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Je venais ici pour annoncer cette nouvelle que le Pape faisait référence à Tolkien mais je vois qu'Isengar m'a devancé. En tout cas c'est une forme de consécration. En 1980 le SdA était considéré comme de la sous littérature pour ados attardés jouant à des jeux de plateau. Que de chemin parcouru pour que le Pape en personne considère que le SdA est devenu une référence intelligible par tout le monde. Au-delà de l’intérêt majeur de ‘Magnifique humanité’ sur une mutation anthropologique telle qu’il n’en arrive qu’une par millénaire, je suis assez ému de cette consécration intellectuelle de Tolkien à laquelle j’ai tenté de contribuer durant 40 ans avec mes petits moyens
Je ne sais pas si c'est une consécration. Déjà Hans Urz Von Balthasar avait immédiatement perçu la portée spirituelle des Inklings, Tolkien en tête. Le pape François avait aussi fait référence à la fameuse lettre 43 sur le mariage, et je n'ai pas noté ma ou mes sources, mais je crois me souvenir que Benoît XVI appréciait Tolkien à sa juste valeur. Mais il est vrai que Lewis était beaucoup plus facilement cité par le Magistère que son ami, jusqu'ici.
En revanche je suis persuadé de tout ce que tu as fait de bien pour contribuer à ce recouvrement, si je puis dire, bravo Jean :).
Et, en tout cas, l'encyclique consacre l'appellation d'écrivain catholique.
Le Saint Père me l'a accordé volontiers.
Dans le même temps, je lui avais demandé de ne pas y aller trop fort, et de ménager Benjamin, ce pourquoi il s'est arrêté sur cette citation bien précise, la préférée de Hyarion ou pas loin, si je ne m'abuse ? ;)
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Le Saint Père me l'a accordé volontiers.
Dans le même temps, je lui avais demandé de ne pas y aller trop fort, et de ménager Benjamin, ce pourquoi il s'est arrêté sur cette citation bien précise, la préférée de Hyarion ou pas loin, si je ne m'abuse ? ;)
Pour ce qui est de ma citation préférée, il ne s'agit pas exactement de cette citation-là, même si celle choisie par Léon XIV s'en rapproche effectivement, comme je l'ai laissé entendre, du reste, dans mon précédent message, consacré à l'encyclique en question (si je puis me permettre de m'auto-citer, pour aller plus vite, car il commence déjà à être tard) :
[...] Pourquoi devrait-on choisir entre Babel/Babylone et Jérusalem ? Et pourquoi l'œuvre de Tolkien devrait-elle servir à promouvoir ce choix qui n'en est pas forcément un ? Personnellement, devoir choisir entre orgueil prométhéen et soumission théologique ne m'intéresse pas. Gandalf lui-même ne choisit pas entre Babel et Jérusalem, disant simplement : « Fais ce qui est en ton pouvoir, ici et maintenant, pour ceux qui viendront après. » Ce qui revient donc aussi à « savoir quoi faire du temps imparti » (imparti... peu importe par qui ou par quoi), autre réflexion bien connue attribuée à Gandalf. Cela peut aussi bien servir à une critique catholique de la technique qu'à une éthique laïque de la responsabilité ou à un courage tragique sans espérance métaphysique.
Et pour être tout-à-fait précis, mon cher Jérôme, voilà donc la citation exacte ayant ma préférence :
All we have to decide is what to do with the time that is given us.
(Tout ce qu'il nous appartient de décider, c'est quoi faire du temps qui nous est imparti.)
J. R. R. Tolkien, The Lord of the Rings, I, 2 (“The Shadow of the Past”).
Amicalement, :-)
B.
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