Re-lectures et Ré-interprétations
L’Histoire d’Aragorn et d’Arwen
©2014-15 Denis Bridoux

Dans un bon nombre de versions du Seigneur des Anneaux publiées dans le monde, y compris dans la version française initiale publiée en trois volumes entre 1972 et 1973, ainsi qu’au Royaume-Uni pendant les années ’70 et ’80, le texte se termine par A Part of the Tale of Aragorn and Arwen (ToA&A), Une partie de l’Histoire d’Aragorn et d’Arwen.

Pour l’immense majorité des gens qui n’ont lu que ces versions, lire cette section du livre est une expérience profondément désolante et déprimante. La plus grande partie de ceux avec qui j’ai eu l’occasion d’en discuter dans le passé admettent que c’est pour eux le plus triste moment de tout le livre. Car, après tout, une fois que Sam est revenu auprès de Rosie à Cul-de-Sac et qu’il lui dit : “ Et bien. Me revoilà,” quel besoin y a-t-il d’ajouter au texte, ne fut-ce qu’en appendice, l’histoire du deuil et du désespoir d’Arwen après qu’Aragorn l’ait quitté, ayant rendu par choix le dernier soupir et que, trépassant, elle se laisse reposer sur Ceri Amroth où gît sa tombe ? Pour nous autres pauvres simples mortels, que pourrait-on en effet envisager de plus affligeant qu’une Elfe abandonnant tout, y compris la vie, et apparemment pour rien du tout au bout du compte alors que, comme on le sait, il sont censés vivre à jamais dans les confins de ce monde comme tous ceux et celles de leur espèce ?

Cela parait encore plus étrange lorsque l’on sait que le livre était initialement censé se conclure par un Épilogue, qui ne fut finalement publié, annoté et commenté par Christopher Tolkien que dans The History of Middle-Earth, Volume IX, Sauron Defeated (pp.114-135). Celui-ci existe en deux versions dans chacune desquelles et de manière légèrement différente : on peut y lire comment Sam y finit de lire le Livre Rouge à Élanor et à ses autres enfants et leur annonce la visite imminente en Arnor d’Aragorn et d’Arwen. Il leur montre la lettre calligraphiée où ils sont tous invités à les rencontrer au Pont sur le Brandevin et à les accompagner ensuite à Annúminas pour une période de temps où Élanor y sera faite demoiselle d’honneur de la Reine. Quelle meilleure manière, pourrait-on penser, que de finir LotR sur ce magnifique Happy Ending ? Cependant, celui-ci ne fut jamais publié du vivant de son auteur, mais remplacé par ToA&A dans un grand nombre d’éditions, comme mentionné plus haut.

Cette édition raccourcie de LotR et amputée de la majorité des Appendices, sauf ToA&A, fut publiée du vivant de son auteur. Il ne fait aucun doute que ToA&A devait être un texte important pour Tolkien et cher à son cœur. Autrement, pourquoi aurait-il décidé que ce soit le seul extrait parmi les Appendices à être sélectionné pour être inclus, surtout lorsque l’on considère l’effet sur les lecteurs de la lecture de ce texte immédiatement après avoir lu le retour de Sam ?

J’avais commencé à lire LotR en français au moment de sa publication initiale, et ToA&A était le seul extrait des Appendices que l’édition française de l’époque avait choisi d’inclure dans Le Retour du Roi. Ce ne serait que plus tard que ma connaissance de l’anglais serait suffisante pour me permettre de lire la version complète des Appendices dans la langue originale. Ainsi, pendant plusieurs années, je ressentis moi-même cette tristesse à ce stade de ma lecture du livre, et je l’escamotais même pour ne pas avoir à ressentir cette émotion qui me paraissait déplacée.

