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| La Guerre de la Grande Colère (fresque) |
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Posted by: Yyr - 12-11-2017, 16:33 - Forum: Les Adaptations et créations
- Replies (37)
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Il y a maintenant plus d'un an, lors de nos (courtes) vacances en famille à Tolosa, nous étions à court d'histoires le soir pour Esteldil.
J'ai donc commencer à lui raconter, de mémoire, l'histoire de Bilbo, à raison d'un chapitre par soir. Esteldil a été enchanté.
Rentrés à la maison, une fois Bilbo plusieurs fois achevé (avec la magnifique bande dessinée de David Wenzel comme support), Esteldil a voulu, plus que tout, en savoir davantage sur les dragons.
Smaug était-il le plus grand dragon ayant jamais existé ? :)
Même s'il n'avait pas encore 5 ans (selon le comput des Hommes), j'ai donc dû lui raconter l'épisode de la Bataille de la Grande Colère.
Sans surprise, le passage suivant l'a le plus ravi :
[citation=<i>Le Silmarillion</i>, chap. XXIV]Voyant ses armées en déroute et son pouvoir affaibli, Morgoth eut peur et n'osa pas s'avancer en personne. Il lâcha sur ses ennemis les forces qu'il avait gardées en réserve dans une attaque désespérée, et on vit sortir des cavernes d'Angband les dragons ailés qu'on avait encore jamais vus. L'assaut de cette terrible armada fut si brutal et si dévastateur que les armées des Valar reculèrent devant le tonnerre, les éclairs et l'ouragan de flammes qui précédaient les dragons. Eärendil s'avança, illuminé d'un éclat blanc. Tous les oiseaux du ciel accompagnaient Vingilot, conduits par Thorondor, et la bataille fit rage dans les airs tout un jour et toute une nuit d'inquiétude. Avant le lever du soleil Eärendil transperça le noir Ancalagon, le plus grand des dragons, et le précipita du haut du ciel. Il tomba sur les pics du Thangorodrim qu'il brisa dans sa chute. Alors le soleil se leva [...][/citation]
Plus tard, voici la fresque qu'il composa sur l'un des murs du chalet en travaux perpétuels où nous nous rendons maintenant si rarement, fresque qu'il m'autorise à vous partager.
Voici d'abord une vue d'ensemble, que je ne peux restituer qu'à partir de deux photos :
<a href='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510500996_grande-colere-1.jpg'><img src='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510500996_grande-colere-1.jpg' width=580/></a>   <a href='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510501188_grande-colere-2.jpg'><img src='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510501188_grande-colere-2.jpg' width=580/></a>
Un plus gros plan à l'extrême droite du dessin permet d'apprécier la résistance des Elfes, qui parviennent à mettre en déroute Orques et Loups, et, plus haut, Eärendil et les Aigles qui arrivent à la rescousse :
<a href='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510501202_grande-colere-3.jpg'><img src='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510501202_grande-colere-3.jpg' width=400/></a> <a href='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510501213_grande-colere-4.jpg'><img src='https://www.jrrvf.com/forum_images/1605/1510501213_grande-colere-4.jpg' width=400/></a>
Papa a aidé pour réaliser Eärendil lui-même et les Elfes, mais selon les strictes directives d'Esteldil qui a composé intégralement.
Et, pour être parfaitement honnête, il me semble que l'enduit blanc visible sur ces plaques de BA13 avait été posé par Moraldandil lui-même quelques années auparavant ;).
Jérôme
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| JRRVF a bientôt 20 ans - Moot anniversaire ! |
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Posted by: Cédric - 18-08-2017, 09:35 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
- Replies (87)
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Bonjour à tou(te)s,
L'année prochaine, le 25 juin 2018 précisément, JRRVF aura 20 ans. Un long chemin que nous avons parcouru ensemble durant lequel le site et ses visiteurs auront bien évolué et vieilli. En bien, ou en moins bien ;-)
Pour fêter cet anniversaire, j’envisageai un Moot digne de ce nom.
Viennent donc les questions autour de la participation, de la date, du lieu et de toute l’organisation nécessaire.
Je lance donc le sujet dès à présent pour échanger ensemble et permettre de réserver notamment le lieu devant accueillir notre communauté.
