| Welcome, Guest |
You have to register before you can post on our site.
|
| Forum Statistics |
» Members: 1,973
» Latest member: MasonPab
» Forum threads: 5,110
» Forum posts: 95,191
Full Statistics
|
| Online Users |
There are currently 279 online users. » 0 Member(s) | 276 Guest(s) Baidu, Bing, Google
|
| Latest Threads |
Why POE 3.29 Damage Sourc...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
08-09-2026, 09:19
» Replies: 0
» Views: 26
|
Get Diablo 4 Escalation S...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
08-09-2026, 09:15
» Replies: 0
» Views: 31
|
U4GM Monopoly go Race Poi...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
08-09-2026, 09:03
» Replies: 0
» Views: 29
|
NBA 2K27 for Switch 2: U4...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
08-09-2026, 08:59
» Replies: 0
» Views: 25
|
Where is it better to cal...
Forum: My Forum
Last Post: ravindrankhx
07-09-2026, 12:37
» Replies: 0
» Views: 11
|
Do you need to move your ...
Forum: My Forum
Last Post: ravindrankhx
07-09-2026, 12:26
» Replies: 0
» Views: 10
|
Where can I download apps...
Forum: My Forum
Last Post: ravindrankhx
29-08-2026, 12:42
» Replies: 0
» Views: 18
|
[Migration forum - 2026] ...
Forum: Webmaster
Last Post: Cédric
17-08-2026, 17:41
» Replies: 29
» Views: 943
|
[Mise à jour- 08/2026] De...
Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
Last Post: Cédric
16-08-2026, 21:19
» Replies: 10
» Views: 297
|
A propos des Illustrateur...
Forum: Les Adaptations et créations
Last Post: ISENGAR
11-08-2026, 21:18
» Replies: 197
» Views: 128,114
|
|
|
| ici tout n'est qu'ordre et beauté, ...etc... |
|
Posted by: Silmo - 29-01-2004, 16:58 - Forum: Espace libre
- Replies (19)
|
 |
Ne laissons pas les débats de fuseau qui ne sont pas destinés à cela s'envenimer inutilement...<br>A défaut d'échanges par e-mails privés interposés, discutons ici cordialement des sujets qui pourraient être la cause de frictions inutiles.
|
|
|
| demande infos |
|
Posted by: Dorian - 28-01-2004, 20:04 - Forum: Les Langues Inventées
- Replies (4)
|
 |
Salut à tous. Quelqu'un pourrait-il me dire quand est-ce que votre cours n°4 sur les lénitions sera terminé pour que je puisse enfin classer ma documentation sur la grammaire Sindarine et me consacrer aux langues plus en général.Merci.
|
|
|
| débutante |
|
Posted by: Earinya - 28-01-2004, 18:26 - Forum: Les Langues Inventées
- Replies (24)
|
 |
Coucou tout le monde!<br>voila je suis nouvelle et je suis passionné,depuis avoir vue le seigneur des anneaux,(mais je l'étais avant mais pas aussi avant que je le suis maintenant)par les elfes et tout ce qui tournent autour de ce sujet!Donc j'aimerais parler le language elfique,je sais a peu pres l'écrire avec les symboles(vous voyez quoi?!)mais j'aimerais le parler et l'écrire correctement!et j'aimerais savoir ou est-ce que je pourrais apprendre ça?!<br>merci beaucoup<p>ciao † <br>Elwyn
|
|
|
| Le Parler Noir |
|
Posted by: Barad Dur - 28-01-2004, 16:52 - Forum: Les Langues Inventées
- Replies (3)
|
 |
Bonjour tout le monde,<br>C'est la première fois que je viens ds cette section et je ne connais pas grand chose sur les langues de la TDM. Ms j'ai tout de même une question. Je voudrais savoir si qq'un pourrait me donner quelques explications sur le Parler Noir du Mordor. j'ai vu, sur un site dédié au SDA, la traduction, en alphabet grec, de la fameuse phrase inscrite sur l' Anneau:<p>"Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul, ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul."<p>Je voudrais dc savoir si qq'un peut me donner qques indices sur le vocabulaire, la grammaire ou tout autre chose sur le Parler Noir.<br>PS: Je sui allé sur le moteur de recherche ms je n'ai pas trouvé grand chose.<br>Je voudrais avoir qd même avoir qques notions vu mon surnom.....
