ils ont éviscéré le livre, en en faisant un film d'action pour les 15-25 ans. Et il paraît que Le Hobbit sera du même acabit." De fait, c'est effectivement plutôt à la tranche d'âge des 15-25 ans que semble s'adresser également la nouvelle trilogie, du moins principalement. Toutefois, en dépit du fait que Le Hobbit soit un livre pouvant être lu à de très jeunes enfants - à la différence du Seigneur des Anneaux, sans parler du Silmarillion ou des Enfants de Húrin... -, on était prévenu dès le départ qu'en soi Peter Jackson n'avait pas l'intention de proposer en 2012-2014 quelque-chose de radicalement différent de ce qu'il avait déjà proposé en 2001-2003 : il n'y a donc, à ce niveau-là pas de surprise. Quant au fait que The Hobbit: An Unexpected Journey soit un film d'action à l'image des précédents, c'est là encore une évidence, même si la dimension du conte, tout-à-fait caractéristique du roman Le Hobbit, n'est pas pour autant absente, comme nous le verrons. Point de véritable surprise non plus s'agissant plus précisément du déroulé du récit. Là encore, avec The Hobbit: An Unexpected Journey, le même constat s'impose, d'emblée : ce film - comme ce sera probablement le cas des deux suivants - est largement tributaire de l'adaptation cinématographique en trois volets du Lord of the Rings qui l'a précédé. Ce constat peut se faire tout le long de ce film, dans lequel Peter Jackson multiplie - parfois de façon excessive, en tuant tout suspense -, les références aux films de 2001-2003, ne cachant pas sa volonté de s'adresser de façon privilégiée aux personnes qui ont vu - et apprécié - ses précédents longs métrages consacrés à la Terre du Milieu.
The Hobbit: An Unexpected Journey se propose de raconter l'histoire de Bilbo en s'appuyant sur les chapitres 1 à 7 du roman original. Le scénario de Peter Jackson, Philippa Boyens, Frances Walsh et Guillermo del Toro fait intelligemment commencer le récit dans le cadre de la rédaction du Livre Rouge par Bilbo et en situant le début de l'action exactement le jour où se situe le début de l'histoire suivant le prologue dans le premier film de la première trilogie, La Communauté de l'Anneau, à savoir le jour où Bilbo doit célébrer son 101eme anniversaire en 3001 du Troisième Âge du Soleil. Montrer Bilbo à sa table de travail en train d'écrire le Livre Rouge, alors que Frodo va à la rencontre de Gandalf de retour dans la Comté, était sans doute le meilleure façon d'inscrire le récit dans la continuité de l'histoire précédemment contée... L'action se transporte ensuite soixante ans plus tôt, en 2941 du Troisième Âge, alors que le magicien Gandalf le Gris rend visite à Bilbo pour lui proposer de participer à une certaine aventure... puis par la suite, la narration se fait assez linéaire, avec quelques flash-backs dans l'esprit de ceux existants dans la précédente trilogie. La longue séquence situant l'action dans la demeure de Bilbo, où il reçoit la visite inattendue de Gandalf et des Nains, m'a paru tout-à-fait fidèle au livre sur un plan narratif. Certes, je n'ai pas du tout reconnu "mes" Nains tels que je les ai toujours imaginé en lisant et relisant le roman, mais le choix de Jackson de leur donner un aspect physique très différenciés entre eux alors que ce n'est pas le cas dans le livre n'est cependant pas une surprise tant il était déjà connu à l'avance depuis longtemps. Bref, sur ce sujet, comme sur tant d'autres, il faut bien se dire que l'on a affaire à une vision spécifique de l'histoire proposée par le réalisateur, vision qui n'a évidemment aucunement vocation à se substituer à l'imaginaire de chacun lorsqu'il lit et relit le roman de Tolkien. À