JRRVF. Le Seigneur des Anneaux. Video. Documents


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Nous voilà au début du film, et des trois gros volumes du "Seigneur des Anneaux", nous sommes au pays des Hobbits, à Cul de Sac chez Bilbon. Il fête joyeusement son anniversaire avec tous les habitants des alentours. C'est au cours de ce festin qu'il disparaît pour quitter la Comté pour toujours et aller terminer sa vie dans la maison d'Elrond (Artistes Associées).

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Tolkien va travailler quatorze ans à
son œuvre maîtresse, elle sera
publiée en 1954 et 1955. Ce n'est
qu'en 1972 qu'elle sera traduite en
français et publiée chez Christian
Bourgois.

Le monde de Tolkien
Comme nous venons de le voir, Tolkien a bâti en plein XXe siècle
un monde mythique. Il a repris les
structures traditionnelles qui lient
les êtres entre eux dans les mytholo-
gies et les contes. Il y a des sortes de
divinités que nous découvrons dans
le début du Silmarillion. Il y a des
hommes qui sont mortels. Mais il y a
aussi des êtres élémentaires qui
sont immortels ou capables de vivre
très vieux. Nous avons ainsi les
elfes, êtres immortels apparus peu
après les déités et vivant le plus sou-
vent au milieu de la forêt. La
" Terre du Milieu " est aussi peuplée
de nains qui peuvent vivre très
vieux et habitent au sein des monta-
gnes; ils sont mineurs et orfèvres. Il
y a aussi les gobelins, qui sont
appelés " orques " dans le " Sei-
gneur des Anneaux"; ce sont des
êtres malfaisants, sortes de grands
nains hideux. Et nous trouvons
quelques magiciens qui ne sont pas
immortels mais peuvent vivre plu-
sieurs siècles. Et il existe bien
d'autres catégories d'êtres; c'est
ainsi que nous avons les serviteurs de
Sauron qui sont des sortes de
spectres. Au fond des montagnes
habitent aussi des êtres très anciens
et affreux comme le Balrog. Enfin
existent les Ents qui sont de très
vieux arbres animés de vie et qui
peuvent se déplacer, symboles d'un
temps mythique où la Nature se
trouvait plus proche de l'Homme

Nous retrouvons des êtres familiers dans l'œuvre de Tolkien comme les magiciens, les elfes, les nains, les
conte pour enfant - "The Hob-
bit" - qu'il confie en 1936 à un
petit éditeur anglais. L'œuvre con-
naît alors un succès rapide et inat-
tendu. J.R.R. Tolkien va pouvoir
récidiver et publier le grand cycle
auquel il rêvait.

Cette œuvre sera très construite ; à
partir des mythes qu'il connaissait,
il va élaborer l'Histoire d'un pays
imaginaire - la " Terre du Milieu "
- recréer une mythologie cohé-
  rente. A partir de ses connaissances
linguistiques, il va même inventer
une langue, I'elfique. Toute sa vie,
il précisera les détails de la mytho-
logie de la " Terre du Milieu ". Tou-
tes les notes qu'il rédigera sur ce
" corpus mythologique " seront
publiées en une œuvre posthume
(éditée par les soins de son fils) :
" Le Silmarillion " Ce sont ces
notes qui lui serviront à donner une
cohérence totale au récit complexe
du "Seigneur des Anneaux".
  gobelins. Mais il en est un qui est
sorti de son imagination et qui est
propre à son œuvre, le Hobbit.
Voici ce qu'en dit Jean-Louis Cur-
tis dans la préface de l'édition fran-
çaise du "Seigneur des Anneaux":
"Mais voyons, ce mot de "Hob-
bit " éveille certaines harmoni-
ques... Il commence comme hob-
glotin, et il finit comme rabbit,
lapin. Et justement Monsieur Tol-
kien nous dit que les demeures des
Hobbits sont des trous dans la


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