Cette question demeura présente à mon esprit pendant plusieurs années, d’autant plus qu’en 1975, lors d’un séjour au Canada, j’avais eu la permission de lire à Toronto University Library des documents copiés de Marquette University qui incluaient, entre autre ce fameux Épilogue, et que j’étais devenu membre de la Tolkien Society en 1976.

Cependant, ce ressenti s’estompa vers la fin des années ’70. Au lieu d’éviter la lecture de cette section et donc les émotions que cela pourrait induire en moi, je choisis de nouveau de lire ce passage du livre. Or, plutôt que de ressentir de la tristesse, sa lecture commença à induire en moi un profond sens de paix et de résolution, comme si sa signification, qui avait toujours été là, m’était devenue évidente. Mais que c’était-il donc passé entre-temps qui aurait pu occasionner ce retournement ?

En fait, ce qui était advenu, comme certains pourraient s’en douter, c’est que j’avais lu le Silmarillion (publié en septembre 1977). La section qui amena ce retournement à 180 degrés s’y trouve en fin du 1er chapitre du Quenta Silmarillion, intitulé ‘Du début des Jours’. En fin de ce chapitre, on apprend un élément fondamental de la mythologie du Légendaire de Tolkien, qui nous informe que, loin d’être une malédiction, la Mort est en fait un don que fait Ilúvatar aux Hommes (en distinction des Elfes), par lequel :

… Il est dans la nature de ce don de liberté que les enfants des Hommes ne demeurent que peu de temps en vie en ce monde, n’y étant point confinés, et qu’ils en partent bientôt pour une destination que les Elfes ne connaissent point, alors que ces derniers y demeurent jusqu’à la fin des jours. Mais les enfants des Hommes décèdent réellement, et quittent le monde ; c’est pour cela qu’on les nomme les Invités, ou les Étrangers. La Mort est leur destinée, le don d’Ilúvatar, qu’à mesure que s’use le Temps même les Pouvoirs envieront.

En fait, relire LotR à la lumière du Silmarillion avait rendu évident certains faits. Car on apprend dans ToA&A que le nom maternel d’Aragorn était Estel, qui signifie ‘Espoir’[1]. Comme j’avais remarqué, comme beaucoup d’autres avant moi, que cette vertu semble mentionnée un nombre de fois impressionnant dans ToA&A, j’effectuai une recherche statistique pendant ma préparation à la rédaction de cet article. Le mot ‘Espoir’ y apparaît en effet pas moins de 16 fois, c.a.d. tous les 281 mots, ceci dans un texte qui ne contient que 3948 mots ! Cette proportion augmente plus encore à chaque fois qu’on lit ‘Estel’ dans le texte, on saisit son sens d’‘Espoir’, auquel cas, on parvient à une fois tous les 158 mots ! Par contraste, le mot ‘espoir’ apparaît au total 495 fois dans LotR, ce qui, pour un texte de 555 000 mots environ, fait une apparition tous les 1121 mots.

Alors, pourquoi une telle disproportion de références à l’espoir dans ToA&A ? Simplement parce qu’au lieu d’être une histoire de désespoir et de deuil, c’est exactement le contraire, une histoire sur l’espoir. Loin d’avoir l’idée d’abandonner Arwen, Aragorn, dont le nom maternel signifie ‘Hope’, sentant que le moment de quitter le monde par choix est arrivé et que, s’il ne saisit pas le moment, celui-ci lui sera imposé par la contrainte, part en premier pour lui montrer la voie, et il l’invite à le suivre. Lorsque Arwen lui dit que :

“Si c’est en effet, comme le disent les Eldar, le don de l’Unique aux Hommes, il est amer à recevoir.”

