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Anthologie

- ÉDITORIAL -


La section « Votre Nouvelle » de JRRVF a connu depuis sa création un succès très important, au point que l’on y trouve aujourd’hui une bonne centaine de textes. Parmi ceux-ci, des nouvelles à peine esquissées côtoient de véritables romans désormais achevés. Aussi peut-il être difficile, pour quelqu’un souhaitant découvrir cette partie du site, de savoir par où commencer au milieu de cet ensemble imposant.

Cette nouvelle page pourra si vous le souhaitez vous servir de guide en vous proposant une sélection de nouvelles achevées nées sur JRRVF, que nous avons particulièrement aimées. Vous pourrez vous aussi laisser votre commentaire pour guider le choix des autres lecteurs. Nous espérons ainsi vous donner un intéressant aperçu de ce qu’il est possible d’obtenir grâce au principe interactif de « Votre Nouvelle ».

Si Tolkien représente bien sûr un lien entre toutes les nouvelles présentées ci-dessous, vous pourrez vous rendre compte de la variété de formes, de styles et d’histoires que peut susciter l’admiration commune des auteurs pour l’illustre professeur d’Oxford.

Pour vous permettre de découvrir (ou redécouvrir) ces textes sous une forme qui se veut tout à la fois pratique et agréable, nous vous proposons ici un certain nombre de livrets au format PDF, afin que vous puissiez les imprimer et les conserver à votre guise. L’anthologie n’en est cependant qu’à ses débuts et sera amenée à grandir au fur et à mesure que d’autres textes seront incorporés et proposés à leur tour en PDF.

En espérant que vous prendrez plaisir à lire ces textes... Et pourquoi pas, peut-être aurez vous aussi envie de vous lancer dans l’écriture de Votre Nouvelle.


Les éditeurs, avril 2004
(contacter les Anthologistes)


MODE D'EMPLOI
Les nouvelles de l’anthologie sont classées par auteur afin de pouvoir retrouver plus facilement tous les textes écrits par une même personne.

Les documents PDF ci-dessous sont destinés à être imprimés en recto-verso sur des feuilles au format A4 (commencer l'impression par les pages impaires).

Vous pourrez constater que sous l’appellation de « nouvelle » sont regroupés des textes très différents, certains ne faisant guère plus de 4 ou 5 pages, d’autres dépassant les 200 ! Des informations sur la taille des documents à télécharger se trouvent dans la rubrique " Livret PDF ". Pour ouvrir ces livrets, vous aurez besoin d’un logiciel tel Acrobat Reader (téléchargable gratuitement sur le site officiel d'Acrobat).

Nous vous proposons également de partager vos impressions sur les différentes nouvelles avec les autres internautes, au moyen de la rubrique « L’avis des lecteurs ».


LES NOUVELLES
  • Didier Willis (à propos de l'auteur)
    Les Dits de la Saigne
    Mis en ligne le 31 décembre 2004
    Livret PDF (20 pages) : Télécharger
      En savoir plus...
Mot de l’auteur :
La Saigne m'est venue très vite. Très fort. D'une manière presque effrayante tant l'inspiration était vive... Et elle a pris place, rivière qui baigne tous les univers et au bord de laquelle la « réalité » n'est qu'un vain mot. C'est la quête féerique d'un triton amoureux, mais c'est peut-être aussi un peu la vôtre, pour un bout de chemin.

Notre avis :
(Laurent) Venez donc suivre Dongann le Bouffon et Triton l’amphibien amoureux fou de sa belle fée-libellule à travers leurs aventures et pérégrinations cocasses, touchantes ou terribles le long de la Saigne. Si cette dernière s’assèche peu à peu et que la faërie perd sans cesse davantage de sa place dans le quotidien des hommes, elle n’est pas encore tout à fait morte ! Did… pardon, Dongann ;-), signe ici une nouvelle au style savoureux, et même souvent carrément jubilatoire, à la fois drôle et poétique, où entre clins d’œils facétieux et sourires en coins… drakonnesques ;-), vous découvrirez une vision de la faërie pour le moins originale mais non dénuée d’attraits, loin de là ! Et des phrases qui ont laissé de longues minutes rêveur le voyageur épris des mystères des terres faëriques que je suis… N’hésitez pas, écoutez les Dits de la Saigne : une vraie petite merveille vous dis-je !

(Stéphanie) Entre noues fangeuses et vallées verdoyantes serpente la Saigne... Combien aisé est-il de s'y perdre, combien facile est la mort ! Pour y voyager sans crainte, il faudrait être encore plus fou que Dongann le Fol, car même lui qui erre entre les rouches enfaytées ne le fait pas sans son bâton gravé d'ogham, ni sans peur au ventre... Mais il sait le dire, usurpant le droit d'auteur de Didier, et alors, quelle joie de le suivre, protégés, croyons-nous, par le support papier ou écran sur lequel se placent les caractères... Croyons nous... Car la Saigne s'immisce où elle le peut, et alors...

(Sylvie) Quel plaisir que ces Dits-là ! Truculents, poétiques, surprenants et en même temps étrangement familiers, ils puisent aux sources celtiques suffisamment de magie pour nous entraîner, entre marais bourbeux et cité aux mille tours, du ruisseau enchanteur aux égouts puants, dans la quête d'un amour impossible entre un triton vulgaire et une libellule féerique... Et, comme dans les contes, qui sait ce qu'il adviendra de nos aquatiques amants et de leur Guide en Faërie...
Avec un style et une puissance d'évocation qui font immanquablement penser à Bourgeon et ses "Compagnons du Crépuscule", Didier nous offre quelques pages de faërie à savourer absolument.

L’avis des lecteurs :
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  • Guillaume Dhalluin (à propos de l'auteur)
    Le Vaisseau Noir
    Mis en ligne le 31 décembre 2004
    Livret PDF (25 pages) : Télécharger
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Notre avis :
(Stéphanie) A qui pourrait croire que Tolkien et toutes ces histoires, c'est rien que des menteries inventées par un mariole qui préfère les faux feux de cheminée à la cuisine française, il serait judicieux de leur montrer ces pages... Parce que c'est faux (... enfin, pas que le mariole en question préfère les faux feux aux plats bien de chez nous, mais que ses histoires sont des fadaises). Parce qu'il suffit parfois de se trouver en pleine mer et de lever le nez pour ce rendre compte que la folie humaine a des racines bien plus profondes, plus anciennes que ce que la fanfaronnade de cette même humanité veut bien s'avouer. Parce que ce que nos lois de gravités ne peuvent concevoir existe quand même, et que l'on ferait mieux, parfois, de réfléchir aux drôles d'histoires d'un vieux fou mangeur de grenouilles avant que leur réalité nous rattrape. Parce qu'avoir l'éternité pour y réfléchir, ce n'est peut-être pas un sort enviable, tout compte fait. Et puis parce que Guillaume écrit bien, et même si on n'a pas envie de réfléchir, et bien il n'y a pas de raison de bouder son plaisir.