|
|
|
| Musée de l'horreur |
|
Posted by: Elendur - 27-01-2004, 23:38 - Forum: Les Langues Inventées
- Replies (1)
|
 |
Un bon moment à partager:<br><a href="http://groups.msn.com/fanduSeigneurdesAnneaux/lequenya.msnw">http://groups.msn.com/fanduSeigneurdesAnneaux/lequenya.msnw</a>.<p>Bon sérieusement... désolé pour ce message peu sérieux, quoiqu'il puisse sans doute servir de mise en garde à certains :)<p>Jérémie<br>
|
|
|
| Bonjour à toutes et tous ! |
|
Posted by: Lucy - 27-01-2004, 23:10 - Forum: Les Adaptations et créations
- Replies (17)
|
 |
<p><p><p><p><p><p>Bonjour à toutes et tous,<p>Je suis loin d’être un spécialiste de Tolkien ; simplement, depuis quelques temps, je lis vos sujets concernant l’œuvre d’un grand conteur, écrivain, homme de lettres et j’en passe, et j’ai eu envie de réagir.<br>Je n’ai lu que deux fois le Seigneur des anneaux ; après la lecture de ce merveilleux récit, je n’ai regretté qu’une chose, ne pas savoir lire l’anglais aussi facilement que ma langue natale pour redécouvrir ce texte dans toute sa splendeur originelle.<br>J’ai vu la trilogie de Peter Jackson, je l’ai trouvée magnifique, je veux dire : l’effort, la passion, le dévouement apportés par tous les artistes, artisans et concepteurs en tout genre pour essayer d’approcher au plus près la « matière » m’ont donné envie de dire aux spectateurs qui n’avaient pas vu le boulot de notre zoulou néo-zélandais que ces trois films étaient magnifiques. Bien sûr, Jackson s’est permis quelques libertés, des libertés gonflées même, il a dynamisé (dynamité ?) la trame, a supprimé bon nombre de scènes, de passages, un chapitre entier ! mais il devait réaliser un film, avec tous les sacrifices que cela engendre, avec toutes les opportunités intéressantes que cela apporte. Jamais ne m’est venu à l’idée d’évaluer le film par rapport au livre et de conclure que ce premier était nul, à chier, parce qu’il ne suivait pas à la lettre le second, ceux qui partent de ce principe n’ont pas tout compris ; je relirai le récit en oubliant le film et en comptant sur le cinéma qui se trouve dans ma tête, avec, si je le souhaite, des acteurs chaque fois différents, des paysages modifiés. Je ne vous apprends rien. Le film, aussi fidèle qu’il soit, restera le film et ne remplacera jamais le récit ; libre à chacun de dénigrer un film et de reprendre sans tarder le livre sur lequel il était basé pour s’y repaître sans retenue.<br>Ce que je trouve navrant, ce sont tous ceux qui s’écoutent parler dans ce forum, qui usent d’un style amphigourique, qui pondent dix phrases pour ne pas dire grand chose, j’ai l’impression de lire entre les lignes : « ô ! Maman ! Regarde comme j’écris bien et vois comme les autres n’osent point élever leur plume contre moi ! » ; il y en a un paquet qui, avec leur « licence stylistique » (j’ai bien aimé le terme de l’un d’entre vous), vomissent sur le travail de Peter Jackson, « et avec moins d’argent j’aurais fait mieux ! », « et les nazis au gouffre de Helm », et gnagnagna ; voilà des médiocres qui n’ont rien su foutre et qui se sont trouvé le seul métier qui reste, celui pour lequel ils sont doués : critique qui se masturbe, avec la condition sine qua non de chier sur tous ceux qui tentent, qui essaient, en deux mots : qui créent.<br>Cependant, il y a plein de détails que j’étais loin d’avoir remarqué et que beaucoup de lecteurs assidus ont su relever, c’est souvent fort intéressant voire passionnant pour ceux qui, comme moi, ont bien besoin d’être éclairé sur l’univers de Tolkien. Vos sujets sont souvent de qualité quand le style (inexistant, par ailleurs) ne se fardent pas de mille et un verbiages pompeux. <p>Salut à toutes et tous !<p><br>
|
|
|
| L'intégrale : Sans queue ni tête ? |
|
Posted by: stabilow - 27-01-2004, 10:00 - Forum: Le Légendaire
- Replies (11)
|
 |
Bonjour à tous.<br>Je me presente ici comme prochainement l'un des votres :)<p>Je m'explique. J'adore les mondes d'heroi-fantaisy, j'adore l'epoque, les mythes, les legendes, les objets magiques si humains qu'ont leur prete des noms, etc.. etc..<p>Bref, hier j'ai craqué, j'ai acheté une grande partie des oeuvres de TOLKIEN. (Le silmarillion, Bilbo Le Hobbit, Le seigneur des anneaux, le livre des contes perdus Tome I & II, contes et legendes inachevées tome I & II & II, Faerie, Tom Bombadil, et je crois que c'est tout :)<br>j'en ai eu pour 200 euro de bouquin j'ai pri les editions reliées et illustrées! (c'est très rare chez moi qui ne li JA-MAIS, mm pas des BD depuis 7 ou 8 ans, vous allez tres vite vous en rendre compte par le nombre incalculable de fautes d'orthographes que je peux faire)<p>Bref maintenant que les presentations sont faites, j'aimerais vous posez une question : "JE COMMENCE PAR QUOI ?"<p>Je crois savoir que tolkien a commencé par ecrire le silmarillion. puis le hobbit, puis Le SdA, et parmis tout ca, les contes et legendes inachevés, le livre des contes perdus les Faerie, Bombadil,mais etait-ce avant ? pdt ? après ?<br>et il a finalement terminé par le livre dont il a commencé l'histoire... Le Silmarillion c'est bien ca ?<p>bref, comme vous devez le constater, tout ca est tres flou dans ma tete. (J'ai demander conseil à un vendeur dans une librairie, il m'a deconseiller de lire tout ca, parceque lui n'avait pas aimé, il trouvé le hobbit trop enfantin et les contes... Inachevés..., je suis finalement parti avec toute la collection :)<p>Alors s'il vous plait pourriez vous me dire, de toutes ces oeuvres, quel est l'ordre de lecture.<p>Merci bcp !