Aragorn lui répond :

‘“Il semblerait ainsi,” répondit-il. “Mais ne nous laissons pas vaincre au dernier test, qui autrefois avons renoncé à l’ombre et à l’Anneau. Dans la tristesse devons-nous partir, mais point dans le désespoir. Vois donc ! Nous ne sommes point à tout jamais confinés aux cercles du monde, et par-delà ceux-ci se trouve plus que le souvenir. Farewell ![2]”’

Évidemment, une telle expression était impossible à comprendre avant la publication du Silmarillion. De quoi parlait donc Tolkien ? Que voulait-il dire ? Personne ne le savait. Comme un grand nombre de personnes qui ont lu LotR n’ont pas encore lu le Silmarillion, et il se peut qu’ils ne le lisent d’ailleurs jamais, il est possible qu’ils retiennent de leur lecture de LotR une impression d’une histoire sur la perte et le chagrin, alors que c’est en fait tout sauf cela. Quand bien même on trouve la perte et le chagrin en abondance en ce monde, tant que l’on garde l’espoir en soi, on peut vivre et continuer à vivre.

Le nom maternel d’Aragorn ne fut pas toujours ‘Estel’ (voir note 1). Il avait originellement nommé ‘Amin’, avec la même signification d’Espoir. Pour quelle raison Tolkien remplaça-t-il Amin par Estel ? Nous ne le saurons jamais. Cependant, donner à Estel sa signification latine [stella] d’Étoile’, pourrait nous donner une idée. Après tout, Tolkien affectionnait les jeux de mots linguistiques.

En effet, à chaque fois que les étoiles apparaissent dans le Légendaire, elles sont universellement un signe d’espoir :

Bien haut par-dessus les Ephel Dúath en direction de l’Occident, le ciel nocturne était encore sombre et pale. C’est là que, le guettant parmi les amoncellements de nuages loin au-dessus d’un sommet sombre très élevé dans les montagnes, Sam vit une blanche étoile cligner un moment. Sa beauté lui toucha le cœur alors qu’il levait les yeux depuis cette terre abandonnée, et l’espoir revint en lui. Car, tel un trait clair et froid, une pensée le perça que, finalement, l’Ombre n’était qu’une chose dérisoire et transitoire: à tout jamais hors de sa portée se trouvaient lumière et noble beauté. Son chant dans la Tour avait été du défi plutôt que de l’espoir, car c’est à lui-même qu’il avait pensé à ce moment-là. À présent, pendant un moment, son propre destin, et même celui de son maître, cessèrent de le troubler.

Il est dit, dans le Silmarillion :

Or, lorsque Vingilot fut envoyé pour la première fois voguer de par les mers célestes, il s’éleva inattendu, brillant et scintillant ; et alors que les gens de la Terre du Milieu l’observaient dans le lointain, ils s’émerveillèrent, car ils le perçurent tel un signe, et ils l’appelèrent Gil-Estel, l’Étoile de Haut Espoir.

Si tel est bien le cas, il se peut que Tolkien ait été influencé par la légende de l’Étoile guidant les Mages dans l’Évangile. L’Étoile qui Guide est un important symbole dans de nombreuses cultures. Dans son appellation d’Estel, Aragorn est l’Étoile d’Arwen, celle qui la guide dans son voyage vers cet Ailleurs mentionné plus haut.

“Il parut à ses gens qu’elle était devenue froide et grise comme tombée de nuit sans étoile en hiver.”

Souvenons-nous qu’Aragorn l’appelait Undómiel, ‘Étoile du Soir’. Sa nuit d’hiver tombait vraiment sans étoile au firmament, plus même la sienne.

Elisabeth Kübler-Ross, une psychologue spécialiste du deuil, montra dans son livre On Death and Dying[3], publié en 1969, comment le deuil est un processus au cours duquel nous passons par une série de stades. Ceux-ci peuvent s’appliquer pour n’importe quelle perte, que ce soit un personne, un animal, un objet, un rôle ou fonction, ou même une faculté. Voici les étapes qu’elle identifia :

Déni / Isolation => Colère => Résignation / Abattement => Acceptation

Sauf si on reste coincé dans un stade ou l’autre, ce sont des stades universels[4] par lesquels toute personne vivant une expérience de deuil passera pour s’en sortir.