Sur le lieu justement, je peux bien sûr organiser vers chez moi, les Hauts de Flandres donc, et plutôt le Nord mais on peut discuter de savoir si l’endroit est idéal selon vos différents lieux de résidence. A voir.
Sur la date, j’ai l’intuition que le dernier week-end de juin ou le premier de juillet serait une bonne option car c’est quasiment la fin de l’année scolaire et peut-être pas encore le début de départ en vacances. Et on peut espérer des températures clémentes à ce moment.
Tout est discutable et j’espère sera discuté ici-même ;-)
J’attends de vous lire pour savoir si vous êtes intéressés (ce dont je ne doute pas) puis on ira dans le détail ensuite.
Cédric.
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| John Milton - Paradise Lost |
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Posted by: Aglarond - 07-08-2017, 17:50 - Forum: Autour de Tolkien...
- Replies (2)
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La lecture de la première partie des mémoires d'un certain François-René de C., obscur gentilhomme breton dont les rêveries eurent paraît-il quelque influence sur la littérature de son siècle, m'a poussé à la lecture du Paradis Perdu de John Milton (traduit, du reste, par notre bon François-René en son temps).
Pour ceux qui ne connaissent pas ou peu cette oeuvre majeure de la littérature anglaise du XVIIè siècle (première parution en 1667), que l'on peut comparer aux oeuvres de Dante ou du Tasse, il s'agit d'un poème épique en douze chants, qui relate la Chute, ou plutôt les Chutes : celle de Satan d'abord, et celle d'Adam et Eve ensuite, du fait des pernicieuses manœuvres du diviseur.
C'est une oeuvre très ample : près de 10 000 vers ! Quelques morceaux choisis :
[citation=John Milton, <i>Paradise Lost</i>]
Me miserable! Which way shall I fly
Infinite wrath and infinite despair?
Which way I fly is hell; myself am hell;
And in the lowest deep a lower deep,
Still threat'ning to devour me, opens wide,
To which the hell I suffer seems a heaven.
[...]
Into this wild Abyss
The womb of Nature, and perhaps her grave
Of neither sea, nor shore, nor air, nor fire,
But all these in their pregnant causes mixed
Confusedly, and which thus must ever fight,
Unless the Almighty Maker them ordain
His dark materials to create more worlds,
Into this wild Abyss the wary Fiend
Stood on the brink of Hell and looked a while,
Pondering his voyage; for no narrow frith
He had to cross.
[...]
They, looking back, all the eastern side beheld
Of Paradise, so late their happy seat,
Waved over by that flaming brand, the gate
With dreadful faces thronged and fiery arms:
Some natural tears they dropped, but wiped them soon;
The world was all before them, where to choose
Their place of rest, and Providence their guide;
They, hand in hand, with wandering steps and slow,
Through Eden took their solitary way.
[/citation]
Deux rapports à Tolkien peuvent, à mon sens, être facilement trouvés.
Le premier concerne la (sub-)création d'une cosmogonie. Bien sûr, Milton se base sur les textes de la Bible et sur l'ensemble de la tradition judéo-chrétienne (en particulier en ce qui concerne la chute de Lucifer et les anges déchus ; et je ne peux mentionner les anges déchus sans digresser et évoquer la figure tutélaire d'Hugo Pratt et son Samaël dans Les Ethiopiques... mais je digresse) : il ne crée pas une nouvelle cosmogonie comme l'Arda du philologue oxonien. Mais enfin, il effectue un grand nombre de choix et d'interprétations, et c'est, entre autres exemples, dans ce poème qu'il crée Pandæmonium, capitale de Satan promise à un bel avenir dans la culture populaire. Je ne m'attaquerai pas, une fois de plus, aux parallèles entre la cosmogonie de Tolkien et les mythes de la Création judéo-chrétiens, bien labourés par ailleurs, mais voici une autre approche pour les confronter.
Le second rapport tient de la forme : c'est un long poème narratif épique en vers blancs (vers syllabiques non rimés), et cela fait bien évidemment immanquablement penser aux propres poèmes épiques de Tolkien, The Lay of Leithian et The Fall of Arthur. Mais si Tolkien est également adepte des vers non rimés, la métrique est bien différente du pentamètre iambique (cinq syllabes longues, non accentuées, chacune suivie par une syllabe courte et accentuée) utilisé par Milton, comme par Shakespeare. On me permettra d'avoir été plus séduit par le vers allitératif d'Arthur, plus rond en bouche que les longues saccades miltoniennes.