(Sylvie) Gurth est un étrange personnage... L’élan de la jeunesse, l’érudition du lettré, la maturité d’un ancien...
Ajoutez à cela une enviable maîtrise de la langue, une solide imagination, un sens confirmé du suspense...
Résultat, vous n’êtes pas prêts de quitter ce Vaisseau Noir !

L’avis des lecteurs :
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  • François Augereau (à propos de l'auteur)
    Conte pour Noël
    Mis en ligne le 31 décembre 2004
    Livret PDF (13 pages) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Une manière un peu maladroite — et qui devrait rester sans suite — de s’emparer du Légendaire pour s’amuser avec les contes de Noël.
L’idée de départ était surtout ludique: piocher dans des tas de références devenues familières à beaucoup de lecteurs de Tolkien (quelques formulations telle que “et ils n’en parlèrent plus…”, ou bien l’histoire des Istari… etc... il y en a d’autres, à vous de chercher); ensuite, ajouter plusieurs clins d’œil (comme l’anachronisme du pistolet à bouchon dans Bilbo); Enfin et surtout, jouer à imaginer ce que deviendrait Tom Bombadil…
Bref, rien de bien sérieux, ni de la grande littérature. Juste une envie de vous distraire, …j’espère… Alors, pardonnez le style, ce n’était pas mon objectif principal.
PS: pour celles et ceux qui n’auraient pas lu les CLI et l’essai sur les Istari, il faudrait commencer par là :-)

Notre avis :
(Stéphanie) Si veillées et contes d'hivers ne se font plus au coin du feu, rien ne nous empêche de nous prêter au jeu instauré ici, avec ce conte de Noël tout à fait inédit... où l'on apprend ce que devinrent Radagast, Alatar et Palando, et ce que devint aussi le vieux Tom Bombadil. En avant toute, et montez dans la locomotivavapeur ! Vous ne serez pas déçu du voyage :)

(Sylvie) J’avais gardé un souvenir attendri de ce conte, aussi ai-je eu envie de le remettre en lumière — lumière des Fêtes ! — et de vous donner l’occasion d’en profiter à nouveau.
Relisez-le, ou découvrez-le, et vous verrez que la magie de Noël n’est pas très éloignée de celle du monde de Tolkien...

L’avis des lecteurs :
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  • Necsipaal (à propos de l'auteur)
    Les trois Vieux
    Mis en ligne le 31 décembre 2004
    Livret PDF (17 pages) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Dans sa volonté première de donner une mythologie moderne à la Grande Bretagne, Tolkien a été un des précurseurs du genre que nous appelons fantasy, tentative de renouveau mythique dans notre monde contemporain, scientifique et prosaïque, où les anciens mythes eux-mêmes ont perdu leur valeur sacrée et signifiante.
Car c'est à une véritable explosion de l'imaginaire à laquelle les pays "régnants" ont pu assister au sein de leur population, que ce soit à travers l'engouement pour les jeux de rôle, les mangas, les comics, les jeux vidéos ; que ce soit aussi avec l'exploitation de la fantasy et de la science fiction au niveau littéraire, cinématographique et pictural, comme une réponse de masse face à l'absurde soulevé par le début du siècle dernier.
Et si la guerre fut l'élément qui incita Tolkien à plonger son écriture dans l'imaginaire, n'est-ce pas aussi le traumatisme de celle-ci qui poussa le monde dans l'exploitation d'une autre réalité et vers un certain dédoublement de la personnalité sociale... Peut-être que cet engouement retombera d'ici quelques décennies... Pourtant l'humanité a toujours évolué à travers les paradigmes de mythes fondateurs, et la société contemporaine cherche sans doute inconsciemment à créer les siens.

"Les trois vieux" fait partie d'un cycle de six contes se déroulant dans un monde pseudo-imaginaire, dans le sens qu'il ne se veut pas en rupture avec le monde réel, mais plutôt son reflet dans quelque miroir imaginé par l'auteur. Ce monde ne saurait se cristalliser dans le carcan d'une culture ou d'une époque donnée, c'est pourquoi il se doit d'être légèrement différent, hors du temps et de l'espace, même si les histoires qui s'y déroulent sont celles d'hommes lambdas avec leur lot de souffrance, de trahison, de mesquinerie, de lâcheté, de mensonge, d'agression, de violence et toutes ces "faiblesses" si résolument anti-héroïques, qui font pourtant en mon sens toute la beauté et le devenir de l'humanité, et qui font basculer ces hommes anonymes et forcément absurdes dans le scelus nefas, dans le tragique, l'inhumain et le condamnable par la société dans laquelle ils évoluent.
Ce premier cycle de nouvelles (ou de contes), dont ce récit est le centre chronologique, se déroule à Epsilon, la ville mythique, opulente et sophistiquée, dont le fantastique et le merveilleux sont devenus l'essence de la culture. Ces chroniques d'Epsilon se veulent donc une réflexion sur le devenir de nos sociétés si elles basculaient totalement dans la fascination pour le merveilleux, pour la télé réalité créatrice de héros contractuels, en parallèle avec leurs avancées technologiques. "Les trois vieux" quant à eux, sont les pionniers désabusés de cette ville quasi-fantastique, qui se nourrit de ses propres songes. Ils sont les dernières lueurs d'une pensée critique, qui les empêche de se résigner. Pourtant, malgré le combat idéologique et réactionnaire de ces vieux savants fous et lucides qui tentent de tromper la mort, le passé et les souvenirs de leurs histoires personnelles sont toujours tapis dans quelques avens de leur mémoire et, guettant comme les ombres de la grande faucheuse, ils entendent bien reprendre leurs droits.

Notre avis :
(Stéphanie) Prière de vous accrocher ; ça n'a l'air de rien, au début, rien de compliqué, pas de noms étranges, juste Pierre Paul et Jean... Sauf que tout le reste l'est, et il suffit d'une silhouette tassée contre un rocher, d'une fille jouant dans la mer, pour que ce monde nous attire à soi, nous autres étrangers qui ne venons là qu'attirés par... quoi, au juste ? Trois vieux discutant sur un banc, dans un crépuscule inconnu ? Où est-ce ? Quand ? Le sauront-nous ? Quels sont ces points d'accroche abordés l'air de rien, qui donne consistance, sans nous offrir de réponse ? ... sans doute faudra-t-il attendre le bon vouloir de l'auteur pour faire une deuxième balade dans ce monde-ci, ou, pourquoi pas, dans une réalité autre encore...