|
|
|
| L'histoire des TdM : entre mythe et réalité? |
|
Posted by: Aerthil - 27-01-2004, 02:05 - Forum: Le Légendaire
- Replies (40)
|
 |
Bonjour à tous :)<br>Débarqué fraîchement sur vos forums, je l’ai parcouru avec avidité et je tenais à vous féliciter pour la rigueur et la qualité de vos posts… Relire tous les sujets du Légendaire est difficile mais je suis sur d’y arriver un jour…<p>Bien trêve de parlotte, arrivons au sujet de ce topic :p<br>Je voudrais attirer votre attraction sur la récurrence de la géographie dans Tolkien, plus précisément sur la symbolique accompagnent les points cardinaux.<p>En effet, elles sont fréquemment employées pour désigner les peuples. <br>-Ainsi Aman (l’Ouest) est le séjour des Dieux, le Pays Bienheureux, mais aussi Numénor ou même le Gondor et l’Arnor. <br>-Le Nord, même s’il finit au 3age par désigner le royaume d’Arnor, est dans les premiers temps le repaire de Morgoth, puis par la suite le royaume d’Angmar. Remarquons également que les Hommes Mauvais, que ce soit au 1er age ou par la suite, sont originaires de l’Est et c’est à l’Est que Sauron établi son domaine. <p>Je voudrais tacher de démontrer l'utilisation de ces repères cardinaux constituent selon moi une tentative de Tolkien de « pasticher » (pardonnez si le terme est impropre) l’histoire de l’humanité (je ferai volontairement abstraction de l’opposition Est/Ouest et de la 2e GM, puisque cela a été fermement démenti par Tolkien à cause des nombreuses connotations qui l’accompagne)<p>Et d’abord, c’est de l’Est qu’émigrent les premiers elfes pour finalement prendre la route de Valinor. De même, les premiers humains s’éveillent eux aussi à l’Est, et fuient leur terre d’origine (Béor si ma mémoire est bonne, parlent de choses obscures qui leur ont fait quitter le lieu où ils vivaient). <br>Hors les historiens s’accordent à dire que les premiers groupes de populations à avoir colonisé l’Europe, la partie la plus à l’Ouest du monde de l’époque, étaient les Celtes, ou tout du moins une population indo-européenne venant d’Asie Centrale. Etablissons dès à présent le rapprochement entre Celtes= Hommes des Trois Maisons.<br>Par la suite, bien après l’apogée de la puissance romaine, vint le temps des invasions. De grands mouvements de peuples orientaux, chassés par des hommes encore plus sauvages qu’eux, envahissent l’Europe, tel les Goths, les Vandales. Par la population gallo-romaine, ils sont bien sur perçus comme mauvais et cruels (en témoigne l’utilisation actuelle du terme « vandaliser »)…<br>Les Hommes qui s’allient à Morgoth sont également définis comme mauvais et ces « barbares » perçoivent de manière très négative les Elfes et leurs alliés « auréolés de savoir ». Il est en de même avec les Wainriders et les Easterlings qui envahissent le Gondor, haissant l’Ouest. <br>Il serait intéressant de faire le parallèle avec ces peuples germaniques et leur haine de Rome.<p>De plus, ajoutons à cela plusieurs détails frappants dans le SDA :<br>-les Oliphants (mumak) : ces énormes bestioles seraient sensés être l’ancêtre de notre éléphant actuel, elles sont employées par les Haradrims. <br>Or, les éléphants furent utilisés maintes fois dans les armées orientales, indiennes et perses, qui faisaient grand cas de leur aspect terrifiant. Alexandre doit affronter nombres de pachydermes lorsqu’il attaque la Perse et les royaumes indiens. <br>-lorsque les Orientaux combattent, ils utilisent des cimeterres, armes typiques de l’équipement des Sarrasins.<br>-point plus controversé (a tel point que j’ai hésité à vous le soumettre vu qu’il ne repose que sur le film de PJ, le RdR): la tenue. J’ignore si il est fait mention dans les écrits de Tolkien de la vêture des Orientaux (n’ayant aucun livre sous la main impossible de vérifier). Néanmoins, les vêtements des Hommes mauvais, enturbannés dans le film, font invariablement penser aux Arabes. <br>En somme, l’Est qui a en premier lieu constitué un foyer d’émigration, finit par devenir la source de nombreuses invasions, ce qui grosso modo, est à peu près fidèle à l’histoire.