Welcome, Guest
You have to register before you can post on our site.

Username
  

Password
  





Search Forums

(Advanced Search)

Forum Statistics
» Members: 1,973
» Latest member: MasonPab
» Forum threads: 5,110
» Forum posts: 95,191

Full Statistics

Online Users
There are currently 318 online users.
» 0 Member(s) | 315 Guest(s)
Baidu, Bing, Google

Latest Threads
Why POE 3.29 Damage Sourc...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
Yesterday, 09:19
» Replies: 0
» Views: 22
Get Diablo 4 Escalation S...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
Yesterday, 09:15
» Replies: 0
» Views: 24
U4GM Monopoly go Race Poi...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
Yesterday, 09:03
» Replies: 0
» Views: 23
NBA 2K27 for Switch 2: U4...
Forum: My Forum
Last Post: luissuraez798
Yesterday, 08:59
» Replies: 0
» Views: 22
Where is it better to cal...
Forum: My Forum
Last Post: ravindrankhx
07-09-2026, 12:37
» Replies: 0
» Views: 11
Do you need to move your ...
Forum: My Forum
Last Post: ravindrankhx
07-09-2026, 12:26
» Replies: 0
» Views: 10
Where can I download apps...
Forum: My Forum
Last Post: ravindrankhx
29-08-2026, 12:42
» Replies: 0
» Views: 18
[Migration forum - 2026] ...
Forum: Webmaster
Last Post: Cédric
17-08-2026, 17:41
» Replies: 29
» Views: 897
[Mise à jour- 08/2026] De...
Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
Last Post: Cédric
16-08-2026, 21:19
» Replies: 10
» Views: 292
A propos des Illustrateur...
Forum: Les Adaptations et créations
Last Post: ISENGAR
11-08-2026, 21:18
» Replies: 197
» Views: 128,023

 
  [Le Silmarillion - Nouvelle traduction] Signalement coquilles
Posted by: Yyr - 10-06-2022, 06:42 - Forum: À propos des traductions - Replies (3)

Dans la même idée que pour celle du Seigneur des Anneaux, je nous propose de rassembler nos retours sur la nouvelle traduction du <i>Silmarillion</i> ici.

Deux petites erreurs de repérées pour l'instant de mon côté :

  • Tarn Aeluin : comme développé dans ce fuseau dédié, tarn n'est pas du sindarin mais de l'anglais ;
  • p.146 : [emphase]« [...] jusqu'à ce qu'enfin Barahir n'eût plus qu'une douzaine d'hommes : son fils Beren, et Barahir [normal][&rarr; Baragund][/normal] et Belegund ses neveux, les fils de Bregolas, et neuf autres fidèles serviteurs de sa maison [...] »[/emphase].

Yyr

Print this item

  De l'Eldalië
Posted by: Yyr - 08-06-2022, 17:25 - Forum: À propos des traductions - Replies (4)

Un sujet que je souhaitais aborder jadis : la prise en compte du nombre de la glose Eldalië (« Peuple des Eldar », cf. HoMe XI, pp.166,374) au sein de la traduction française.
[small]Cela vaudrait aussi le cas échéant pour les autres composés : Kassalië, etc. s'ils devaient être utilisés dans la narration (pas sûr)[/small]

Le composé -lië, sauf erreur de ma part, est toujours syntaxiquement (en quenya) du singulier.
Ainsi du célèbre Mindon Eldaliéva [small](la haute tour d'Ingwë, la plus haute des tours de Tirion [emphase]« dont le fanal argenté rayonnait au loin, perçant les brumes marines »[/emphase], le Silmarillion, p.49, cf. HoMe X, pp.85,176,180,196 — a-t-on déjà dit que la nouvelle traduction du Silmarillion recelait de purs joyaux ? :))[/small]) dont la forme adjectivale est au singulier.