On peut donc s’attendre à ce qu’il en soit de même pour Arwen après le départ d’Aragorn, et c’est ce que le texte semble suggérer, à la fois textuellement et métaphoriquement.

Passer par ces stades semble avoir pris Arwen environ quatre mois, de l’automne au printemps. La période de l’année est sans aucun doute symbolique. Aragorn la quitte dans l’automne de sa vie, mais avant que l’hiver ne le frappe. Comme il dit à Arwen :

“Enfin, Dame Étoile du Soir, belle entre toutes en ce monde et la plus aimée de toutes, mon monde se fane.

En Sindarin, le ‘Fanement’, ou ‘Firith’, est aussi le nom de la saison de fin d’automne / début d’hiver[5]. On trouve la même racine fir dans l’un des qualificatifs que les Elfes donnent aux hommes, Fírimar, qui signifie les ‘Mortels’.

Arwen commença son processus de deuil en fin d’automne, et elle en subit ses effets tout au long de l’hiver. Il est vraisemblable que son paroxysme advint vers le moment du solstice, mais elle en émergea vraisemblablement avec le retour du printemps. Elle aurait pu choisir de rester à Minas Tirith avec sa famille, mais elle préféra revenir en Lórien, qui est assurément à la fois le meilleur et le pire endroit pour y faire son deuil. C’est le meilleur car les mellyrn gardent leurs feuilles tout l’hiver pour ne les perdre qu’au retour du printemps, et le pire à cause de tous les souvenirs de ce qu’elle y avait vécu avec Aragorn.

En Neuro-Sémantique, qui est la discipline de psychologie que je pratique, nous identifions deux étapes supplémentaires après l’Acceptation. Ce sont l’Appréciation et la Célébration / l’Émerveillement. Bien que non essentielles pour le processus de deuil, ces étapes ajoutent des émotions complémentaires et encore plus positives pour permettre une issue encore meilleure au processus. Après tout, l’Acceptation ne constitue que le dénominateur commun minimum d’une issue positive, mais n’est pas nécessairement sa conclusion optimale.

Ainsi révisée, la chaîne se lit comme suit :

Déni / Isolation => Colère => Résignation / Abattement => Acceptation => Appréciation => Célébration / Émerveillement [6]

J’oserais espérer que, quel que soit ce qu’Arwen ait pu vivre après le départ d’Aragorn, elle soit passée par cette dernière chaîne. Après tout, ‘Destin’ ne rime pas nécessairement avec ‘Chagrin’. Espérons que, tout comme Aragorn l’aurait sans aucun doute désiré pour elle, non seulement elle fut capable d’Accepter son ‘Destin’, mais qu’elle fut en mesure de finalement le percevoir comme le Don d’Ilúvatar aux Hommes. Ainsi, Célébrant Eru pour Sa générosité, elle pourrait sans réserve accueillir ce don et rejoindre Aragorn dans leur voyage vers ce grand ailleurs. Après tout, le dernier mot qu’Aragorn eut pour elle ne fut-il pas : “Bon Voyage” ?

Voici ce qui aurait pu arriver ensuite :

“… Et l’’esprit d’’Arwen abandonna son corps étendu sur les feuilles des mallornes qui recouvraient Cerin Amroth pour y être retrouvé intact par ses gens, et elle parvint aux Demeures de Mandos où les esprits des Hommes pausent pour un bref moment avant d’’entreprendre leur grand voyage. Or, voici qu’’Aragorn était là, et il s’adressa à elle ainsi :
“‘“Tel Beren t’’ai-je attendu, ô Undómiel, car je savais que tu viendrais me rejoindre. Afin de te montrer le chemin, il ’était nécessaire que je parte en premier, mais je n’’aurais su te laisser voyager seule, non plus que j’’aurais été capable d’’entreprendre mon propre voyage sans toi.”'”