<p><br>-D’autre part, le Harad, « Terre du Sud », correspondrait à peu près à la méditerranée orientale (Afrique du Nord, Moyen Orient). En effet, les éléphants sont constamment utilisés dans les armées carthaginoises, Hannibal et ses prédécesseurs ne s’en sont pas privés. <br>-Umbar est également décrite comme la « ville des Corsaires ». <br>Hors à diverses époques, les barbaresques n’ont jamais cessé d’harceler l’Occident, jusqu’à ce que la bataille de Lépante marque un ralentissement dans leur activité. Cependant à bien considérer, la piraterie a toujours constitué un fléau pour l’Europe, sous Rome avec les pirates de la Méditerranée, puis par la suite avec les razzias vandales, sous la chrétienté avec les expéditions musulmanes et barbaresques. Bref le Sud a toujours été cause de soucis dans l’histoire de l’Ouest. <br>De même chez Tolkien, les pirates Umbariens effraient les populations du Gondor et l’ont retrouve ce même effroi lorsque Aragorn débarque avec les vaisseaux qu’il vient de capturer.<p>Pour finir le Nord, Angband et Angmar (curieuse assonance d’ailleurs, je me pose la question si l’effet était voulu par le Roi Sorcier, sûrement une même racine commune). Lorsque Morgoth affronte les Valar, c’est dans le Nord qu’il construit ces principales forteresses Utumno et Angband. Puis, pendant tout le 1er Age, le Nord provoque peur et angoisse, il convient de cloisonner Morgoth dans son domaine comme le font les princes Noldor.<br>Il est possible de mettre cela en relation avec les expéditions vikings, qui je le rappelle, sont de véritables carnages. Viols, meurtres et rapines sont les maîtres mots de ces razzias que commettent les nordiques qui une fois la saison finie retourne en Scandinavie passer la mauvaise saison.<p>Alors ? Hasard ou effet voulu ? La question reste posée mais je trouve que beaucoup de coïncidences sont assez troublantes… Tolkien étant d’ailleurs suffisamment cultivé pour s’en inspirer. Cependant, ça contredirait la thèse comme quoi les TdM seraient notre monde des millénaires plus tôt… <p>Petite parenthèse : On peut souligner que chez Tolkien la volonté du Bien à toujours caserner le Mal, de l’enfermer, d’abord avec les Noldor qui maintiennent Morgoth en Angband (Nord), puis les Gondoriens qui empêchent les armées de Sauron de sortir du Mordor (Est). <br>Mais paradoxalement, lorsque l’on regarde à travers les Ages c’est l’Ouest qui semble encerclé, c’est d’ailleurs la seule direction où le Mal n’a jamais pris racine (le Sud (Haradrims), Nord et Est ayant été habités par des ennemis de l’Ouest)…<p><br>Lol j’espère ne pas avoir pas été trop ennuyant… Maintenant que j’arrive à la fin, je me demande si le sujet a finalement un quelconque intérêt….<p>Tous ces arguments sont jetés un peu en vrac, j’avoue ne pas posséder encore la maîtrise suffisante (j’ai encore le temps, le bac de français c’est à la fin de l’année :p) pour poser une véritable argumentation, néanmoins j’aimerai avoir votre avis et vos éventuelles remarques…. <p>P.S : Etant donné que je n’ai pour l’instant rien sous la main pour me documenter (que ce soit sur tolkien ou sur l’histoire d’ailleurs), certaines parties peuvent paraître peu travaillées, cependant je crois qu’elles sont intéressantes pour corroborer mon idée…<br> <p><br>
|
|
|
| Le Narn i Chîn Húrin et les mythologies gréco-nordiques.... |
|
Posted by: Rumil - 26-01-2004, 18:52 - Forum: Le Légendaire
- Replies (17)
|
 |
<i>Le</i> Narn i Chîn Húrin<i>de J.R.R. Tolkien et les mythologies gréco-nordiques – analyse d’une création inspirée</i><p><br>Tel est le titre (un peu ronflant j’en conviens) d’un travail récent effectué dans le cadre de ma maturité, sorte de préparation à l’équivalent du Bac dans le canton de Genève, en Suisse. <br>J’ai dès le départ songé à le mettre en ligne, sinon dans sa totalité du moins quelques extraits choisis, afin de le soumettre à quelques experts (Vincent Ferré, Michaël Devaux, Guido Semprini ?…), conscient de ce que ma recherche leur doit. <br>N’ayant aucune idée du forum de <i>JRRVF</i> le mieux approprié à la parution ce message, c’est sous la rubrique le Légendaire que j’ai finalement choisi de le produire.