Mais son sens est celui d'un pluriel collectif.
& Dans l'écriture du Conte, donc dans le texte en anglais, il est presque toujours suivi d'un verbe au pluriel.
[small]Une exception (au moins) : [emphase]« When all was ready, Orome rode at their head upon his white horse shod with gold; and behind him the Eldalië was arrayed in three hosts. »[/emphase] (HoMe V, p.214).[/small]
Un peu d'ailleurs comme les mots anglais folk et people, où l'on peut par exemple écrire the people are coming alors même que l'on dispose de the peoples. [small](*)[/small]

En fait, Elda-lië s'intègre dans la syntaxe du texte anglais comme le ferait Elda-folk.

De ce fait, j'ai toujours eu tendance à penser qu'en français il conviendrait de se couler dans notre syntaxe, pour le coup au singulier strict quand on parle du peuple ou de la gente elfique, et de parler de l'Eldalië et non des Eldalië.

Il est un peu tard pour en discuter :).
Je note que Vincent et Daniel avaient opté pour accorder au pluriel dans les Lettres et jusqu'à la Route Perdue, mais ont depuis opté pour un accord au singulier dans le Silmarillion (qui a ma préférence).

Jérôme

[small](*) Oui, la relecture en cours de certaines traductions du Parma Eldalamberon n°16 n'est pas étrangère à ce message ;).[/small]

Print this item

  Omentielva Nertea
Posted by: Moraldandil - 24-05-2022, 05:43 - Forum: Les Langues Inventées - Replies (11)

Omentielva Nertea, la neuvième conférence internationale sur les langues inventées par J. R. R. Tolkien, se tiendra de l'après-midi du jeudi 4 août au midi du dimanche 7 août 2022 à l'université Jagellon de Cracovie (Pologne). Les participants seront hébergés à l'hôtel Załęże de Katowice.

Une session en ligne (Onatsie) est prévu l'un des soirs, encore non précisé, pour ceux qui ne pourront pas se déplacer mais voudraient participer à distance.

L'inscription est à 825 złoty, soit environ 180 €. Une formule à 135 złotys (soit environ 30 €) est prévue pour les personnes qui ne peuvent venir personnellement mais souhaitent s'inscrire pour soutenir la conférence, participer à distance et en recevoir les actes.

L'inscription est ouverte jusqu'au vendredi 3 juin. C'est bientôt, il faut donc se décider rapidement.

Lien : http://www.omentielva.com/next.htm

Print this item

  La Mort de Saint Brendan
Posted by: Moraldandil - 23-04-2022, 12:28 - Forum: À propos des traductions - Replies (9)

J'ai désiré traduire le très beau poème The Death of Saint Brendan qui s'inscrit dans le thème récurrent chez J. R. R. Tolkien du voyage océanique vers des terres bénies ou de féerie, et du difficile retour. Il est inclus dans la narration du roman inachevé The Notion Club Papers (édité par Christopher Tolkien et publié en 1992 dans Sauron Defeated), qui le présente comme une composition de Philip Frankley, l'un de membres du club éponyme. J. R. R. Tolkien l'avait auparavant publié séparément le 3 décembre 1955 dans la revue Time and Tide, sous une forme modifiée intitulée Imram.

Le poème recourt au mètre de ballade, c'est à dire à une alternance idéale de tétramètres et de trimètres iambiques (c'est le common meter, un mètre très employé), mais s'autorisant de très fréquentes variations. Il s'y ajoute un système de rimes où les vers impairs comportent une rime interne tandis que les vers pairs riment deux à deux ; ce système rappelle celui de The Sea-bell, autre poème de Tolkien sur le même thème.

Ici, c'est la version des Notion Club Papers que j'ai choisie de recréer en français. J'ai rendu le mètre de ballade par une alternance de vers impairs dodécasyllabes* et de vers pairs octosyllabes, en conservant la rime entre ces derniers. La rime interne, en revanche, m'est apparue comme trop contraignante et je m'en suis dispensé.