l'exception de la scène des rôts des Nains pas très finaude, l'interprétation de cette longue séquence précédent le début de l'aventure de Bilbo, témoigne en tout cas que l'esprit du conte figurant dans le roman original est aussi bien présent à l'écran à ce moment essentiel du récit : cela particulièrement perceptible avec le fait que Bilbo soit présenté comme le narrateur de l'histoire, en employant lui-même la formule inaugurale de Tolkien "in a hole in the ground there lived a hobbit", et avec la présence des chants des Nains entonnés chez Bilbo, chants évocateurs et agréables à écouter en version originale anglaise. Le film mêle chronologiquement plusieurs évènements censés ne pas se passer à la même époque selon les textes de Tolkien, le scénario prolongeant plus ou moins la Guerre des Nains et des Orques afin de faire d'Azog le grand ennemi de Thorin et compagnie, en marge de l'expédition d'Erebor, alors qu'à l'époque de cette expédition, ledit Azog est censé être mort depuis longtemps à la bataille d'Azanulbizar. Ainsi a-t-on dès lors droit à une expédition d'Erebor régulièrement contrariée par des attaques d'Orques montés sur des Wargs (ou Ouargues) ne figurant pas dans le roman original, mais qui rappellent évidemment certaines scènes de combats des longs métrages de 2001-2003, en particulier du film Les Deux Tours de 2002. Dans le même registre, le passage des nains, de Gandalf et de Bilbo à Rivendell coïncide avec un Conseil Blanc - réunissant sur place Gandalf, Elrond, Galadriel et Saruman - qui ne correspond pas exactement, sur le fond et sur la forme, avec la chronologie originale des faits. C'est là une occasion de réunir des personnages importants déjà présents dans l'adaptation du Seigneur des Anneaux, toujours pour souligner le lien existant entre les deux trilogies malgré la distance chronologique séparant le temps de l'expédition d'Erebor du temps de la Guerre de l'Anneau. Peter Jackson et son équipe ont visiblement voulu exploiter au maximum la matière contenu dans les appendices et certains passages du Seigneur des Anneaux - passages relatant des faits en marge de l'action principale de ce roman - pour l'intégrer au récit de l'adaptation du Hobbit. Le résultat, bien qu'évidemment imparfait, n'est cependant pas particulièrement dérangeant, dans la mesure où, encore une fois, on sait faire la part des choses entre ce que l'on connait des livres de Tolkien, et ce que propose Peter Jackson en matière cinématographique. À cela s'ajoute une structure narrative très étirée en ce qui concerne les péripéties des personnages directement tirées du roman, notamment la séquence des trolls et ainsi que celle du Grand Gobelin des monts de Brume, prétextes à de longues séquences d'action, dont on ne peut nier le caractère vidéo-ludique, tout particulièrement en ce qui concerne les combats de Gandalf et des nains sur les ponts de bois de gigantesque repère des gobelins dans les cavernes des monts de Brume. Une autre importante séquence, spectaculaire et plutôt réussie, est consacrée aux fameux géants de pierre du chapitre 4 du roman. Smaug est introduit dans le récit presque dès le début, avec le récit que fait Bilbo de l'attaque du dragon contre Dale et Erebor, sans que la créature soit entièrement visible lors de la spectaculaire séquence en flash-back accompagnant le récit du hobbit. La toute fin du long métrage évoque à nouveau le dragon, dont on croit pouvoir deviner qu'il dévoilera, dans les deux autres films à venir, un aspect semblable à celui imaginé par les illustrateurs Alan Lee et John Howe, même si peu de choses de cet aspect en sont encore montrées pour le moment...
