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Films
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| riers extrêmement confortables. Le hobbit possède un merveilleux jar- din, des pantoufles, une pipe et une cheminée où brûle un bon feu. Le hobbit symbolise le Britannique acquis à la vie simple et conforta- ble. Tolkien, très britannique, fumant la pipe et recevant ses amis le soir au coin du feu, se reconnaît un peu dans ces hobbits qu'il décrit avec beaucoup de tendresse. Comme nous venons de le voir, il retrouvait souvent de bons amis le soir au coin du feu. Ce spécialiste de l'ancien anglo-saxon et de nos vieilles mythologies ne poussait pas les discussions sur la pêche au sau- mon ou sur le dernier modèle de voiture, il passait son temps à recréer et à revivre le mythe. Soir après soir, son imagination menait ses interlocuteurs sur les merveil- leux chemins de pays inconnus, d'histoires fantastiques et mythi- ques. Et c'est là où nous touchons au génie de Tolkien. Alors que l'on considère habituellement un récit mythologique comme un fait figé, sans aucun rapport avec l'époque moderne, comme un document lit- téraire et ethnographique donnant lieu, au mieux, à de savantes études de spécialistes, Tolkien a le génie de sentir que le mythe reste vivant et peut faire partie de notre univers contemporain. Au siècle dernier les folkloristes enregistrèrent une littérature orale qui plongeait ses racines dans nos plus vieilles traditions. De nom- breux érudits suivirent les traces de Charles Perrault ou des frères Grimm. Mais la littérature orale était moribonde et les histoires de fées ou d'elfes ne survécurent alors qu'entre les pages d'un livre. Nos ancêtres vivaient le mythe chaque soir au cours des veillées. Nous avons rompu la tradition et som- mes devenus muets et trop respec- tueux devant les pages imprimées, |
![]() Le film "Le Seigneur des Anneaux" est une adaptation condensée mais assez fidèle de l'oeuvre de Tolkien. Sur ces deux photos tirées du film, nous voyons les deux hobbits qui se sont chargés de l'anneau au cours de leur vie. Ces deux vues sont prises lors du grand conseil dans la maison d'Elrond à Rivendell (Fondcombe). Bilbon (photo n°1) est le héros de la première aventure décrite par Tolkien et traduite en français sous le titre "Bilbo le Hobbit". C'est au cours de cette aventure qu'il prit à Gollum le fameux anneau qui attira la convoitise de Sauron. Sur la photo suivante (2), nous voyons son neveu Frodon qui sera chargé de la terrible mission (photos Artistes Associés).
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devant l'héritage de nos ancêtres.
Tolkien a retrouvé cet esprit des veillées et c'est là où tout a com- mencé. Le mythe de Beowulf, propre aux Anglo-Saxons, est très beau mais Tolkien en avait vite fait le tour. Il eut l'idée de broder à partir des structures habituelles des mytholo- gies de l'Europe du Nord. Il allait alors montrer que les mythes pou- |
vaient s'animer, qu'à partir de structures éternelles on pouvait créer de nouveaux cycles. Il y avait le cycle des Nibelungen, le cycle des Romans de la Table Ronde, Tolkien allait créer le cycle du "Sei- gneur des Anneaux". Tout allait commencer assez sim- plement. Tolkien invente une his- toire pour ses amis et tout naturel- |
lement c'est un hobbit qui en est le héros. Bilbo (ou Bilbon suivant cer- taines traductions françaises) va suivre des nains pour prendre un trésor à un dragon. Le rapport avec le mythe traditionnel est ici trans- parent; nous retrouvons par exem- ple Sigurd/Sigfrid qui tue Fafnir, le dragon gardien de l'or dans le cycle des Nibelungen. Tolkien va rédiger cette première histoire et en faire un |
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