[small]*Dodécasyllabes, car j'ai recouru à des coupes irrégulières plutôt qu'à une césure régulière en deux hémistiches, ce qui rend impropre de parler d'alexandrin.[/small]

[espacement]

[colonne][gauche]The Death of Saint Brendan

At last out of the deep seas he passed,
and mist rolled on the shore;
under clouded moon the waves were loud,
as the laden ship him bore
to Ireland, back to wood and mire,
to the tower tall and grey,
where the knell of Clúain-ferta’s bell
tolled in green Galway.
Where Shannon down to Lough Derg ran
under a rainclad sky
Saint Brendan came to his journey’s end
to await his hour to die.


‘O! tell me, father, for I loved you well,
if still you have words for me,
of things strange in the remembering
in the long and lonely sea,
of islands by deep spells beguiled
where dwell the Elven-kind:
in seven long years the road to Heaven
or the Living Land did you find?’


‘The things I have seen, the many things,
have long now faded far;
only three come clear now back to me:
a Cloud, a Tree, a Star.
We sailed for a year and a day and hailed
no field nor coast of men;
no boat nor bird saw we ever afloat
for forty days and ten.
We saw no sun at set or dawn,
but a dun cloud lay ahead,
and a drumming there was like thunder coming
and a gleam of fiery red.


Upreared from sea to cloud then sheer
a shoreless mountain stood;
its sides were black from the sullen tide
to the red lining of its hood.
No cloak of cloud, no lowering smoke,
no looming storm of thunder
in the world of men saw I ever unfurled
like the pall that we passed under.
We turned away, and we left astern
the rumbling and the gloom;
then the smoking cloud asunder broke,
and we saw the Tower of Doom:
in its ashen head was a crown of red,
where fires flamed and fell.
Tall as a column in High Heaven’s hall,
its feet were deep as Hell;
grounded in chasms the water drowned
and buried long ago,
it stands, I ween, in forgotten lands
where the kings of kings lie low.


We sailed then on, till the wind had failed,
and we toiled then with the oar,
and hunger an thirst us sorely wrung,
and we sang our psalms no more.
A land at last with a silver strand
at the end of strenght we found;
the waves were singing in pillared caves
and pearls lay on the ground;
and steep the shores went upward leaping
to slopes of green and gold,
and a stream out of the rich land teeming
through a coomb of shadow rolled.


Through gates of stone we rowed in haste,
and passed and left the sea;
and silence like dew fell in that isle,
and holy it seemed to be.
As a green cup, deep in a brim of green,
that with wine the white sun fills
was the land we found, and we saw there stand
on a laund between the hills
a tree more fair than ever I deemed
might climb in Paradise;
its foot was like a great tower’s root,
it height beyond men’s eyes;
so wide its branches, the least could hold
in shade an acre long,
and they rose as steep as mountain-snows
those boughs so broad and strong;
for white as a winter to my sight
the leaves of that tree were,
they grew more close than swan-wing plumes,
all long and soft and fair.


We deemed then, maybe, as in a dream,
that time had passed away
and our journey ended; for no return
we hoped, but there to stay.
In the silence of that hollow isle,
in the stillness, then we sang-
softly us seemed, but the sound aloft
like a pealing organ rang.
Then trembled the tree from crown to stem;
from the limbs the leaves in air
as white birds fled in wheeling flight,
and left the branches bare.
From the the sky came dropping down on high
a music not of bird,
not voice of man, nor angel’s voice;
but maybe there is a third
fair kindred in the world yet lingers
beyond the foundered land.
Yet steep are the seas and the waters deep
beyond the White-tree Strand.’


‘O! stay now father! There’s more to say.
But two things you have told:
The Tree, the Cloud; but you spoke of three.
The Star in mind you hold?’
‘The Star? Yes, I saw it, high and far,
at the parting of the ways,
a light on the edge of the Outer Night
like silver set ablaze,
where the round world plunges steeply down,
but on the old road goes,
as an unseen bridge that on the arches runs
to coasts than no man knows.’