Un personnage seulement évoqué dans le roman original s'est vu attribuée une place importante dans The Hobbit: An Unexpected Journey : il s'agit du magicien Radagast le Brun, magicien auquel Jackson donne un rôle de découvreur, depuis sa demeure forestière de Rhosgobel (demeure visiblement joliment inspirée du brillant travail artistique de John Howe), de la transformation de Vert-Bois-le-Grand en Mirkwood et de l'arrivée du Nécromancien / Sauron à Dol Guldur. Ce rôle attribuée à Radagast n'est pas du tout illogique, mais le magicien, qui rencontre son "cousin" Gandalf et les membres d'expédition d'Erebor avant leur arrivée à Rivendell, est cependant présenté par Jackson comme un personnage pour le moins farfelu, ce qui ne le rend pas totalement convainquant, même pour un rôle de magicien marginal ayant choisi de préférer la compagnie des animaux à celle des hommes. Sylvester McCoy, qui interprète Radagast, a toutefois visiblement simplement fait ce qu'on lui demandait, à savoir apporter une touche humoristique décalée au récit, même si à l'arrivée, il peut donner l'impression d'en faire un peu trop... Ceci dit, je pense que la scène de sauvetage par Radagast d'un hérisson empoisonné qu'il appelle affectueusement "Sebastian" ("Sébastien" en version française) ne manquera pas cependant de plaire à tous celles et ceux qui aiment les hérissons (c'est notamment le cas de mon brumeux voisin et de sa fée... ;-)...), même si appeler Sebastian / Sébastien un hérisson en Terre du Milieu a de quoi être considéré comme étant un brin incongru... ;-) En dehors de ce cas particulier de Radagast ainsi que de celui du personnage d'Azog (sans doute un peu trop mis en avant, même si c'est sans doute pour occuper le terrain en attendant notamment l'arrivée de Smaug), l'ensemble du casting de ce film est plutôt convainquant. Martin Freeman est particulièrement excellent dans le rôle principal de Bilbo Baggins, dont il a su parfaitement retranscrire à l'écran le caractère à la fois humble, maladroit, courageux et drôle que le personnage a dans le roman. Ian McKellen est également excellent dans le rôle de Gandalf : on le sent nettement plus à l'aise dans le rôle du Gandalf le Gris, qu'il interprétait déjà dans La Communauté de l'Anneau, que dans celui du Gandalf le Blanc qu'il joua ensuite dans Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Richard Armitage s'est vu attribuer avec le personnage de Thorin Oakenshield, un rôle de roi sans royaume que les scénaristes ont voulu visiblement rendre très proche de celui d'Aragorn dans la précédente trilogie : il sent sort honorablement. Ken Stott est également convainquant dans le rôle de Balin. Andy Serkis connait visiblement toujours son rôle de Gollum sur le bout des doigts, son personnage créé à partir de la fameuse technique de la capture de mouvements (motion capture ou performance capture) étant encore plus réaliste et crédible que dans Les Deux Tours de 2002 et Le Retour du Roi de 2003, ce qui témoigne au passage des progrès énormes accomplie par cette technique en quelques années. Hugo Weaving et Cate Blanchett sont de retour dans leurs rôles respectifs d'Elrond et de Galadriel déjà incarnés par eux en 2001-2003, et eux-aussi sont convainquants, le fait que Galadriel soit intégrée au récit alors qu'elle ne figure pas dans le roman n'étant en aucun cas dérangeant à mes yeux, bien au contraire (je n'ai jamais caché que ma seule véritable réserve concernant le roman The Hobbit est le fait que ce livre manque de personnages féminins... même si je n'en ai jamais fait tout un fromage, contrairement à certains critiques ces temps-ci... ;-)...). La mise en scène de Peter Jackson et de ses collaborateurs m'a semblé être dans la droite ligne de ce qui a été fait dans la précédente trilogie, avec les qualités et les défauts qui y sont inhérents. On sent toujours notamment ce souci d'alterner de façon plus ou moins équilibrée les moments de contemplation et les moments d'action, l'histoire du Hobbit se prêtant sans doute davantage à ce genre d'alternance que l'histoire du Seigneur des Anneaux. Le résultat se mesure à l'aune des choix faits sur le plan de la structure narrative, notamment vis-à-vis de l'étirement du récit central issu du roman associé à l'incorporation de divers éléments appartenant au Seigneur des Anneaux et aux appendices de cet autre roman : loin d'être parfait à l'arrivée, le film n'en remplit pas moins sa mission de plaire aux admirateurs des films précédents, tout en proposant une vision de l'histoire tout-à-fait spécifique à P. Jackson et à son équipe. Sur un plan de la beauté visuelle, il convient évidemment de souligner l'immense qualité esthétique du travail effectué par les concepteurs artistiques sur ce nouveau long métrage. Les plus belles séquences du film sont sans doute celle de Rivendell, celle des énigmes avec Gollum, ainsi que celle du vol des aigles vers le Carrock. On sent notamment là, entre autres séquences, toute l'excellente part artistique qu'ont apporté, comme pour la trilogie de 2001-2003, les illustrateurs Alan Lee et John Howe dans les décors et les atmosphères esthétiques du film.