Mais enfin, Paradise Lost se tient en bonne place dans une anthologie de littérature en lien avec la subcréation de notre bon professeur.
Amicalement,
A.
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| Chant de la femme d’Āsemo (Kullervo) |
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Posted by: Moraldandil - 16-04-2017, 22:52 - Forum: À propos des traductions
- Replies (12)
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[small][Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes][/small]
[espacement]
J'ai récemment acquis The Story of Kullervo, la réécriture du cycle de Kullervo dans le Kalevala que J. R. R. Tolkien écrivit vers 1913-1914, édité par Verlyn Flieger et récemment publié.
Il est très intéressant d'y retrouver les premiers pas d'écrivain d'un tout jeune Tolkien alors au début de sa vingtaine, dans le feu de sa découverte du Kalevala et du finnois, s'entraînant à la narration et à la poésie. Le commentaire, extrait d'une présentation du Kalevala pour un club d'étudiants, est déjà très caractéristique de sa manière.
J'ai trouvé particulièrement délicieux un des poèmes intercalés dans la narration : le chant magique de la femme d’Āsemo le forgeron, par lequel elle entend protéger ses vaches confiées à la garde de Kullervo. C'est une reprise directe du chant 32 du Kalevala, où le personnage correspondant est la femme d'Ilmarinen.
Tolkien reprend dans ce poème le rythme octosyllabique obsédant du vers kalévaléen, et mêle noms finnois ou pseudo-finnois (annonçant le quenya qui viendra peu après) et de nombreux archaïsmes caractéristique de sa première façon d'écrire, telle qu'on l'observe aussi dans les Contes perdus. Archaïsmes d'ailleurs pas toujours employés à bon escient, on le voit par exemple employer thou "tu" comme un pluriel, énormité grammaticale qu'il n'aurait sûrement pas commise plus tard !
Du coup, je me suis précipité cet après-midi et ce soir sur une feuille de papier pour en faire un rendu en français. Je vous le livre ici quasi brut de décoffrage.
[colonne][gauche]<i>Guard my kine O gracious Ilu
From the perils in the pathway
That they come not into danger
Nor may fall on evil fortune.
If my herdsman is an ill one
Make the willow then a neatherd
Let the alder watch the cattle
And the mountain ash protect them
Let the cherry lead them homeward
In the milktime in the even.
If the willow will not herd them
Nor the mountain ash protect them
And the alder will not watch them
Nor the charry drive them homeward
Send thou then thy better servants,
Send the daughters of Ilwinti
To guard my kine from danger
And protect my horned cattle
For a many are thy maidens
At thy bidding in Manoine
And skilled to herd to white kine
On the blue meads of Ilwinti
Until Ukko comes to milk them
And gives drink to thirsty Kēme.
Come thou maidens great and ancient
Mighty daughters of the Heaven
Come thou children of Malōlo
At Ilukko’s mighty bidding
O [Uorlen?] most wise one
Do thou guard my flock from evil
Where the willows will not ward them
Out across the quaking marshland
Where the surface ever shifteth
And the greedy depths are gulping.
O thou Sampia most lovely
Blow the honey-horn most gaily.
Where the alder will not tend them
Do thou pasture all my cattle
Making flowers upon the hummocks:
With the melody of the mead-horn
Make thou fair this heathland border
And enchant the skirting forest
That my kine have food and fodder,
And have golden hay in plenty
And the heads of silver grasses.
O Palikki’s little damsel
And Telenda thy companion
Where the rowan will not tend them
Dig my cattle walls all silver
Down on both sides of their pasture
With your straying feet of magic
Cause the grey springs to spout coolly
And the streams that flow by swiftly
And the speedy running rivers
Twixt the shining banks of grassland
To give drink of honey sweetness
That the herd may suck the water
And the juice may trickle richly
To their swelling teeming udders
And the milk may flow in runlets
And may foam in streams of whiteness.