‘But men say, father that ere the end
you went where none have been.
I would here you tell me, father dear,
of the last land you have seen.’


‘In my mind the Star I still can find,
and the parting of the seas,
and the breath as sweet and keen as death
that was borne upon the breeze.
But where they they bloom those flowers fair,
in what air or land they grow,
what words beyond the world I heard,
if you would seek to know,
in a boat then, brother, far afloat
you must labour in the sea,
and find for yourself things out of mind:
you will learn no more of me.’


In Ireland, over wood and mire,
in the tower tall and grey,
the knell of Cluain-ferta’s bell
was tolling in green Galway.
Saint Brendan had come to his life’s end
under a rainclad sky,
and journeyed whence no ship returns,
and his bones in Ireland lie.

[/gauche][droite]La Mort de Saint Brendan

Enfin reparut-il des profondeurs des mers
Sur la côte lovée de brume ;
Sous une lune ennuagée, le lourd navire
Sur le tumulte de l’écume
Le porta en Irlande, à ses bois et tourbières,
Au glas [du bourdon de] de la cloche à Clonfert,
Lequel, tintant depuis la haute et grise tour,
Résonnait dans Galway la verte.
À l’embouchure du Shannon dans le Lough Derg,
Sous un ciel où la pluie se mire,
Saint Brendan, arrivant au bout de son voyage,
Vint attendre l’heure et mourir.

– Ô Père, s’il te reste encor des mots pour moi,
Parle, car tu me fus bien cher,
De ces choses étranges dans le souvenir
Sur la mer vaste et solitaire,
D’îles celées, demeures de la gent des Elfes,
Sous de profonds enchantements ;
En sept longues années, quelle route ouvris-tu :
Le Ciel, la Terre des Vivants ?

– Les choses, maintes choses que je vis se sont
De longtemps couvertes d’un voile ;
Trois seules aujourd’hui me viennent clairement :
Un Nuage, un Arbre, une Étoile.
Un an un jour nous voguâmes sans entrevoir
Ni champs ni côtes habitées ;
Nous ne vîmes flotter ni bateau ni oiseau
Pendant quarante et dix journées,
Sans voir de coucher ou de lever de soleil,
Mais devant, un nuage bistre
S’étendait avec un roulement de tonnerre,
Ardent d’une rougeur sinistre.

S’élevant de la mer surgit abruptement
Une montagne sans rivage ;
Ses flancs se dressaient noirs de la marée maussade
Au bord rougeoyant du nuage.
Et jamais je ne vis dans le monde des hommes
Arriver d’orage subit,
De chape de nuée ou de basse fumée
Tel ce poêle qui nous couvrit.
Nous détournant alors, nous laissâmes en poupe
Le grondement et la noirceur ;
Or que se déchira le nuage fumant,
Nous vîmes la Tour du Destin :
Sur sa tête cendreuse, une couronne rouge
Où des feux brûlaient et mouraient ;
Aussi haute qu’une colonne au Paradis,
Mais à l’Enfer ses pieds touchaient ;
Établie sur des gouffres noyés par les eaux
Enfouis longtemps autrefois,
Elle s’élève, crois-je, en terres oubliées
Où reposent les rois des rois.

Tant que dura le vent, nous remîmes la voile
Puis dûmes souquer sur les rames,
Souffrîmes durement de la faim, de la soif
Et nos psaumes plus ne chantâmes.
À bout de force, enfin nous aperçûmes
La rive argentée d’une terre ;
Les vagues chantaient sous les piliers de ses grottes,
Le sol de perle était couvert.
De là, les côtes s’élançaient en vives pentes
Qui montaient vertes et dorées ;
De ce riche pays s’écoulait un ruisseau
Par une combe sous l’ombrée.