(Sylvie) J’ai un faible pour les écrits de Necs... Ils sont à son image : amers, caustiques, apparemment sombres et pessimistes, volontairement provocants...
Mais si vous creusez un peu, vous trouvez une tendresse soigneusement celée, une sensibilité écorchée, une poésie troublante...
Lisez, vous verrez !

L’avis des lecteurs :
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  • Sylvie Butet (alias Sylvae) (à propos de l'auteur)
Le Rude Hiver de Gormadoc Brandebouc
Mis en ligne le 31 décembre 2004
Livret PDF (319 pages, 6.7 Mo) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Cette histoire se veut un hommage à J.R.R. Tolkien. Hommage, non pas plagiat : si j’ai emprunté certains des personnages qui apparaissent dans les généalogies du Seigneur des Anneaux, si j’ai utilisé des bribes de l’Histoire de la Terre du Milieu, c’est pour faire l’éloge, à ma modeste manière, de la richesse du Monde imaginé par cet écrivain hors du commun.
Ce fut un grand plaisir que de chercher à insérer mon récit dans la trame tissée par Tolkien, en utilisant le maximum d’éléments mais avec le désir de n’en modifier aucun fil.

Notre avis :
(Stéphanie) Il n'y a plus de saisons... Ce n'est pas un hiver normal qui s'annonce, les rivières gèlent, et des choses étranges traversent la Comté... Oui, rien ne va plus. Certains disent avoir vu des loups traverser le fleuve, d'autres craignent les gobelins...
Terrés dans leurs smials, les Hobbits en sont réduits à se serrer la ceinture, la famine guette. Mais il y a pire encore : le Thain est mort ! Le Thain est mort, et dans des circonstances étranges. Gormadoc Brandebouc, le proscrit, devra survivre à bien pire que la faim avant de découvrir la clé du mystère. DES mystères, devrais-je dire, car celui-ci n'en est qu'un parmi ceux qu'il trouvera entre deux congères. Le froid, s'il engourdit les membres et les esprits, fait surgir bien des énigmes, bien des complications, et des choses que l'on préfèrerait ne pas voir s'éveiller...
Un plaid douillet, un chocolat chaud, du pain d'épice, voilà de quoi affronter paisiblement Le Rude Hiver de Gormadoc Brandebouc... Que vous croyez ! Sylvie ne vous laissera pas de répit, et prenez garde à bien poser votre tasse avant de lire ses lignes : un sursaut est si vite arrivé !

L’avis des lecteurs :
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Nativité
Mis en ligne le 16 avril 2004
Livret PDF (5 pages, 3 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Je m'étais replongée dans la lecture attentive de plusieurs fuseaux traitant du destin et de la providence et, à mesure que je m'imprégnais des analyses très fouillées de certains éminents membres de ce forum, m'est venue l'idée de cette nouvelle.
Un œil attentif y retrouvera plusieurs emprunts, bribes de phrases ou concepts théologiques, puisés sans vergogne dans l'œuvre de Tolkien, ainsi que dans le travail très abouti de notre ami Sosryko et de quelques autres. C'est volontaire. Une façon pour moi de rendre hommage à cet auteur qui a tant enrichi ma perception de la vie, et à ceux de ce forum qui m'aident à mieux en comprendre la profondeur.
J'ai écrit cette nouvelle très rapidement, tant m'apparaissait évidente - si une Volonté est vraiment à l'œuvre en Terre du Milieu - la place d'une scène telle que je l'ai imaginée.
Et si ces quelques pages m'ont été inspirées la veille de Noël, ce n'est peut-être pas un hasard !

Notre avis :
(Laurent) Une jolie histoire à la fois touchante et philosophique. Que dire sans lever une trop grande part du mystère si ce n'est que cette nouvelle comblera sans aucun doute à la fois les Tolkiendili, les amateurs de contes de Noël, et qu'elle propose également une intéressante réflexion sur les thèmes du destin et de la liberté. En plus, c'est très joliment écrit ce qui ne gâche rien ! ;-)
Sylvie aime dépeindre des scènes de vie des Hobbits et ça se voit ! Après votre lecture, vous serez sans doute tentés de replonger tête la première dans votre exemplaire du Seigneur des Anneaux ainsi que dans les profondeurs du Forum de JRRVF pour retrouver les nombreuses références dont Sylvie s'est malicieusement amusée à parsemer son texte. De joyeux moments en perspective ! ;-)
Autant de bonnes raisons en tout cas pour vous de vous jeter sur cette petite nouvelle originale et agréable.

(Stéphanie) Sylvie nous donne ici une vision de la Mère et de la Maternité qui ne peut laisser insensible, à la fois dans la tendresse de sa plume que dans la justesse de l'inquiétude de… chut, je laisse la surprise ;o). Et éclairer ainsi une écaille dans la vie de toute mère ne donne que plus de relief à l'un des personnages de Tolkien. A mots couverts, à mots voilés, sans forcer ni le regard, ni l'interprétation, Sylvie dispose une petite étoile dans la grande épopée du Seigneur des Anneaux, pour notre plus grande émotion.

L’avis des lecteurs :
(Lambertine) Une jeune femme enceinte... Une jeune femme hantée par ce qui pourrait être le destin de l'enfant qu'elle porte...
"Nativité" n'est pas ce qu'on peut appeler un conte de Noël. Mais c'est une histoire qui parle merveilleusement de l'amour maternel. Et Sylvie a un talent particulier pour parler de maternité.
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  • Alcyoné (à propos de l'auteur)
    Fabuleux
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (5 pages, 3 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Un passage de frontière.

Notre avis :
(Laurent) A notre époque, un jeune journaliste interroge un homme dont la maison à la particularité de se situer exactement sur la frontière franco-espagnole. A priori, nous voilà bien loin de Tolkien ou de la Fantasy. Pourtant, en écoutant parler le vieux Monsieur Etxegaray (tel un conteur surgi de l’ancien temps), on réalise bien vite que les frontières les plus intéressantes ne sont pas toujours celles que l’on croit. En nous faisant suivre le jeune homme de son histoire, Alcyoné nous permet d’entr'apercevoir l’entrée d’un royaume merveilleux, ou peut-être devrais-je dire Fabuleux ! Elle nous donne ainsi envie de continuer à le visiter, tout comme on se plaît à revenir encore et encore sur les terres de Faërie.