“‘“C’’est le destin qui nous a rassemblé,” lui répondit-elle, “et même si je craignais que tu puisses m’’avoir abandonné à jamais, je savais en mon for intérieur qu’’il ne saurait en être ainsi, car nous aurions trop partagé ensemble pour nous séparer à cet ultime moment. Cependant, mon chagrin m’’aveugla pour un temps.”'”

“‘“Il en va ainsi du réel Destin des Hommes, ô Undómiel,” dit Aragorn, “que leurs émotions submergent leurs pensées, obscurcissant leurs esprits et les menant au désespoir. Et cependant, s’’ils savent l’’accepter, ils peuvent percevoir que, caché derrière leur désespoir, l’’espoir les attend, tel un ciel couvert d’’étoiles, un don toujours présent, tout comme Varda l’’avait ordonné, même s’’il paraîtrait pour un temps avoir été occulté par les nuages.””

“”‘C’’est ainsi qu’’il en fut pour moi,” répondit Arwen, “et ce Destin m’’affecta dans toute son ampleur. Car mes émotions me submergèrent jusqu’à ce que je me rappelle enfin de la beauté et de la noblesse de ton corps reposant en paix dans la demeure de tes ancêtres. Car, soudain, je réalisai enfin la signification des derniers mots que tu m’’adressas et je fus capable de percevoir le Don caché derrière celui-ci. C’est alors que les nuages de mon chagrin se dissipèrent et que je fus enfin à même de percevoir à nouveau les étoiles qui m’’invitaient de leurs vœux. Car seul l’’espoir qui brillait dans ton cœur t’’aurait permis de te détacher de ta vie avec une telle grâce, et il ralluma la flamme de l’’espoir dans le mien.”'”

“‘“Tel avait en effet été mon propre espoir’,” dit Aragorn.”

“‘“Et il était assurément bien placé,” répondit Arwen. “Mais, sans ton aide, je n’’aurai su passer ce dernier test. Et c’’est ainsi que j’’abandonnai à mon tour ma propre vie, pleine de confiance et même d’’une joie inespérée, car je savais que je te retrouverais m’’attendant en ces lieux.”'”

“‘‘Et c’’est ensemble qu’’ils se mirent en route pour ce Grand Voyage que tous les Hommes doivent entreprendre tôt ou tard vers ce lieu inconnu où il n’’est point donné aux Eldar de s’’aventurer.’'”

“‘‘Et il est dit que Vairë, qui avait été témoin de la réunion, en fit part au Seigneur Elrond et à la Dame Galadriel, et que tout chagrin qui serait encore demeuré en eux après leur séparation sur la Terre du Milieu les quitta à tout jamais.’'”

Denis Bridoux
(contacter l’auteur : vanyarin(at)outcome.demon.co.uk)
avril 2015.

NOTES

1. Cela n’était pas le cas dans des versions antérieures de ToA&A. Voir HoMe XII, Part I, 1, Ch. 9, (ii)
2. En anglais ‘Farewell’ signifie à la fois ‘Au revoir’ et ‘Bonne route’.
3. Routledge, 1969. En français, Sur le chagrin et sur le deuil Pocket, 2011.
4. Entre Colère et Résignation, on peut occasionnellement rencontrer un stade de Marchandage, mais il n’est nullement universel.
5. Chez les Elfes de la Terre du Milieu et les Hommes qui s’en inspirèrent, il y avait six saisons dans l’année. Celle-ci commençait au début du printemps. Firith est la 5ème saison et coïncide avec la fin de l’automne/ début de l’hiver.
6. Dans certaines culture, comme en Irlande, les funérailles de quelqu’un sont communément suivies par une fête. Au cours de celle-ci, les invités se remémorent le défunt avec Appréciation et même Célèbrent sa mémoire.

2 Comments
Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser les balises et attributs HTML suivants : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Effacez le formulaireSoumettre

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.