<br>J’écrivais avoir quelques craintes et quelques appréhensions à le faire paraître dans son entièreté, du fait des problèmes que l’Internet entretient avec la propriété intellectuelle, en voici toutefois un (large) extrait.<br>Il s’agit de la dernière partie du dernier chapitre de mon travail, <i>La source grecque – La tragédie</i>, les deux précédant étant <i>La source finlandaise – Le cycle de Kullervo</i> et <i>La source germano scandinave – Le cycle de Sigurd</i>.<br>Je me réjouis d’ores et déjà des commentaires, mais je dois avertir que mes études ne me permettent malheureusement pas d’être aussi souvent sur la toile que je le désirerais.<p>Bonne lecture !<p><br><i>La Malédiction</i><br>Nous avons vu en introduction à ce chapitre que la similitude majeure qui relie le <i>Narn</i> et la tragédie grecque tient à la reprise du schéma narratif tragique :<br>un personnage occupant une place importante dans la hiérarchie familiale, dynastique ou clanique, est frappé d’une malédiction divine à cause d’une <i>erreur</i> qu’il a commise, erreur ayant bien sur trait à la (aux) divinité(s) concernée(s).<br>Cette malédiction aura des conséquences désastreuses non seulement sur lui, mais également sur toute sa descendance, jusqu’à l’extinction de sa lignée ou jusqu’à une intervention divine décisive. Ce qui suppose évidemment meurtres et suicides innombrables qui parsèment la tragédie.<br>Voilà pour le schéma narratif général ; il est également applicable à l’histoire de Túrin.<p><i>Généalogie et causes de la Malédiction</i><br>On sait l’importance de la généalogie chez Tolkien, le Narn commençant même par l’évocation de la lignée dont seront issu Húrin, puis Túrin :<br>« Hador tête d’Or était un seigneur des Edains, et très aimé des Eldar. » (<i>Contes et légendes inachevés</i>, p. 91). L’idée de succession reste extrêmement importante, Húrin étant « l’héritier de Hador ».<br>Or cette maison va être frappée de malédiction : « Morgoth alors le maudit, lui et Morwen et tous leurs descendants. » (<i>Silmarillon</i>, p. 260). La lignée est désormais maudite tout comme celle de Laïos et celle de Tantale.<br>L’orgueil qu’a eu Tantale en se voulant l’égal des dieux au point de tenter de les tromper (comme Prométhée), est comparable à celui qui habite Húrin lorsque, résistant à Morgoth, il « l’accabl[e] de moquerie », le traitant d’« esclave des Valar » (même si, en l’occurrence, cet orgueil semble mieux fondé). Notons que l’assasinat de Chrysippe par ses deux frères peut aussi être considéré comme une cause secondaire à cette malédiction, renvoyant à la jalousie, qui est aussi une blessure d’orgueil, thème récurrent. <br> <br>La cause de la malédiction des Labdacides, la colère de Pélops envers Laïos qui a mené son fils à la honte, et celle des dieux qui ne tolèrent pas ses rapports homosexuels sadiques avec Chrysippe(1), semble moins directement liée à la cause du <i>Narn</i>. <br>Reste que les causes de la malédiction, chez Tolkien, appartiennent à un passé beaucoup plus récent, moins « mythique » et plus vraisemblable. Le fossé entre la situation du récit et l’origine des troubles qui le parcourent, est moins profond chronologiquement.<br>Nous allons voir que la malédiction utilise plusieurs modes de fonctionnement, tous aussi divers qu’efficaces. <p><i>La place</i><br>Du fait de sa date de rédaction, le texte de Tolkien semble avoir quelque peu perdu cette fonction mythologique explicative directe, indissociable de la mythologie réelle, créée justement dans ce but : le mythe tolkienien garde pourtant cette « vérité dénionciatrice des comportements humains ». <br>L’histoire des Labdacides et de leur plus célèbre représentant, Œdipe, comporte selon une des analyses les plus intéressantes et approfondies de ces comportements stigmatisés(2), un aspect qui peut être rapproché de l’histoire de Túrin : l’ambiguïté des rapports de la lignée au travers des générations.