(Stéphanie) Le thème est semblable à celui de « Et tant de choses encore » de Vayrenoth, mais traité différemment – et tout aussi agréable. Car ici, l'histoire est vue du regard des hommes, et rien ne nous est montré du royaume invisible. A quoi ressemblent les Laminak ? A vous de chercher… A vous d'entrer dans la grotte, de changer votre regard et de repartir sans un bruit.

(Sylvie) Très agréable nouvelle, concise et écrite dans un style aisé, qui permettra de toucher du doigt que les rationalistes peuvent voir leurs certitudes ébranlées quand ils rencontrent un bon conteur, quand ils acceptent de ... s'en laisser conter. Laissez-vous aller, vous aussi, à découvrir ce que cette nouvelle a de fabuleux.

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  • Jean Chausse (à propos de l'auteur)
    Le Mélode
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (6 pages, 3 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
      En savoir plus...
Mot de l’auteur :
Le premier lecteur externe (hors du cercle familial et des amis proches de Tolkien) à avoir lu Le Seigneur des Anneaux lui avait trouvé des origines celtiques. Ceci avait d’ailleurs surpris Tolkien lui même qui voyait plus ses sources du côté des mythes scandinaves. J’ai au envie de réconcilier le premier lecteur du SdA et son auteur en intégrant un récit d’inspiration purement celtique dans le monde la Terre du Milieu.

Notre avis :
(Laurent) Vous croyez bien connaître la vie d’Idril Celebrindal, fille de Turgon de Gondolin ? Pourtant, vous ignorez certainement l’histoire de Romanos, dit le Mélode, l’un des plus grands chanteurs que le monde ait porté, et qui fut éperdument amoureux de la future femme de Tuor. En marge de la grande Histoire, celle du Silmarillion, Jean brode avec beaucoup de talent et nous fait ainsi découvrir un personnage attachant dans une nouvelle où la musique tient une place essentielle. En plus d’utiliser de façon intéressante le cadre tolkiennien qu’il maîtrise assurément fort bien, Jean nous propose avec ce texte une histoire qui ne sera pas sans vous rappeler certaines légendes des peuples de la mer.

(Stéphanie) Rares sont les histoires d'amour que je parviens à lire d'un bout à l'autre… mais avec le Mélode, j'ai retrouvé quelques échos de l'imaginaire irlandais qui ont fait mon bonheur, et le son des vagues se brisant en ressac contre les cordes de la harpe du Mélode glisse une douce mélancolie dans une histoire s'ouvrant sur une mer cachée à nos yeux mortels.

(Sylvie) Jean ancre sa nouvelle dans les remparts de Gondolin et sur les rives de la Grande Mer Occidentale, avant de nous embarquer pour un voyage sans retour vers les Terres Bénies. Un amour impossible, un talent que même les Elfes admirent, font que le Mélode ne trouvera la paix que dans l'abandon et le départ. Mais les bras du renoncement peuvent être doux à l'âme en peine !

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Pecossor
Mis en ligne le 31 décembre 2004
Livret PDF (8 pages) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Des évènements des jours anciens et des exploits et souffrances des Grand Elfes, il ne nous reste que peu de souvenirs. Seul nous est parvenu le fameux « livre rouge » dont les principaux récits ont été collectés par les semi-hommes à Rivendell auprès de maître Elrond qui leur avait raconté l’histoire de sa lignée. Mais des aventures et des labeurs des Féanoriens restés sans descendance, nous ne savons que peu de choses. Tout au plus nous est-il dit qu’ils « accomplirent des exploits insurpassables ». Ce récit vise à combler cette lacune et à nous conter justement l’un de ces exploits.

Notre avis :
(Stéphanie) On ne connaît que trop peu les exploits des Elfes... Ceux des grands princes ont effacé ceux des cœurs fidèles, les malédictions ont fait oublier les délivrances... Et pourtant, qui pourra dire que Pecossor ne fut pas, lui, un héros digne de chants ? Jean répare l'oubli qui menace la mémoire des Elfes, et rend hommage (enfin, pourrait-on dire) à ces Elfes de sang moindre qui firent autant, sinon mieux, que ceux de sang princier.

(Sylvie) Un récit bref, dense, mais au charme indéniable. Ah ! Si seulement Jean avait eu envie de développer plus longuement les exploits de Pecossor ! Je me serais laissée porter par l’histoire, j’aurais profité des aventures trop vite évoquées...
Les bonnes choses devraient durer plus longtemps...

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  • Cécile Cristofari (alias Ylla) (à propos de l'auteur)
    Crépuscule
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (29 pages, 15 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Et si tous les Eldar n'avaient pas accepté de quitter la Terre du Milieu à la fin du Troisième Âge ?

Notre avis :
(Laurent) C'est une histoire pour le moins originale que nous propose là Cécile avec une quête de l'Anneau bien différente de celle que l'on croyait pourtant connaître. A côté de plusieurs illustres personnages tolkienniens, on découvre ainsi à travers un texte joliment écrit l'histoire de la mystérieuse Elfe Anorien et ses objectifs non moins étranges. Entre questionnements philosophiques sur le destin, la vie, la mort, le bien et le mal, on se retrouve bien vite entraînés dans une nouvelle intéressante et qui se lit très vite. Nous aurait-on caché certains éléments importants dans le Seigneur des Anneaux ;-) ?

(Stéphanie) Quand l'auteur est en symbiose avec son personnage, il est difficile pour le lecteur de ne pas rentrer dans la danse à son tour, et d'éprouver, en même temps que le héros, les mêmes impressions. Mais ce que j'ai le plus apprécié dans cette nouvelle, c'est la mise en abîme, la poésie de ses mots ricochant sur mes pensées et la figure mystérieuse de la jeune fille au pinceau… L'image finale est tellement claire dans ma tête que, si j'en avais le talent, je pourrais la dessiner de mémoire sur une pièce de soie…

(Sylvie) L'univers du Seigneur des Anneaux se prête bien à l'introduction d'un nouveau personnage dans la grande Quête de l'Anneau. Vous ne savez rien du tragique destin d'Anorien ? Sans doute parce que les Elfes l'ont tu. A vous de découvrir ce que leur silence cachait.
Lisez cette nouvelle mélancolique et sensible, dont Cécile entremêle le fil à la toile de Tolkien.