La musique d'Howard Shore s'inspire très largement de celle qu'il avait déjà composée pour les films du Seigneur des Anneaux. Le compositeur utilise beaucoup le leitmotiv pour accompagner l'action des personnages, comme il l'a fait par le passé, parfois d'une manière un peu appuyée. Les habitués des films de 2001-2003 reconnaitront facilement les thèmes musicaux déjà précédemment associés à la Comté, aux Hobbits, à Gandalf, à Rivendell, à Gollum, à la Moria (pour la séquence des cavernes des Monts de Brume), aux Aigles, à la Lórien (pour Galadriel), à l'Isengard (pour Saruman), etc. À ces thèmes musicaux s'ajoutent essentiellement un thème inédit associé à Thorin Oakenshield, aux nains et à l'expédition d'Erebor. Je n'ai jamais caché que j'appréciais généralement, dans la précédente trilogie, la musique de Shore associé aux Hobbits et aux Elfes (ainsi qu'au Rohan et au Gondor), tout en étant d'accord pour trouver outrancières l'accompagnement musical des scènes avec les Nazgûls, Sarouman, les Orques et Sauron, avec les hurlements excessifs des choeurs et le bruit assommant des percussions et des cuivres dans ces moments-là. S'agissant de The Hobbit: An Unexpected Journey, Howard Shore y ayant plutôt davantage mis en avant les thèmes musicaux des Hobbits, des Elfes et des Nains, l'ensemble me parait tout-à-fait convenable, sans être toutefois particulièrement original. Nous verrons bien ce qu'il en sera pour les films suivants. Ayant testé la projection du film en 24 images par seconde puis en 48 images par seconde (HFR), j'ai pu voir la différence de perception entre les deux procédés. Avec le HFR, les mouvements des personnages m'ont paru par moments anormalement rapides au début, et on a parfois l'impression d'être directement sur le plateau de tournage avec les comédiens dans certaines scènes d'intérieur tellement les détails sont apparents et les mouvements à une vitesse proche d'une réalité presque palpable, mais on finit cependant par s'habituer assez vite à ce procédé d'augmentation du nombre d'images par seconde, qui tend à rendre très précis ce que l'on voir à l'écran. Lors de la projection en HFR, il m'a aussi semblé que mes yeux étaient plus sensibles à certains effets en 3D. Ce n'est pas la grande révolution à ce stade, mais on sent tout de même bien la différence avec ce que l'on connait d'habitude en matière d'expérience visuelle au cinéma. Ajoutons que s'agissant de la longue séquence de combat souterrain de Gandalf et des nains avec les gobelins des Monts de Brume, le HFR avec 48 images par seconde m'a paru apporter un réalisme accru au mouvement des personnages atténuant un peu de ce fait l'aspect très vidéo-ludique de cette séquence, par rapport au procédé traditionnel des 24 images par seconde que j'ai expérimenté en premier. Pour conclure, sans forcément toujours atteindre le niveau des belles qualités introductives de La Communauté de l'Anneau de 2001, mais en évitant en même temps les maladresses et approximations du Retour du Roi de 2003, Le Hobbit: Un Voyage Inattendu se révèle être, malgré certains défauts, une adaptation somme toute intéressante du livre Le Hobbit, adaptation certes sans génie mais néanmoins plutôt de bonne tenue en soi et en l'état, grâce notamment à ses qualités esthétiques - lesquelles qualités sont assurément davantage du fait d'Alan Lee et de John Howe que de P. Jackson lui-même, de mon point de vue - associées à une histoire qui, malgré son caractère très étiré, reste agréable à suivre et fidèle au livre dans les grandes lignes. Il ne faut évidemment pas perdre de vue qu'il ne s'agit là que de la vision de Peter Jackson, et que ce film est visiblement avant tout - c'est sans doute là sa limite - destiné à un public ayant déjà vu et apprécié son adaptation du Seigneur des Anneaux, bien plus qu'aux lecteurs du très beau roman de J.R.R. Tolkien. Bref, dans ce contexte, et de mon point de vue, c'est un film qui tient la route... en attendant de voir la suite. Cordialement, Hyarion. P.S.: malgré ma relecture, des fautes d'orthographe et/ou de syntaxe m'auront probablement échappées. Mille excuses pour cela. [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 17/12/2012 Et bien voilà la critique la plus approfondie qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à maintenant, et je l'apprécie d'autant plus qu'elle exprime fort bien ma propre opinion de cette adaptation (à quelques nuances près, naturellement). [Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 17/12/2012 Et puis, comme l'a justement écrit Maitre Hyarion, on ne va pas faire de cette odoriférante homonymie tout un fromage. :) |