Nous laissâmes la mer en passant à la rame
En hâte une rocheuse enceinte ;
Un silence tomba pareil à la rosée
Sur cette île qui semblait sainte.
Nous vîmes un pays tel une coupe verte
Emplie de vin par le soleil ;
En ses bords verts, sur un pré entre les collines
Poussait un arbre sans pareil,
Plus magnifique encore à mon entendement
Qu’au Paradis jamais n’en crût ;
Son pied s’enracinait comme une grande tour,
Sa hauteur dépassait la vue ;
Si vastes s’étendaient ses branches que la moindre
Recouvrait d’ombre une acre pleine ;
Comme les neiges des montagnes sa ramée
S’élevait drue, large et sereine ;
Car à mes yeux brillaient les feuilles de cet arbre
Toutes blanches comme l’hiver,
Et croissaient plus serrées que rémiges de cygne,
Longues, douces, belles et claires.

Nous songeâmes alors que peut-être le temps
Comme en un rêve avait passé,
Que la voyage s’achevait ; nous n’espérions
Point de retour, mais de rester
Dans le silence béat de cette île creuse,
Dans la quiétude ; et doucement,
Nous sembla-t-il, chantâmes-nous, mais tel d’un orgue
Le son monta retentissant.
Tout l’arbre lors s’ébranla de la cime au tronc ;
Et des rameaux, les feuilles blanches
S’enfuirent en vol tourbillonnant d’oiseaux
En laissant dénudées les branches.
Du haut du ciel, une musique descendit
Qui n’était celle d’un oiseau,
Ni de la voix d’un homme ou de celle d’un ange ;
Mais delà le pays sous l’eau,
Il est peut-être une troisième belle gent
Qui s’attarde encore en ce monde.
Pourtant, au-delà du rivage à l’Arbre Blanc,
Les mers sont âpres et profondes.

– Ô reste, Père ! Deux choses tu as racontées,
Mais il en reste encore à dire :
Le Nuage puis l’Arbre Blanc ; mais la troisième,
L’Étoile, en as-tu souvenir ?
– L’Étoile ? Oui, haute et lointaine je la vis
À la division des chemins,
Une lumière au bord de la Nuit Extérieure
Pareille à un feu argentin,
Là où le monde rond plonge soudainement
Et se poursuit la route ancienne
Comme un pont invisible s’archant vers des côtes
Hors de la connaissance humaine.

– Mais les gens disent, Père cher, qu’avant la fin
Tu parvins où nul n’est allé.
Père, de la dernière terre que tu vis
Je voudrais t’entendre parler.

– En mon esprit je retrouve encore l’Étoile
Avec la division des mers,
Et le souffle doux et tranchant comme la mort
Que les brises lors apportèrent.
Mais en quel lieu ces belles fleurs s’épanouissent,
En quel air et sur quel terroir,
Et quels mots j’ai entendus au-delà du monde,
Si tu cherches à le savoir,
Alors, dans un bateau, Frère, embarque à ton tour,
Peine sur l’océan lointain,
Et [par] pour toi-même découvre l’inconcevable :
De moi tu n’apprendras plus rien.

En Irlande, à travers les bois et les tourbières,
Le glas [du bourdon de] de la cloche à Clonfert,
Toujours tintant depuis la haute et grise tour,
Résonnait dans Galway la verte.
Saint Brendan, arrivé lors au bout de sa vie,
Sous un ciel où la pluie commande,
Partit pour une navigation sans retour,
Et ses os gisent en Irlande.
[/droite][/colonne]

Print this item

  Lind e-thoron : exercice de traduction en sindarin
Posted by: Moraldandil - 17-04-2022, 19:50 - Forum: Les Langues Inventées - Replies (26)

Pour dérouiller mon sindarin, j'ai voulu me livrer à un petit exercice de traduction. Ce jour de Pâques, par association d'idées, m'a suggéré de traduire le Chant de l'Aigle (SdA livre VI ch. 5 « L’intendant et le roi »). Je ne mets pas ici le texte d'origine car il se trouve déjà ailleurs sur ce forum ... ce qui ne me rajeunit pas 0:)

Voici ce que cela donne. Il s'agit évidemment d'une traduction très adaptée : d'une part parce que composer en sindarin relève toujours de l'acrobatie, maints points de langue même fondamentaux relevant largement de la conjecture, et d'autre part parce que j'ai voulu donner un certain rythme au texte : tant qu'à composer en elfique, autant soigner la forme.