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  • Michèle Huwart, alias Lambertine (à propos de l'auteur)
    Le Capitaine de Gondor
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (91 pages, 46 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
      En savoir plus...
Mot de l’auteur :
Et si...
Et si le Seigneur des Anneaux était vraiment la traduction du Livre Rouge ...
Et si dans notre monde vivaient les descendants des personnages de Tolkien ...
Et si l'un d'eux, confronté à une guerre réelle, sale, ambiguë, se retrouvait face à lui-même, face à la mort, face à la tentation ...
Henri de Gondor, plongé dans l'Algérie de la fin des années 50, va devoir agir et choisir. Au vu de sa conscience, et du passé de sa famille, lourd d'Histoire et de Légendes.

Notre avis :
(Laurent) Il est fréquent pour les auteurs souhaitant rendre hommage à Tolkien de situer leurs histoires dans le cadre de la Terre du Milieu. C'est une toute autre voie que suit Michèle au travers de cette nouvelle dont l'action se déroule dans l'Algérie déchirée par la violence de la fin des années 1950. Si l'on peut être surpris tout d'abord - où est le rapport avec Tolkien ? se dit-on au début - on comprend très vite la raison de la présence de cette nouvelle sur JRRVF : Michèle nous livre ici - et de quelle manière ! - une histoire magnifique et bouleversante qui parvient à merveille à resituer dans notre monde contemporain les grands enjeux philosophiques et moraux du Seigneur des Anneaux. Ici, pas de Hobbits ni d'Elfes, mais l'histoire d'un homme en un temps difficile qui cherche avant tout à vivre en accord avec ses valeurs… et force est de constater que l'esprit de Tolkien est admirablement bien rendu d'un bout à l'autre de ce Capitaine. Qui a dit que l'œuvre du Professeur se résumait à de la Fantasy ?

(Stéphanie) Michèle aussi tisse avec adresse différentes époques (un conseil donc : lisez les titres des chapitres avant de vous jeter sur le texte… ça peut éviter des malentendus, si je puis dire), et son admiration pour les personnages solitaires et terriblement humains dans leurs doutes transparaît sans peine. Voilà un Capitaine qu'aurait pu écrire sans peine Tolkien, et Michèle n'a rien à lui envier dans la profondeur des sentiments et des personnages. Et, avantage non négligeable, elle nous fait entrer, mine de rien, dans quelques pages - pas très reluisantes - de l'histoire de France.

(Sylvie) A la lecture des premières lignes, on se demande en effet où est le lien avec Tolkien. Puis on se laisse prendre par cette histoire, si humaine dans les doutes et les faiblesses, si universelle dans la lutte entre le devoir et la conscience, si liée aux valeurs qui font la richesse de l'œuvre de Tolkien.
Ces vertus de courage, de probité, d'abnégation, de fidélité... qui rendent les personnages du Seigneur des Anneaux si attachants, pourraient-ils encore avoir cours à notre époque ? C'est une question que tous les lecteurs se posent un jour ou l'autre. Michèle nous offre une réponse - SA réponse, à un moment donné, dans une circonstance précise.
Elle nous la confie dans un style vivant, avec beaucoup de sensibilité et de réalisme. Nul doute qu'elle connaît bien la question et en profite pour nous faire découvrir ou redécouvrir une page difficile et controversée de notre histoire récente.

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L'Arbre de la Dame
Mis en ligne le 16 avril 2004
Livret PDF (208 pages, 104 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
La Terre du Milieu, quelques années avant la Guerre de l'Anneau, n'était pas peuplée que de Rois et de puissants. Y vivaient aussi des gens normaux, marchands, paysans, petits seigneurs locaux. C'est l'un d'entre eux qui nous raconte l'histoire d'un long périple à travers les différents Royaumes, les différentes cultures.
Moments heureux, moments tragiques, l'histoire du passage de l'enfance à l'âge adulte de Thilsarn, fils de Thilran, au fil des rencontres et des amitiés fraternelles. La vie telle qu'elle aurait pu être en Terre du Milieu.

Notre avis :
(Laurent) Une nouvelle (enfin si l'on peut encore parler de « nouvelle » ici ;-)) à découvrir absolument ! Venez plonger dans les souvenirs de Thilsarn, jeune garçon du Gondor à la fin du Troisième Âge du monde. A travers des lieux qui paraîtront souvent familiers aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, Michèle nous fait partager avec beaucoup de maîtrise et surtout d'émotion à la fois la grande aventure et les scènes simples de la vie de tous les jours (quelle merveille que sa description de Bree !). Avec l'arbre de la Dame, on entre pleinement dans la vie d'un jeune homme qui découvre le monde à une époque où la terrible Guerre de l'Anneau se prépare. Mais c'est aussi une formidable histoire d'amitié qui ne pourra vous laisser indifférent. On souffre, on rie, on pleure avec des personnages tous très bien dépeints et avec une grande richesse psychologique ; on s'attache immédiatement à certains, on en déteste d'autres (vous verrez bien ! ;-p)… et on rencontre même quelques uns des héros de l'œuvre de Tolkien ;-).

(Stéphanie) Une guerre ne saurait être qu'un moment dans la vie d'un être. Horrible, sans doute, terrifiant aussi, mais toujours inscrite dans une succession de faits - parfois tous aussi terribles -, quand bien même elle serait la Guerre de l'Anneau. Et Michèle nous fait découvrir la vie d'un personnage ordinaire de la Terre du Milieu, simple paysan au départ… et qui n'aspirera finalement qu'à le rester, après bien des déboires et des aventures. Les personnages, clins d'oeil ou non, sont toujours attachants - enfin, presque toujours -, et même ceux qui semblent les plus inaccessibles révèlent toute leur richesse. Une très bonne nouvelle, de très bons (et terribles) moments à passer, entre rires et larmes, avec Thilsarn fils de Thilran… Bon voyage !

(Sylvie) Vous désirez vous replonger dans le Troisième Age ? Partir à la découverte du Gondor et voyager avec des héros qui deviendront vos amis ? Passer un hiver à Bree ?
Michèle sait si bien vous attacher à ses personnages, vous rendre authentique la vie des petites gens de la Terre du Milieu ! C'est un immense plaisir que de se laisser guider par elle dans ce voyage initiatique qui vous mènera, en un aller et retour riche en rebondissements, joies et souffrances, des riches prairies de l'Ithilien au Champ de Cormallen, en passant par la verte Comté.
Style attachant, récit mené de main de maître, c'est une création à part entière que cette nouvelle-là ! Avec en plus le plaisir de savoir, quand s'ouvre la première page, que le voyage ne se terminera pas de si tôt !