But Kaltūse thrifty mistress
And arrester of all evil,
Where the wild things will not guard them,
Fend the sprite of ill far from them,
That no idle hands do milk them
And their milk on earth be wasted
That no drops flow down to Pūlu
And that Tanto drink not of it
But that when at Kame at milk tide
Then their milkstreams may be swollen
And the pails be overflowing
And the good wife’s heart be gladdened.
O Terenye maid of Samyan,
Little daughter of the forests
Clad in soft and beauteous garments
With thy golden hair so lovely
And thy shoon of scarlet leather,
When the cherry will not lead them
Be their neatherd and their shepherd.
When the sun to rest has sunken
And the bird of Eve is singing
As the twilight draweth closer
Speak thou to my horned creatures
Saying come ye hoofed cattle
Come ye homeward trending homeward.
In the house ‘tis glad and pleasant
Where the floor is sweet for resting
On the waste ‘tis ill to wander
Looming down the empty shorelands
Of the many lakes of Sutse.
Therefore come ye horned creature
And the women fire will kindle
In the field of honeyed grasses
On the ground o’ergrown with berries.</i>[/gauche][droite]Gracieux Ilu, garde mes vaches
De tous les périls du chemin,
Qu’elles n’encourent de danger
Ni n’encontrent male fortune.
Et si j’ai un mauvais vacher,
Fais alors du saule un gardien ;
Que l’aulne veille le bétail
Et que le sorbier le protège,
Que le merisier le ramène
À l’étable au soir pour la traite.
Si le saule ne veut garder
Ni le sorbier les protéger,
Si l’aulne ne veut point veiller,
Le merisier les ramener,
Envoie tes meilleurs serviteurs,
Envoie les filles d’Ilwinti
Garder mes vaches du danger,
Protéger mon bétail cornu,
Car nombreuses sont tes pucelles
À ton vouloir à Manoine
Sachant paître les vaches blanches
Sur les prairies bleues d’Ilwinti,
Qu’enfin Ukko vienne les traire
Et calme la soif de Kēme.
Vous, grandes pucelles d’antan,
Ô puissantes filles du Ciel,
Venez, enfants de Malōlo,
Au commandement d’Ilukko.
Ô [Uorlen ?], qui es la plus sage,
Garde mon troupeau de tout mal,
Où les saules les laisseront
Errer par le marais mouvant
Dont toujours change la surface
Et gloutissent les fonds avides.
Ô toi Sampia toute belle,
Sonne gaiement la corne au miel ;
Où l’aulne le négligera,
Fais donc paître tout mon bétail
Et sème les buttes de fleurs ;
Au son de la corne à miessée,
Fais embellir ce bord de lande,
Enchante l’orée des forêts,
Que mes vaches aient en provende
Abondance de foin doré
Et têtes d’herbes argentées.
Demoiselle de Palikki,
Et Telenda, ton compagnon,
Où le sorbier les laissera,
Creuse-leur des puits tout d’argent
Des deux côtés de leur pâture ;
Divaguant de vos pieds magiques,
Faites jaillir les sources grises,
Couler vivement les ruisseaux,
Courir les rivières rapides
Dans leurs berges brillantes d’herbes
En boire doux comme le miel,
Afin que le troupeau s’abreuve
Et que se gonflent goutte à goutte
Du riche jus leurs pis nombreux,
Et que le lait coule en rigoles
Et mousse en ruisseaux de blancheur.
Kaltūse, maîtresse économe,
Toi qui sais arrêter tout mal,
Où faudront les choses sauvages,
Défends-les de l’esprit mauvais,
Que ne les traient point des mains vaines,
Que leur lait ne se perde en terre,
Nulle goutte à Pūlu ne tombe,
Et que Tanto n’en boive rien ;
Mais que pour la traite à Kame
Se gonflent leurs ruisseaux de lait
Et que les seilles en débordent,
Joie au cœur pour la bonne épouse.
Terenye, vierge de Samyan,
Ô fille menue des forêts,
Vêtue de doux et beaux habits,
Aux cheveux d’or si ravissants,
Aux souliers de cuir écarlate,
Quand le merisier leur faudra,
Sois leur vachère et leur bergère.
Quand le soleil va se coucher
Et que va chantant l’oiseau d’Ève,
Que s’approche le crépuscule,
Parle à mes bêtes encornées,
Dis-leur : Venez, vaches et vos sabots,
Venez, rentrez à la maison.