[citation]Lind e-thoron

Linno, a gwaith Minas Anor,
Dan arthor Thû tûl meth uireb Dan arthor Gorthaur tûl methed uireb
A dannen Barad-dûr.


Linno na ngell, a gwaith Minas Tirith,
Ú-lost i wareth lín,
A rangen Morannon,
A nelenn i aran lín,
A tôl an den i dûr.


Linno nan glass, a Hîn Annûn i phain,
Dandoltha i aran lín,
Ah ad le dorthatha
Oer i phain e-guil lín.


A cýratha i aladh barch,
A galatha vin said erchail,
A eliatha i Ost.


Linno, a gwaith i phain ![/citation]

Parmi les (nombreux !) contournements dont j'ai fait usage, j'en relèverai deux en particulier :

  • J'ai délibérément laissé un flou entre sujet et objet dans une proposition telle que A cýratha i aladh barch : on peut comprendre « il renouvellera l'arbre desséché » mais aussi « l'arbre desséché (se) renouvellera » si l'on considère que le verbe est labile, c'est à dire qu'il peut être employé transitivement ou intransitivement, et que l'objet du verbe transitif devient le sujet du verbe intransitif : ex. en français « il casse la branche » / « la branche casse ». Les verbes labiles sont fort nombreux en anglais (le français, comme les autres langues romanes, préfère souvent recourir à la voix pronominale pour l'usage intransitif : « la branche se casse »). On ne sait pas comment fonctionnait le sindarin sur ce plan.
  • J'ai aussi choisi de sous-entendre purement et simplement les relations de cause et de conséquence car on ne connaît encore aucune conjonction pour exprimer cela en sindarin !

[small](Message modifié le 18 avril 2022 après discussion plus bas.)[/small]

Print this item

  L'Arc et le Heaume HS n° 3 : Prières & calligraphies elfiques
Posted by: Elendil - 17-02-2022, 14:24 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias - Replies (31)

L'association Tolkiendil a le plaisir de vous annoncer la parution prochaine du troisième hors-série de notre magazine l'Arc et le Heaume, intitulé Prières & calligraphies elfiques.

&nbsp; &nbsp; <a href='https://www.jrrvf.com/forum_images/440/1645106836_projet_couverture_hs3.jpg'><img src='https://www.jrrvf.com/forum_images/440/1645106836_projet_couverture_hs3.jpg' width='300'/></a>

Pour reprendre la quatrième de couverture :

Quote:Les lecteurs qui s’intéressent aux appendices du Seigneur des Anneaux savent combien d’efforts J.R.R. Tolkien a consacré à élaborer les langues et les alphabets qu’il a inventés pour son Légendaire. Il lui est même arrivé de les utiliser dans des contextes apparemment dénués de lien avec la Terre du Milieu, à l’instar des Lettres du Père Noël. Il a ainsi employé le quenya et le sindarin pour traduire plusieurs prières catholiques qui étaient chères à son cœur. Il a également calligraphié en « alphabet qenya » plusieurs textes chrétiens. Ce numéro hors-série vous propose d’en apprendre plus sur la foi de Tolkien, le contexte de rédaction de ces traductions et de ses transcriptions, ainsi que leur possible raison d’être.

E.