L’avis des lecteurs :
(Fangorn) L’histoire a l’avantage de commencer par la fin ;-) On est donc rassuré d’emblée : le héros ne va pas mourir... ;-) Mais d’abord, pourquoi l’enjeu principal d’une histoire devrait-il être la survie du personnage central ? Il existe une multitude de forces qui peuvent porter un récit : c’est ce que Lambertine traduit de façon riche et fluide.
J’ai lu d’une traite les 90 chapitres racontant la découverte progressive de la Terre du Milieu par un adolescent. C’est un chemin de traverse, qui évite les redites tolkieniennes. En effet, le grand danger de cette entreprise serait de reprendre le ton de Tolkien où se mêlent l’innocence des Hobbits et l’enjeu écrasant du passé légendaire. Or le personnage de Lambertine n’est ni insouciant ni tenu de sauver le monde. Il rencontre les problèmes d’un adolescent qui essaie de trouver sa place en se frottant à divers milieux au cours des situations. A mon avis, ce sont ces diverses ambiances entre les personnes que Lambertine exprime le mieux.
Me voici au moment délicat : le lecteur a envie de commenter plus avant, mais sans trop en dévoiler à ceux qui le suivront. Disons que Lambertine sait remarquablement restituer l’atmosphère affairées des villes, la vie rude des ruraux, les fêtes locales (la foire de Bree est un bijou !), l’inquiétude des marchands, etc.
On croise bon nombre des personnages du Seigneur des Anneaux qui seront appelés à tenir leur rôle dans quelques années. C’est un savant dosage, qui met en lumière les pans moins connus des lieux connus de la Terre du Milieu. Une description vivante d’un quotidien légendaire :-)
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  • Stéphanie Loubechine, alias Laegalad (à propos de l'auteur)
    Extraits du Livre des Missions de la Guilde des Brise-Ténèbres : Sterenn et Owain
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (31 pages, 16 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
... ou l'histoire vue d'un œil externe. Tous les textes regroupés sous l'appellation Extraits du Livre des Missions de la Guilde des Brise-Ténèbres se déroulent dans un de mes mondes imaginaires, existant depuis... euh, longtemps, aux frontières et contours mouvants et que je désespère de finir par fixer définitivement. La Guilde des Brise-Ténèbres, qui demeure le seul lien restant avec l'univers de Tolkien (du nom d'un des Istari Bleu, Morinehtar, "Darkness-Slayer"), me permet, par ses membres, de me déplacer à loisir dans ce monde qui n'a pas fini de me (et de vous) révéler des surprises... Je dois avouer m'y perdre moi-même parfois ;o).

Notre avis :
(Laurent) Où l'on fait connaissance avec deux membres de la mystérieuse guilde des Brise-Ténèbres. A travers cette nouvelle, on est d'emblée transporté dans un monde dont la profondeur et la richesse nous sont dévoilées progressivement, et dont on sent qu'il nous reste encore beaucoup à découvrir. Un monde peuplé de gens simples et attachants, d'autres mystérieux, certains même très cruels... Il est frappant de constater à quel point tout ceci donne l'impression de vivre, d'exister réellement. L'environnement des héros a une vraie consistance et ce n'est pas sans rappeler la manière de procéder de Tolkien. Le style fait ici de phrases majoritairement courtes - avec toujours néanmoins la recherche d'une certaine poésie - est également bien adapté, et parvient à faire partager au lecteur à la fois les quelques joies simples des personnages et surtout le sentiment de tension, d'urgence et même de tragique qui s'instaure au cours de l'histoire. Le seul défaut de cette dernière est en fait d'être trop courte. On n'en attend qu'avec d'autant plus d'impatience les prochaines aventures de ces deux héros ;-).

(Sylvie) Avec Stéphanie, pas de longs paragraphes d'exposition. A vous de vous couler dans son monde, d'en comprendre l'histoire, d'en découvrir les personnages. A vous d'imaginer ce qu'elle n'explique pas. A vous de vibrer aux dangers qu'elle vous fait pressentir.
Et il ne vous restera plus qu'à patienter jusqu'à ce qu'elle nous offre un nouveau chapitre du Livre des Missions de cette mystérieuse Guilde.

L’avis des lecteurs :
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Le Tertre de la Dame
Mis en ligne le 16 avril 2004
Livret PDF (7 pages, 4 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Entreprise de rangement. Mensuel. Du moins au mieux. Immense fatras de papiers dans un tiroir. Bouts de rimes, essais de traductions, alignements de phrases, voire même chapitres entiers. Et peut-être... Oui ! La voilà ! Je compulse fébrilement les mots griffonnés au verso d'une version latine datant de deux ans... Pas d'erreur, c'est elle. Cette nouvelle que je cherche depuis des semaines. La poster sur JRRVF ou pas ? En vaut-elle la peine ? Ai-je réussi à faire passer cette impression ineffable que je cherche toujours du bout de ma mine ? Celle que Tolkien a trouvée ? Et que je retrouve en moi dans certains rêves ? Car cette histoire est partie d'un rêve. Comme beaucoup d'autres. Je l'ai un peu épurée. Un peu étoffée. Adopté un ton neutre, de façon à ce que n'importe quel lecteur puisse, s'il le souhaite, s'approprier les pensées de " je ". Recherché quelques références, de ces éclats de mondes qui ont fait irruption dans mes rêves ou sous mon crayon. J'ai longtemps hésité. Et finalement, je l'ai postée. En espérant que tu puisses, lecteur, rejoindre grâce à elle les Frontières, où le chant devient naissance...

Notre avis :
(Laurent) J'aime plus que tout les histoires qui parviennent à plonger le lecteur dans une profonde rêverie qui se prolonge bien au delà du simple temps de la lecture, lui faisant ressentir à la fois une étrange mélancolie et un agréable sentiment de bien-être. Le Seigneur des Anneaux m'avait fait découvrir ces sensations et je suis heureux de les retrouver - bien que trop rarement à mon goût - à travers d'autres textes, mêmes très différents de ceux de Tolkien. Le Tertre de la Dame est de ceux là ! En quelques pages, et à partir de notre monde bien réel où l'on regarde couler le Rhône puissant et majestueux, Stéphanie nous entraîne avec elle dans un voyage vers une Eire où l'on peut encore rencontrer les Etres-Fées des vieilles légendes celtiques, et peut-être même une mystérieuse Dame du Crépuscule. Voyage imaginaire certes, et agrémenté de quelques merveilles de poésie empruntées à une poignée d'auteurs, mais lorsque vient le temps du retour, on en vient à se dire que la beauté du voyage est parvenue sans peine à " prendre de court la logique sans pitié " de notre monde parfois tenté par trop de rationnel ;-).