<br>Œdipe vit exilé, éloigné de sa famille, de son pays, tout comme Túrin. Ni l’un ni l’autre ne sont à leur <i>place</i> du début à la fin ; il n’est d’abord qu’adopté par Polybe et Mérope, comme l’est Túrin par Thingol et Melian. Par la suite, Œdipe épousera inconsciemment sa mère, empiétant sur, chamboulant le rôle des générations : « Il épouse celle qui l’a mis au monde, sans le savoir, le malheureux ! » ( <i>Phéniciennes</i>, in <i>Théâtre Complet III</i>, p.224). Sans causer ce chaos, Túrin épousera sa sœur, inconsciemment aussi, sortant de sa place de frère, la confondant, confondant l’amour fraternel et l’amour du couple. Cet acte les poussera au suicide.<br>Túrin ne s’est jamais considéré non plus à sa place dans ses rapport avec les Elfes, préférant fréquenter des forestiers, et même des brigands : « Ils sont de ma race (…). » (<i>Silmarillon</i>, p.146). Et pourtant, ses rapports sont <i>pervertis</i> même avec ceux qu’il considère comme ses semblables (ses rapports avec Forweg et plus tard avec Brandir). Cette perversion des rapports le poussera à une fuite perpétuelle : aucun lieu ne pourra le retenir, lui offrir un vrai foyer, dans son instabilité. Encore une fois, tous ces maux, comme ceux d’Œdipe, viennent du fait qu’aucun d’eux n’est jamais réellement à sa place, même si la violation du code intergénérationnel n’est pas présent chez Túrin.<p><i>L’orgueil</i><br>Nous avons déjà vu l’importance que revêt l’orgueil dans la <i>Geste des Enfants de Húrin</i>, cause de la malédiction, il est aussi à l’origine de l’exil volontaire de Túrin du royaume de Doriath, de la chute de Nargothrond et (parce qu’il a voulu récupérer son épée) de sa léthargie finale, et donc de la rencontre de Nienor avec le Dragon (sans cette léthargie, la révélation aurait pu se faire de manière plus « douce », sans entraîner forcément la mort).<br>Cet orgueil s’exprime de manière particulièrement vive chez Túrin, lorsqu’il est lié à la guerre : quand abattre le pont s’avère nécessaire pour se défendre contre les invasions de Morgoth, il est dit que « Túrin ne voulut rien entendre de ces conseils et il ne voulait surtout pas qu’on détruisît le pont, car il était devenu dur et orgueilleux et voulait que toutes choses soient faites à son gré » (<i>Silmarillon</i>, p. 281). Le passage, où la malédiction a pour moyen d’action l’accentuation de l’orgueil naturel, ressemble à une scène d’<i>Agamemnon</i> de Sophocle, première des trois tragédies qui composent l’<i>Orestie</i>. <br>Agamemnon, en proie à une immense vanité guerrière décide avec ses capitaines de sacrifier sa fille, condition de l’Oracle à l’obtention de vents favorables : « En son âme le vent tourna, impie, / Impur, sacrilège / Résolu dès lors à toute audace. / Une misérable démence, source de peines, / Enhardit, de vils conseils, les vivants. / Il osa se faire / Immolateur de sa fille, / Pour cette guerre en rançon d’une femme, / Pour prémices au départ des nefs. / Qu’elle priât, qu’elle appelât son père / Ni son âge virginal, les chefs / épris de guerre n’en tinrent compte. » (<i>Tragiques grecs</i>, p. 271)<br>L’épisode est également à rapprocher des <i>Phéniciennes</i>, lorsqu’Etéocle et Polynice interrompent finalement toute possibilité de réconciliation malgré les imprécations de Jocaste, et mènent la ville à ruine : Polynice : «Je serai posté en face, pour te tuer. », Etéocle : «Le même désir me possède. » (<i>Théâtre Complet</i>, p. 24)<br>Toutes ces scènes mettent en scène la folie butée de l’orgueil humain qui mène au mal, non à la victoire, mais à la destruction : de Nargothrond, de Thèbes en proie aux Epigones, d’Agamemnon et de sa lignée (excepté Oreste).<br>Dans tous les cas, la malédiction met en évidence les défauts humains et mène à la destruction sociale. Le millieu social est néanmoins très different dans le Narn, où il n’est pas associé à une ville comme Thèbes et Argos. <p><i>Le suicide</i><br>La mort et le suicide marquent la fin du cycle et de la malédiction. Ceux de Túrin et Nienor ressemblent étrangement à deux suicides célèbres de la littérature tragique de la Grèce antique : Celui de Jocaste et celui d’Ajax. Nous n’étudierons ces suicides que brièvement.