P.S. : Encore une fois, je ne trouve plus comment redimensionner une image. Le code qui fonctionne sur le forum de Tolkiendil est inopérant ici...
[small][édit (Yyr) : c'est fait :)][/small]

Print this item

  Parma Eldalamberon
Posted by: Elendil - 03-02-2022, 15:27 - Forum: À propos des traductions - Replies (7)

Faute de trouver un sujet qui semble s'intéresser à la question de la traduction des Parma Eldalamberon*, je me permets de signaler ici que j'ai lancé un sondage pour savoir s'il existerait suffisamment de gens intéressés par la traduction de certains textes des PE pour que cela vaille la peine de se lancer dans une entreprise qui promet d'être particulièrement ambitieuse.

C'est que ça se passe.

E.

[séparation]

*Pour sûr, si l'un des vénérables (et combien paisibles !) Ents du forum estimait qu'il existe déjà ici un fuseau adéquat où ce bref message puisse s'intégrer, qu'il n'hésite pas à suggérer son transfert.

Print this item

  Tolkien et l'Antiquité
Posted by: ISENGAR - 16-01-2022, 16:13 - Forum: Tolkien et la Littérature - Replies (31)

Hello,
Une journée d’étude sur Tolkien et l’Antiquité se déroulera le 4 juin 2022 à Paris.
Elle est organisée par notre ami Dimitri Maillard (Tikidiki), de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et secrétaire de l’association Tolkiendil.

Un appel a participation a été lancé via le forum de Tolkiendil.
https://forum.tolkiendil.com/thread-9898...#pid193610

Les propositions, attendues avant le 7 mars 2022 seront sélectionnées par un comité scientifique composé de Charles Delattre (Université de Lille), Vincent Ferré (Université Paris Est Créteil), Isabelle Pantin (ENS Paris) et Sandra Provini (Université de Rouen-Normandie).

En attendant des précisions à venir, voici un petit lien vidéo qui donne un tout petit aperçu de ce vaste sujet, par deux des membres du comité scientifique :

https://youtu.be/cngw6Z_LpiQ

[small]Et j'ai mis à jour le calendrier JRRVF, à toutes fins utiles Smile[/small]

I.

Print this item

  Bonne année 2022 !
Posted by: sosryko - 01-01-2022, 10:21 - Forum: Espace libre - Replies (11)

Chers compagnons de la maisonnée JRRVF,

<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/1370/1641032364_peanuts_happy-new-year-to-you-too.jpg" width=400 pt>

[citation=François Cheng, <i>Cinq méditations sur la beauté</i>, 2006]« Plus l’expérience de beauté est intense, plus le caractère poignant de sa brièveté engendre le désir de renouveler l’expérience, sous une forme autre forcément, puisque toute expérience est unique. Autrement dit, dans la conscience en question, nostalgie, et espérance confondues, chaque expérience de beauté rappelle un paradis perdu et appelle un paradis promis.
C'est ainsi que probablement, il faut entendre le vers du poète John Keats : "<i>A thing of beauty is a joy forever</i>" ("La beauté est cause de joie pour toujours"). Car on prend conscience que la beauté peut être un don durable, si l'on se rappelle [que] chaque expérience de beauté, si brève dans le temps tout en transcendant le temps, nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde. »
[/citation]

Je vous souhaite, de tout cœur,une bonne et belle année 2022 pour vous et vos proches,

S.

Print this item

  L'Arc et le Heaume n°7 - Tolkien au féminin
Posted by: Yyr - 13-12-2021, 08:53 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias - Replies (2)

Il semble que l'annonce n'en a pas encore été faite.

Je glisse ici le lien vers la parution du dernier numéro de L'Arc et le Heaume n°7 — Tolkien au féminin dont le sommaire, la présentation et les aperçus que l'on peut en avoir sont alléchants.

Nous avions eu l'honneur d'accompagner Elendil dans la rédaction/finalisation de l'un des articles de ce dossier, un travail absolument remarquable (et très très très utile — a laitë sé !) : Questions de genre dans les langues elfiques.

Jérôme

Print this item