(Sylvie) Rêve, poésie, imagination. Enchantement d'une prose maîtrisée, envoûtement des mots qui coulent comme coulent les fleuves : ils vous emmènent loin, très loin, où vous ne pensiez pas aller.
Stéphanie sait manier les mots. Au service de notre plaisir.

L’avis des lecteurs :
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Bolbi le Hobbit
Mis en ligne le 16 avril 2004
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Mot de l’auteur :
Ce fut tout simple. Je n'ai que très rarement écrit aussi vite une nouvelle sur le coup des 23h45. Mais l'histoire était tellement évidente dans ma tête que je me suis dit que, si c'était un rêve, autant en garder une trace. Au réveil elle était toujours là. Et je vous la livre telle quelle.

Notre avis :
(Laurent) Le nom du héros vous semble étrangement familier (mais n'en parlez pas surtout pas à Bolbi ;-)) ? Les premières lignes vous rappellent fortement le début d'un livre très connu ? C'est normal ! Jouant avec les références à Tolkien qu'elle agrémente d'un humour bienvenu, Stéphanie nous propose ici un bel hommage à la douce Comté dépeinte par le professeur. On y retrouve des Hobbits n'aimant rien mieux que de vivre leur vie de Hobbits le plus simplement possible. Seulement l'inattendu surgit parfois au détour d'un chemin…

(Sylvie) Courte et savoureuse, cette délicieuse nouvelle, pleine de d'un humour charmant qui fait tant penser à Tolkien, vous enchantera. Mais attention, crévinom, ne mélangez pas les Bilbo et les Bolbi !
Et si, à la brune, notre héros fait des rencontres... étonnantes, vous risquez d'en mesurer plus que lui la valeur. Enfin la réponse à une question qui a fait couler beaucoup d'encre !

L’avis des lecteurs :
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  • Meneldur (à propos de l'auteur)
    Convoitise
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (33 pages, 17 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
En relisant le SdA pour la nième fois (n tendant vers l'infini), je trouvais qu'il y avait pas mal de « trous » qui permettaient presque, en fait, de créer une histoire totalement différente et pourtant cohérente avec le reste du SdA qui, rappelons-le, est basé sur les récits de la famille Sacquet, et qui ne saurait donc tout couvrir objectivement. Voilà, en bref, d'où m'est venue l'histoire de Morglin... même si je trouve le style un peu puéril en me relisant quelques temps après, je préfère la laisser telle quelle, chez moi la création étant vraiment affaire d'impulsion.

Notre avis :
(Laurent) Intéressante nouvelle que celle de Meneldur où l'on découvre que la version du Livre Rouge qui a servi de base au Seigneur des Anneaux de Tolkien… n'aurait pas tout à fait relaté fidèlement tous les évènements de l'histoire de la quête de l'Anneau ! Le personnage de Morglin est une idée assez originale qui illustre bien les dangereux pouvoirs de la convoitise sur l'esprit humain (ou elfique ! ;-)).

(Stéphanie) Si le style de Meneldur a mûri depuis cette nouvelle, nous sommes quand même en présence d'une intrigue bien trouvée et originale... Oui, le principe n'est pas bête, et après tout... Pourquoi n'y aurait-il pas une part de vérité dans tout cela ?

(Sylvie) Meneldur introduit son héros dans la grande Quête de l'Anneau. Vous croiserez des personnages connus, vous voyagerez dans des contrées déjà familières. Mais cette histoire-là, Tolkien n'en avait pas eu connaissance !
Meneldur l'élève se glisse sur les pas du Professeur, en nous contant le destin de Morglin, l'Elfe au Noir Regard.

L’avis des lecteurs :
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  • Jean-Rodolphe Turlin, alias Isengar (à propos de l'auteur)
    Le Serment d'Isengar
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (89 pages, 45 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Hildifons Touque, que tout le monde appelait Hilfie, a disparu depuis plusieurs années. Son jeune et hardi cadet, Isengar, bien décidé à comprendre les mystérieuses raisons de sa disparition, a juré de retrouver sa trace.
Mais les motivations d'Hilfie prennent leur source dans une douleur sans nom et sans espoir de guérison… Isengar aura fort à faire et long à parcourir pour aller au bout de son serment.
Et pour le lecteur, l'occasion est belle de visiter la Comté du Vieux Touque et de s'en aller explorer les terres enchantées du pays des Elfes.

Notre avis :
(Laurent) La richesse du monde secondaire imaginé par Tolkien offre aux nombreux admirateurs du Professeur d'Oxford des possibilités quasi infinies pour situer leurs propres aventures dans différents lieux et en différentes époques. Mais pour tentant que soit l'exercice, il n'en est pas moins délicat et extrêmement risqué : comment parvenir en effet à recréer l'esprit si particulier des écrits de Tolkien ? Pas facile du tout… Pourtant, Jean-Rodolphe s'en sort admirablement bien avec ce Serment d'Isengar et signe par là même un superbe hommage à l'œuvre du Professeur. On reconnaît dans son écriture le travail d'un connaisseur passionné de l'univers tolkiennien, notamment des Hobbits (courez vite si ce n'est encore fait lire aussi ses Promenades à travers la Comté !) et son style n'a rien à envier à celui de bon nombre de professionnels de la littérature. Si vous aimez la Comté et les belles histoires, suivez sans hésiter Isengar à la recherche de son frère disparu, vous ne le regretterez pas !

(Stéphanie) Reprenant avec bonheur un thème cher à Tolkien - le voyage vers la mer - et sa technique pas toujours évidente des entretissages, Jean-Rodolphe vous promène d'une plume juste et touchante dans les sentiments de ses personnages, aussi bien qu'il le fait le long des routes. Et c'est une autre vision que l'on a après des Annexes du Seigneur des Anneaux : les Calendriers et les arbres généalogiques deviennent d'un coup moins rébarbatifs :o)

(Sylvie) Vous pénétrerez dans la Comté, en compagnie de Jean-Rodolphe, comme on parcourt une région réputée : on y reconnaît des paysages familiers, on y croise des têtes connues (à moins que ce ne soient leurs frères ...), on s'y sent chez soi.
Mais on peut aussi y découvrir d'autres lieux, d'autres gens, pour peu que la chance vous sourie. Vous repartez alors avec le sentiment d'avoir enrichi notre vision de cette belle Comté, de mieux l'apprécier, d'avoir eu la chance de rencontrer des Hobbits attachants ... et vous aurez l'impression d'être encore plus intimes l'univers de Tolkien.
Jean-Rodolphe vous offre cette chance d'aller vivre quelques temps dans la Comté. De lecture admirablement aisée mais précise, cette nouvelle vous fera regretter que ce coin de la Terre du Milieu et ses habitants ne soient pas plus accessibles.
Alors peut-être aurez-vous envie d'écrire vous-même votre chemin d'accès ...