<p>La fin de Jocaste est relatée par un domestique dans <i>Œdipe Roi</i> de Sophocle : « Dès le vestibule passé, prise de fureur, / Elle courait vers le lit nuptial, / Elle s’arrachait à deux mains les cheveux. (…) Nous y aperçumes la femme pendue au lien / Qui l’étranglait. » (<i>Tragiques grecs</i>, p. 701), en comparaison avec la mort de Nienor : « Et l’esprit égaré par le désespoir et l’horreur qui l’avaient submergée, elle reprit sa course folle. (…) Et elle se precipita dans le gouffre. » (<i>Contes et légendes inachevés</i>, pp. 210-211).<br>Dans les deux cas, la « révélation » est suivie de près par la folie, sorte de crise de nerfs. Nienor fait de nouveau appel au sauvage qu’elle avait quitté. Cet aspect sauvage est aussi présent dans la folie de Jocaste qui «s’arrachait à deux mains les cheveux ». Et cette folie ne semble avoir qu’un objectif ; le suicide, moyen de purification finale, échappatoire ultime.<br>C’est la confusion du sentiment affectif (de mère et de sœur) et du sentiment amoureux que les deux femmes ne peuvent absolument supporter, d’autant plus que la « conséquence concrète » de cette confusion a grandi dans leurs ventres. Au moment de la révélation, apparaît le besoin indispensable de se sortir de cette situation, et ce besoin ne peut se concretiser que par la mort décidée, rachat de la faute par l’autopunition.<br>Pourtant cette faute n’en est pas une : Jocaste est victime de l’inconscience de son mari, labdacide, qui ivre, l’a mise enceinte. Nienor aussi est innocente. Les deux femmes subissent les repercussions de la faute commise jadis par leurs parents. Dans le cas de Nienor, ces repercussions sont même injustes, causées par un dieu orgueilleux et colérique.<br>Le thème du suicide, échappatoire à la fatalité n’est pas neuf, mais sa force d’évocation est toujours aussi grande.<br>La mort d’Ajax est, dans son exécution, semblable à celle de Kullervo, l’épée étant fichée en terre jusqu’à la garde. On peut lire dans <i>Ajax</i>, de Sophocle : « La lame sacrificielle est debout pour bien trancher. / (…) Je l’ai enfoncée, je l’ai bien enterrée, moi, / Pour qu’elle me soit propice et que je meure vite, / J’ai bien préparé tout. (…) En même temps / J’invoque Hermès, le guide souterrain pour qu’il m’endorme / Pour que sans douleur d’un bond rapide / Je me déchire le flanc à ce glaive. » (<i>Tragiques grecs</i>, p. 460).<br>Et dans le Narn : « -Me tueras-tu bien et dûment ? Alors Túrin ficha la garde en terre et se jeta sur la pointe de Gurthang, et la lame noire prit sa vie. » (<i>Contes et légendes inachevés</i>, p. 220)<br>La scène d’Ajax paraît au premier abord plus réaliste, l’épée n’étant pas douée de parole, mais nous avons vu la possibilité qu’offre le dialogue avec cette dernière, developpant un monologue par la « réponse » de la conscience.<br>Il ressort des deux scènes la prétendue décision propre et non influencée des deux hommes à l’heure de leur mort, pensant enfin <i>maîtriser</i> leur destin(3). Ce qui ne semble effectivement vrai que pour Ajax puisque la décision de Túrin est pervertie par la malédiction. Les deux héros ont péché par ignorance : Ajax en proie à une crise de folie, a massacré le bétail du camp, croyant s’en prendre par vengeance aux chefs grecs et Túrin s’est uni à sa sœur parce qu’il ne savait pas qui elle était. Dans le premier cas, l’inconscience est causée par Athéna, protectrice d’Ulysse, son concurrent chanceux à l’acquisition des armes d’Achile. C’est une sorte de punition préventive à la préméditation du crime. Et finalement, dans les deux cas, le suicide est le moyen d’éviter la honte ou l’infâmie, dues aux conséquences de l’inconscience.<p><i>Unité de temps, de lieu et d’action</i><br>Nous avons vu que le schéma narratif, ainsi que certaines clés essentielles de la tragédie, ont été repris par Tolkien. Pourtant, la tragédie antique fait avant tout partie du genre théatral, et sa détermination d’<i>antique</i> implique l’emploi de la règle d’or du théâtre classique ; unité de temps, de lieu et d’action.<br>Ces trois points ne sont pas respectés chez Tolkien, le <i>Narn i Chîn Húrin</i> restant avant tout un roman moderne, malgré son nom de <i>geste</i> (ou <i>lai</i>) et certains aspects volontairement archaïques.