À l’étable il fait bel et bon,
Le sol est doux pour le repos ;
Il fait mal rôder aux gâtines
Qui surplombent les bords déserts
Des si nombreux lacs de Sutse.
Venez donc, bêtes encornées,
Et les femmes feront du feu
Dans le champ aux herbes de miel,
Sur le sol recouvert de baies.[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]Then Palikki’s little damsel
And Telenda her companion
Take a whip of birch to scourge them
And of juniper to drive them
From the hold of Samyan’s cattle
And the gloomy slopes of alder
In the milktide of the evening.[/gauche][droite]Demoiselle de Palikki
Et Telenda son compagnon,
Battez-les d’un fouet de bouleau,
De genévrier menez-les
Hors des pacages de Samyan,
Des pentes d’aulne désolées,
Le soir à l’heure de la traite.[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]O thou Uru, O my darling
My Honeypaw that rules the forest
Let us call a truce together
In the fine days of the summer
In the good Creator’s summer
In the days of Ilu’s laughter
Than thou sleepst upon the meadow
With thine ears thrust into stubble
Or conceal thee in the thickets
That thou mayst not hear cowbells
Nor the talking of the herdsman.
Let the tinkling and the lowing
And the ringing in the heathland
Put no frenzy yet upon thee
Nor thy teeth be seized with longing
Rather wander in the marshes
And the tangle of the forest.
Let thy growl be lost in wastelands
And thy hunger wait the season
When in Samyan is the honey
All fermenting on the hillslopes
Of the golden land of Kēme
Neath the faring bees a-humming.
Let us make this league eternal
And an endless peace between us
That we live in peace in summer,
In the good Creator’s summer.[/gauche][droite]Ô toi Uru, ô mon chéri,
Patte de miel, maître des bois,
Concluons ensemble une trêve
Durant les beaux jours de l’été,
De l’été du bon Créateur,
Pour les jours du rire d’Ilu,
Pour que tu dormes dur le pré,
Oreilles plongées dans le chaume,
Ou te caches dans les fourrés
Et n’entendes point les clarines
Ni les paroles du vacher.
Que tintements et meuglements
Et sonnailles de par la lande
Ne te mettent point en furie,
Ne donnent désir à tes dents.
Rôde plutôt dans les marais
Et le fouillis de la forêt.
Perds ton grognement aux gâtines,
Attends pour ta faim la saison
Où coule le miel en Samyan,
Tout fermentant sur les coteaux
Du pays doré de Kēme
Sous les abeilles bourdonnantes.
Et rendons ce pacte éternel,
La paix sans fin soit entre nous,
Qu’en paix nous vivions tout l’été,
Tout l’été du bon Créateur.[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]All this prayer and all this chanting
O then Ukko silver monarch
Hearken to my sweet entreaty.
Bind in leash the dogs of Kūru
And enchain the forest wild things
And in Ilwe set the Sun-star
And let all the days be golden.[/gauche][droite]De cette prière et ce chant,
Ö Ukko, monarque d’argent,
Écoute la supplication.
Mets la laisse aux chiens de Kūru,
Enchaîne les bêtes des bois,
En Ilwe mets l’astre-soleil
Et que tous les jours soient dorés.[/droite][/colonne]
B.
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| A la recherche de témoignages: lecteurs de Tolkien pré-internet |
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Posted by: Forfirith - 15-03-2017, 15:56 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
- Replies (31)
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Bonjour à tous,
Je ressors des tréfonds du web et de mon train-train quotidien après quelques années (!!) pour une requête tout à fait particulière qui m'a semblée toute indiquée à adresser à la communauté de JRRVF: après quelques années d'enseignement en secondaire bien peu stimulantes, je me suis lancée depuis un peu plus d'un an dans l'aventure d'une thèse de doctorat, sous la direction d'Anne Besson à l'université d'Artois. Mon sujet est simple: j'étudie les traces de réception de l'oeuvre de Tolkien chez ses lecteurs, avec une approche comparatiste entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France. Bon, pour la comparaison, il va me falloir attendre un peu car j'avance à la vitesse d'un escargot avec mon boulot de prof à côté et la vie perso un peu mouvementée, du coup je suis encore dans la phase de constitution d'un corpus viable.