L’avis des lecteurs : (Fangorn) J’ai lu avec plaisir les belles Promenades dans la Comté et, en commençant le serment d’Isengar, j’espérais retrouver cette impression de parcourir les plus petits chemins de la région. Je n’ai franchement pas été déçu ! :-)
Isengar sait donner corps à des lieux dont on ne connaît parfois qu’un vague nom. Il a le sens de la terre : la Comté vibre sous les pieds du lecteur. Mon imagination avait quelquefois eu du mal à se représenter la Comté dans toute sa variété, et surtout dans toute son étendue. J’ai désormais une grande dette à l’égard d’Isengar, car il m’a fait ressentir ce que Bilbo disait de sa terre (c’est l’une des plus belles phrases du Légendaire, à mes yeux) « (...) et le jour vint enfin où ils se trouvèrent en vue du pays où Bilbo était né et où il avait grandi, où les formes de la terre et des arbres lui étaient aussi connues que ses propres membres » (Bilbo le Hobbit, chap. 19).
La Comté s’incarne dans ces lignes. Isengar lui donne de l’épaisseur, du relief, des marques.
Mais son récit n’est pas une redite de ses Promenades. L’intrigue suit alternativement les histoires de deux Hobbits, séparées de quelques années — le second, Isengar – tiens ?! ;-) –, étant à la recherche du premier.
L’amour est au cœur de la Comté de Tolkien mais il préfère y être discret. Isengar, lui, a choisi d’en faire le moteur de son histoire, ce qui influence le regard de ses Hobbits. Les allées et venues, temporelles aussi bien que géographiques, tiennent en haleine.
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Runaway Girl (La Fugueuse)
Mis en ligne le 16 avril 2004
Livret PDF (49 pages, 25 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
L'été 1968 tremble d'une bande-son extraordinaire. Janis Joplin, Beatles, Cream, Rolling Stones, Doors, Jimi Hendrix, Canned Heat, Joe Cocker… Hollywood et San Francisco attirent des hordes d'adolescents fugueurs avides de sensations et de nouveautés : les "runaways".
Ayant fui le domicile familial de Bloomington dans l'Indiana, la jeune Virginia Sheppard nage contre le courant et donne du fil à retordre à Toni Batista, détective privé spécialisé dans la recherche des enfants fugueurs…

Notre avis :
(Laurent) On savait Jean-Rodolphe fin connaisseur de la Comté et des Hobbits. Eh bien avec cette nouvelle, le voilà qui nous entraîne… dans l'Amérique de la fin des années 1960 ! Avec son talent habituel et au rythme de nombreux tubes musicaux de l'époque, Jean-Rodolphe nous fait suivre l'enquête passionnante et inattendue d'un détective un peu paumé à la recherche d'une jeune fugueuse aux aspirations bien différentes de celles de la plupart des jeunes Américains de son âge…

(Stéphanie) … ou comment lier détective privé, blues, rock, société américaine baba, milieu londonien branché… et Tolkien ! Et au passage nous donner envie de faire une cure de musique. Si la trace de Jean-Rodolphe est reconnaissable dans la mélancolie de l'écriture, il s'adonne ici à un autre genre qui lui réussit tout à fait : le roman noir. Seule la fin est rageante : on aurait espéré avoir enfin la réponse à la question que tout Tolkiendil finit par se poser un jour ou l'autre… mais cette réponse nous fait le coup du lapin.

(Sylvie) Lequel d'entre nous n'a pas rêvé un jour d'avoir la chance de rencontrer JRR Tolkien ? Depuis la première parution de l'édition anglaise en 1954, puis aux Etats-Unis en 1965, nombreux ont été les fans prêts à aller jusqu'au bout de leur désir, quitte à trouver autre chose ...
Et si vous n'aviez pas quinze ans dans les années 70, ce sera un bon moyen de découvrir les "tubes" musicaux de l'époque !
Jean-Rodolphe restitue cette époque de mutation, secouée par l'œuvre d'un obscur professeur d'Oxford, avec précision et réalisme comme s'il y avait vécu ! Quel âge a-t-il donc, ce sacré Isengar ?

L’avis des lecteurs :
(Martine) C'est une belle plongée lumineuse dans un univers habituellement sombre et fumeux qu'il nous propose là J.R. ! En même temps il nous réinvente le genre « noir » en le mixant de voyage initiatique .... entre Spillane (Mickey) et Djian (Philippe) .... on navigue heureusement entre blues et standards 70's ... que du bonheur !!!

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  • Vayrenoth (à propos de l'auteur)
    … Et tant de choses encore
    Mis en ligne le 16 avril 2004
    Livret PDF (6 pages, 3 feuilles A4 recto-verso) : Télécharger
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Mot de l’auteur :
Une « invitation au voyage ».

Notre avis :
(Laurent) Une chose est sure : Vayrenoth sait parfaitement ce que c'est que de voyager à travers les terres de Faërie ; et nous donne même furieusement envie de (re)partir à sa suite en quête des merveilles cachées des nombreux contes et légendes du monde ! Car il y en a des choses à voir et à découvrir… même si ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir le faire ;-). Cette nouvelle est un vrai petit bijou qui comblera et enchantera tous les amoureux de voyages imaginaires en tous genres.

(Stéphanie) Cette nouvelle m'a beaucoup touchée : l'errance dans les brumes mouvantes des contrées elfiques n'est pas pour me déplaire, mais la nouvelle de Vayrenoth m'a donnée une véritable jubilation… Si l'on parle d'Elfes, ce ne sont pas les mêmes que ceux que l'on attend ; si l'on parle de Frontières, elles ne sont pas là où on le croit. Rien de tel que la lecture d'un tel morceau pour repartir rêveur et regarder d'un autre œil le monde qui nous entoure…

(Sylvie) Ah, où se niche la fibre poétique, parfois ! A coup sûr dans cette courte nouvelle, qui vous donnera sans doute beaucoup de plaisir.
Puissent nos commentaires vous inciter, comme l'est le héros de ce conte, à passer au dessus de vos certitudes et faire un pas pour découvrir l'Inconnu.

L’avis des lecteurs :
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