<br>Les événement du <i>Narn</i> commencent avec la naissance d’Húrin, dont la vie est brièvement contée jusqu’à ce que naisse Túrin, et s’achèvent peu après la mort de ce dernier, selon les <i>Contes et légendes inachevés</i>, couvrant approximativement une soixantaine d’années. Túrin est assurément le véritable « héros », contrairement à ce que laisserait penser le titre du récit, et si le <i>Narn</i> est l’histoire de toute sa vie, il ne peut y avoir réellement <i>unité de temps</i>, dans le sens où l’entend le théâtre classique. Quant aux déplacements de Túrin, ils sont parfois si compliqués qu’une carte en devient indispensable, ce que Tolkien a tout à fait compris. Enfin, l’unité d’action, en l’occurrence la malédiction et ses répercussions, est rompue en plusieurs points, lors des rapports de Túrin avec Mîm, donnés surtout en appendices aux <i>Contes et légendes inachevés</i>, et avec sa sœur. Ces modifications développent le récit en lui donnant une dynamique appréciable et permet de couvrir quasiment toute l’histoire des deux dernières générations d’une famille en l’espace d’un récit (contrairement aux tragédies qui n’en racontent qu’une étape).<br>Dans le cas précis du <i>Narn</i>, les digressions mythologiques héritées partiellement de la culture grecque se transforment en des allusions historiques qui permettent d’agréables divertissements à l’intrigue principale et sont la source de developpements contribuant fortement à la cohérence de l’univers (causes des guerres, origines des royaumes). Et le fait que ces developpements ne viennent que d’un auteur, contrairement à la mythologie grecque, permettent de préserver cette cohérence (nombreuses, en effet. sont les variantes entre Euripide et Sophocle, dans le cycle thébain par exemple).<p>Sous la notion de malédiction, fondatrice de la tragédie antique, Tolkien rend hommage aux maîtres du genre. En reprenant toute la richesse de leurs grands et puissants thèmes : orgueil, violation des codes intergénérationnels, suicide, il les développe en laissant de côté la référence peu vraisemblable de la malédiction à un passé par trop mythique. Parce qu’il admirait leur force d’évocation, il a retiré la fatalité tragique des sombres palais de marbre pour la transférer dans les forêts brumeuses du Nord. Il a rendu toute la puissance du <i>Sauvage</i> à un genre qui était devenu indissociable du concept de <i>Cité</i>. Et s’il perd une indéniable beauté stylistique, due aux merveilleuses possibilités de la langue originelle, il gagne une grande souplesse et une grande liberté narrative, le texte tragique classique pouvant sembler quelquefois lourd et enfermé dans ses contraintes littéraires.<p><br>(1) En Grèce antique, il ne peut y avoir d’homosexualité seule, c’est-à-dire sans une hétérosexualité indispensable pour perpétuer la lignée. Encore un exemple de l’importance de la succession généalogique.<br>(2) <i>Le Tyran boiteux : d’Œdipe à Périandre</i>, de Jean-Pierre Vernant, in <i>Mythe et Tragédie II</i>.<br>(3)« Entre tous, un caractère commun qui peut selon les cas s’exercer dans le sens du bien ou dans celui du mal (parfois les deux à la fois ; c’est le cas pour Œdipe comme pour Ajax) : l’individualisme, la confiance en ses seuls forces, même (et en cela Ajax aussi ressemble à Œdipe) quand on sait que leur effort n’aboutira qu’à la ruine, avec le refus de laisser les autres, hommes ou dieux, disposer de soi-même. » (<i>Tragiques grecs</i>, pp. 420-421).<p><p><br><i>Références</i><p><i>Le Silmarillon</i>, Paris : Pocket, 1978, 2001. <br><i>Contes et légendes inachevés</i>, Paris : Pocket, 1982, 2001<p>ESCHYLE, SOPHOCLE, <i>Tragiques grecs</i>, traductions par Jean Grosjean, Raphaël Dreyfus, Paris : Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1967.<br>EURIPIDE, <i>Théâtre complet III</i>, traduction, introduction et notes par H. Berguin et G. Duclos, Paris : Garnier Flammarion, 1966.<br>VERNANT Jean-Pierre, VIDAL-NAQUET Pierre,<br><i>Mythe et tragédie en Grèce ancienne</i> (2 vol.), <br>Paris : Edition la Découverte & Syros, 1986, 2001.<p>
|
|
|
|