Et c'est là que j'ai besoin de vous. Mes bornes chronologiques sont en gros de la publication du Seigneur des Anneaux en 1954 à l'apparition d'internet au cours des années 90. Il va de soi que les formes de réception ont varié et les supports d'échange ont décuplé depuis, d'où une étude qui s'arrête avant internet.
J'ai évidemment déjà exploré les éléments les plus connus de la réception de Tolkien en France, autour des articles de Louis Boyer puis l'ouvrage de Jacques Bergier et enfin la création de la FEE en 1985. Mais en dehors de cela, c'est assez (pour ne pas dire, complètement flou). J'ai beaucoup lu autour de la communauté SF française à partir des années 50, car aux Etats-Unis les deux communautés ont été entrelacées en particulier au début, mais rien de fantasy/Tolkien n'est ressorti, j'ai exploré (mais n'ai pas tout à fait terminé) de façon encore anarchique les archives de fanzines des années 80s en particulier à la BNF pour retomber sur des éléments annexes (comme le premier fanzine consacré au jeu de rôles par exemple avec un article sur Tolkien dans le premier numéro)...bref, il me manque vos données.
Pour faire court, tout souvenir d'association (groupe de lecteurs au lycée, en MJC ou assimilé), ou même de communication entre lecteurs (téléphone, lettres, newsletters -- par quel moyen le contact est-il mis en place ?) et surtout tout document écrit type affiche, production artistique ou fanzine tourné autour de Tolkien vaut la peine d'être exhumé pour contribuer à créer le corpus nécessaire à ma recherche.
Et surtout, n'hésitez pas à en parler autour de vous ! J'espère pouvoir peindre un tableau au plus proche de la réalité des lecteurs à la fin de mon étude.
Bonne journée !
Laura / Forfi
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| Festival Terre de Paroles |
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Posted by: Cédric - 13-03-2017, 15:33 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
- Replies (2)
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Bonjour,
Je vous relaye ici un message du comité d'organisation du Festival Terres de Paroles. A bon entendeur ;-)
Quote:Bonjour ,
Je me permets de vous écrire pour vous présenter un événement particulier de notre festival, qui souligne l’œuvre de Tolkien et en particulier Le Seigneur des Anneaux, par une création unique et originale. Je pense que cela peut vous intéresser :
• A Tribute to Tolkien, grand concert-lecture de et avec François-Xavier Szymcsak / Wilhem Latchoumia au piano / Julie-Anne Roth
Le jeudi 13 avril 2017 à 20h, Théâtre Charles Dullin, Grand Quevilly (76)
Création originale, initiée par le festival Terres de Paroles
C’est à François-Xavier Szymczak, personnalité bien connue des auditeurs de France Musique, présentateur insatiable et curieux de toutes les musiques, que nous avons confié la mission de conduire ce concert exceptionnel inspiré par le cultissime Seigneur des Anneaux.
Avec la complicité du pianiste Wilhem Latchoumia, véritable sorcier du piano capable de tous les répertoires du grand classique à la création contemporaine, il a élaboré un programme alliant le plaisir d’une grande soirée musicale à l’écoute de poèmes et d’extraits du roman d J.R.R. Tolkien.
La comédienne Julie-Anne Roth, que l’on a pu voir récemment en Roxane dans Cyrano de Bergerac aux côtés de Philippe Torreton, les accompagne dans cette aventure artistique inédite, au croisement exigeant entre culture savante et populaire.
Ensemble, ces artistes épris de découverte, vont nous entraîner à la recherche de l’Anneau, vers le pays de Mordor…
Éditions Christian Bourgois, 1972
Je vous laisse partager l’information aux connectés, aux voyageurs, aux enthousiastes qui souhaiteraient nous rejoindre sur cet événement…
Aussi, la brochure du festival n’est pas encore éditée mais pour toute question, toute information, tout échange, n’hésitez pas à nous joindre.
Audrey PINSON
Chargée des relations avec les publics
Festival Terres de Paroles
Tel +33 (0) 2 32 10 87 08
audrey.pinson@arts276.com
Arts 276 – 3, rue Adolphe Chéruel – 76000 Rouen
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